. Walking Dead – tome 8 de R. Kirkman et C. Adlard | Fant'asie
Kameyoko 14/10/2010 4

Walking Dead - tome 8 : une vie de souffrance

Walking Dead – tome 8 : une vie de souffrance

Du Robert Kirkman a sommet de sa forme

Le Walking Dead tome 7 était clairement un peu transitoire entre deux tomes énormes. On y voyait le petit groupe, mené par Rick, se préparer à l’inévitable affrontement avec la communauté de Woodbury. C’est dans ce 8ème volume qu’on les verra débarquer et pas avec des intentions amicales.

Les heureux évènements du tome 7 vont trouver leur contraire dans cet opus-ci.

Autant le dire de suite, c’est peut-être le sommet de la série. Ce tome est tout simplement génial et inoubliable. Une tuerie comme on en fait peu!

Walking Dead – tome 8 : une vie de souffrance est édité par Delcourt et est disponible à la vente depuis mai 2009

Résumé de Walking Dead 8 chez Delcourt

Le Gouverneur est de retour! Suite aux mutilations commises par Michonne et après s’être fait soigné, il est plus que jamais décidé à trouver où vivent Rick et les autres.
Les habitants de la communauté de Woodbury sont mis à contribution pour trouver cet endroit. Après plusieurs semaines de recherches, la prison est enfin découverte.

Le Gouverneur peut donc lancer son assaut. Épaulé par un tank, plusieurs voitures et hommes, les hommes de Woodbury se retrouvent face à la prison.

Après avoir éliminé les zombies rodant dans les alentours, ils décident de passer à l’offensive.

Mais ils se font surprendre par les tirs de sniper d’Andrea qui arrivent à toucher certains des assaillants. Face à cette résistance imprévue, les hommes du Gouverneur se retrouvent vite désorganisés, et battent en retrait.

Ce repli est le bienvenu, puisqu’il va permettre aux défenseurs de se soigner. Parmi les blessés, il y a Rick qui s’est pris une balle dans l’estomac.

Pendant ce temps-là, Michonne et Tyreese sont bien décidés à poursuivre leurs adversaires pour en éliminer beaucoup dès maintenant. Ils arrivent à retrouver leurs traces mais se font capturer.

Rick, Andrea, Glenn, et les autres savent pertinemment que le Gouverneur va revenir et qu’ils doivent s’y préparer. Et effectivement, le mutilé revient plus décidé que jamais à les massacrer.

Waouh, la claque!

Lors de la critique du volume 7 j’annonçais que c’est un tome transitoire entre deux tomes importants, ce n’était pas pour rien. Ce tome 8 est une tuerie absolue et d’une importance capitale. Il marque la fin d’une période pour Rick et son groupe.

C’est dans ce volume que le Gouverneur, encore plus fou depuis les mutilations de Michonne, va s’en prendre à la prison et à ses habitants. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Robert Kirkman est un magicien, en 8 tomes, jamais je n’ai eu l’impression qu’il s’essoufflait ou qu’il se perdait en chemin. Son récit est toujours palpitant, fluide, profond et vraiment axé sur le développement des personnages. Ce 8ème opus clot la partie « prison » de cette histoire et de quelle manière!

La couverture met dans l’ambiance. On y voit un Tyreese mal en point, avec un jeu d’ombre et de couleur qui mettent en exergue la précarité de sa situation ainsi qu’un coté funeste.

Sans spoiler, ça sera l’hécatombe. Des morts il y en aura, et pas que du coté des zombies.

On avait plus ou moins pris l’habitude d’un scénariste qui n’hésite à faire mourir des personnages, souvent assez secondaires. Là, l’auteur n’hésite pas à s’en prendre à des personnages qu’on pensait intouchables.

Robert Kirkman annonce très tôt la couleur avec la mort d’un personnage que j’adorais et que je pensais voir un paquet de temps encore. En plus sa mort est frappante. La mise en scène est excellente, la scène poignante et dérangeante.

