. Walking Dead – tome 18 de Robert Kirkman et Charlie Adlard | Fant'asie
Kameyoko 13/12/2013 0
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  • Graphisme

Walking Sead - tome 18 : Lucille

Walking Dead – tome 18 : Lucille de Robert Kirkman et Charlie Adlard

La révolte contre Negan

Walking Dead est sûrement le comic de ce début de millénaire. Difficile de passer à coté du phénomène. Pourtant, certains lecteurs montraient moins d’enthousiasme sur les derniers tomes. Mais depuis le fameux Walking Dead #100 (et même un peu avant), qu’on retrouve dans le tome 17, la série semble être repartie sur des bases qui ont fait ce succès.

Ce 18ème volume devra donc confirmer cette impression. Mais est-ce le cas ?
Walking Dead – tome 18 : Lucille de Robert Kirkman et Charlie Adlard est édité par Delcourt et est disponible à la vente depuis le 04 septembre 2013.

Résumé de Walking Dead 18 chez Delcourt

Résumé de l’éditeur :

La mort de Glenn a été un grand traumatisme pour tous. À sa suite, Rick, qui n’est plus le chef de la communauté, semble accepter sa soumission à Negan, un choix également assumé par Michonne. Rick ne bronche pas quand le tueur revient l’humilier une nouvelle fois. Mais qu’en est-il de Carl ? Celui-ci a échappé à la surveillance de son père, demeure caché et armé d’un fusil…

Du Walking Dead et du bon !

Depuis le volume 17 et le fameux et traumatisant épisode #100, Walking Dead semble être reparti de plus belle. Une des raisons réside en l’apparition du méchant Negan, qui n’est pas sans rappeler le Gouverneur, mais en plus tordu encore. Et depuis son arrivée, Walking Dead repart sur des bases qui devraient plaire au plus grand nombre.

Car reconnaissons-le, même si je suis toujours un fervent admirateur de cette oeuvre de zombies, ce comic a accusé quelques petits creux. Mais vu les événements forts du 6ème et 8ème tome, il était difficile de maintenir un tel niveau d’excellence. Mon sentiment est qu’il se pourrait bien que cet arc se hisse à ce niveau ou du moins s’en approche.

Ce 18ème tome de Walking Dead donne l’occasion au scénariste de développer ce nouveau méchant et ses sbires, tout en creusant la nouvelle position de Rick, Carl et les autres.

 

Au niveau de Negan, et de sa fidèle batte cloutée : Lucille (qui donne son nom au titre de cet opus), Robert Kirkman nous dévoile comment il gère sa communauté, son fonctionnement, avec notamment son harem et sa façon toute particulière de punir ceux qui touchent à ses femmes. Au travers de dialogues percutants, aussi incisifs que cruels parfois, Negan en ressort grandit, et se voit positionner  comme un vrai bon méchant charismatique, travaillé mais toujours aussi détestable.

Ses interactions avec Carl nous plongent dans l’angoisse et l’effroi. En utilisant Carl comme point d’ancrage pour approfondir Negan, Kirkman nous prouve qu’il est un grand scénariste et qu’il est de retour et très en forme.

Surtout que par la même occasion, Carl devient de plus complexe et intriguant. Malgré son côté enfantin, il fait peur. Peur parce qu’il a perdu son innocence et agit de plus en plus froidement, comme l’enfant qui grandit trop vite dans ce monde de survie. On voit l’évolution de ce personnage qui devient de plus en plus sombre, mais qu’on parvient à pardonner et comprendre, compte-tenu de tout ce qu’il a vécu. On voit bien qu’il sera central ensuite, que son évolution promet beaucoup, tout en ne sachant pas trop comment il va tourner.

Il est aussi intéressant de voir comment Rick passe d’un statut de sauveur pro-actif, à celui de victime passif, rongeant son frein (même si ce n’est que temporaire). Et ce changement là est assez nouveau. Même à l’époque du Gouverneur, jamais il nous avait paru si dominé.

 

Au niveau du scénario, il mise moins sur l’action, pour se recentrer sur les dialogues. Mais comme ces derniers sont très bons, on ne s’ennuie pas. Surtout que Robert Kirkman est passé maître en la matière sur la gestion du rythme et des rebondissements. Malgré une similarité de situation avec l’époque Gouverneur, il parvient à ajouter des rebondissements nouveaux, toujours aussi bien sentis et diablement prometteurs. Je pense notamment à la tout fin avec l’arrivée d’Ezechiel et son charadesign réussi. D’ailleurs, tout ça laisse présager d’un tome 19 de haute volée.

Vraiment il y a un souffle nouveau dans ce tome, que se soit dans la caractérisation des nouveaux personnages, ou des plus anciens ou même encore dans les rebondissements promettant beaucoup pour la suite.

Graphiquement, j’ai eu l’impression de presque retrouver le Charlie Adlard originel. Car même si ça me fait mal de l’admettre, il faut reconnaitre qu’on avait un petit Charlie Adlard il y a de ça quelques tomes. Même si son style particulier, sans travail préparatoire, fait un peu à l’instinct est sujet aux variations de qualité, on sentait le dessinateur britannique moins impliqué et motivé. Cela se ressentait par un dessin parfois inégal, avec un niveau de finition fluctuant.
Là, on sent plus d’application dans le trait, dans le découpage et la mise en scène. On n’est pas encore tout à fait au niveau du Adlard des grands jours, mais on s’en rapproche. Car quand Adlard est à son top, ça donne un style particulier, indissociable de Walking Dead.

 

Pour conclure, ce Walking Dead  – tome 18 : Lucille renoue avec ce qui avait fait le succès planétaire de ce comic. On retrouve le duo Robert KirkmanCharlie Adlard presque au sommet de sa forme. En ressort ainsi un nouvel opus de qualité, palpitant, intelligent et prometteur. Ce Negan et sa communauté, l’attitude de Carl et Rick, l’apparition de Ezechiel annonce du lourd pour la suite.

Walking Dead est redevenu complètement addictif. C’est le nouveau souffle attendu, qui va donner un bon coup de fouet à la série, et la faire revenir dans le cœur des fans comme une des meilleurs séries comic !! Walking Dead n’est pas prêt de s’essouffler et c’est tant mieux.

 

Et vous qu’avez-vous pensé de ce tome et de ce Negan ? Pensez-vous qu’on retrouve le Walking Dead de la grande époque ?

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