Ainsi le lecteur est happé dès les premières pages, et il sera continuellement en alerte. Chaque personnage pouvant mourir la page suivante. Jamais l’intensité dramatique n’a été aussi présente.

La narration est vraiment très rythmée, addictive. Les scènes fortes, dramatiques s’enchainent sans temps morts, certaines étant réellement déchirantes. Je pense notamment à un passage très dur, émouvant et touchant, qui en devien presque dérangeant. Ceux qui ont lu ce tome sauront de quoi je veux parler. On atteint un des sommets de la série.

On ne peut que rester admiratif du travail de Kirkman. L’action monte crescendo, mais c’est surtout l’angoisse qui ne fait que croitre face à l’horreur des scènes et surtout cette sensation d’incertitude qui plane sur les personnages. On sent que n’importe qui peut y passer, même Rick.

De plus, le travail sur les personnages est exceptionnel. C’est dans cette situation horrible que l’on se rend compte à quel point on s’est vite attaché à ces personnages. Certaines morts m’ont réellement émues. Il met parfaitement en pratique son crédo de dire que le danger c’est l’homme plus que les zombies.

Ce tome 8 est un modèle du genre! Il conclue avec brio une partie de Walking Dead. Même si on s’attendait à voir cet affrontement, contrairement à d’autres titres, le résultat dépasse les attentes.

C’est tout simplement génial. J’ai littéralement dévoré ce tome, je ne l’ai pas lâché. Même si c’est une véritable hécatombe, j’ai pris une vraie claque aussi bien visuelle que narrative. Je ne m’attendais pas à ça, à tant d’intensité, d’émotions.

Walking Dead est vraiment un modèle de construction scénaristique. C’est fluide, parfois gore, crédible, jamais gratuit, avec un vrai développement de personnages tout en sachant que nul n’est assuré de survivre.

J’ai pris un panard énorme à lire ce tome comme rarement.

En plus, le tout est servi par un Charlie Adlard en forme. Son trait, ses ombres, ses contrastes jouent beaucoup sur la tension présente tout au long du volume. Certaines planches sont superbes et chargées d’émotions. Il s’améliore de tome en tome.

Pour conclure ce Walking Dead – tome 8 est une tuerie absolue. Même si les zombies sont laissés un peu de coté, jamais cette série n’aura été si palpitante, sombre et chargée d’émotion. C’est le sommet de la série, avec des rebondissements qui se succèdent à une vitesse folle.

Mais surtout, c’est la puissance narrative et émotionnelle qu’il faut souligner. La mort rôde sur toutes les pages et peut frapper tous les personnages.

Il y a beaucoup de scènes dures, émouvantes et qui marqueront le lecteur.

Avec un sujet assez casse-gueule (les zombies) Robert Kirkman s’en sort admirablement, pour nous sortir une des séries les plus addictives que j’ai lues.

J’adore, je kiffe, je surkiffe. Ça envoie du lourd, ça poutre sa maman, ça roxe du poney et ça défrise du bichon!

Petit conseil : n’appelez pas les centres de dépendances à la drogue pour vous désintoxiquer. Je les appelés, et Walking Dead n’est pas considéré comme une drogue, même s’il provoque des états seconds et une dépendance forte chez les sujets le consommant.

4 commentaires »

  1. Memores 17/10/2010 at 14:53 -

    Un super tome. Je m’attendais vraiment pas à ce qui allait se passer. Je parle notamment du sort de certain personnages.

  2. Kameyoko 18/10/2010 at 11:22 -

    @Memores : C’est vrai que le déroulement de ce tome est plus que surprenant. Pour les personnages inattendus, ça montre à quel point leur situation est précaire. On ressent bien cette tension au point que je me demande si Rick survivra jusqu’à la fin.

  3. Michelle Trass 28/04/2020 at 04:21 -

    J’ai adoré ce tome. Les scénarios sont très bien pensés et me laissent quelquefois sans voix. Grand merci à l’auteur. Michelle de https://www.pharmacie-de-garde.io/

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