. Walking Dead – tome 12 : un monde parfait | Fant'asie
Kameyoko 17/05/2011 1

Walking Dead - tome 12 : Un monde parfait de r. Kirkman et C. Adlard

Walking Dead – tome 12 de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Rick a-t-il trouvé un havre de paix?

Est-ce encore nécessaire de présenter Walking Dead ? Tout le monde connait ce comic qui est probablement l’un des meilleurs de ces dernières années.

Après un onzième tome encore une fois excellent, où Kirkman nous montrait que les humains restaient la plus grosse menace, le scénariste nous prouve une fois encore tout son talent dans cet opus.

Intitulé Un Monde Parfait, ce 12ème volet de Walking Dead (déjà!) va confronter notre groupe de survivants à une situation nouvelle : rejoindre une communauté installée, qui semble parfaite. Mais leurs précédentes mésaventures les rendent plus méfiants. Est-ce un endroit paisible où ils pourront reconstruire?

Walking Dead – tome 12 de Robert Kirkman et Charlie Adlard est édité par Delcourt et disponible à la vente depuis septembre 2010.

Résumé de Walking Dead 12 chez Delcourt

Alors qu’il cherche des vivres pour le groupe, Carl et Rick en profite pour discuter. Le jeune garçon avoue à son père que c’est lui qui a tué Ben et qu’il en éprouve des remords. Mais pour lui, il devait le faire pour survivre.
Rick le réconforte et ensemble ils partent retrouver le reste du groupe.

Le groupe est maintenant très proche de Washington. Rick demande à Eugène d’essayer d’utiliser l’émetteur radio, ce que le scientifique refuse de faire. Après, une brève empoignade, l’émetteur tombe et laisse apparaitre un emplacement pour les piles vides! Depuis le départ Eugène n’est pas ce qu’il prétend être. Il n’est qu’un simple professeur de physique.

Cette révélation énerve Abraham au plus au point, car il lui avait fait confiance. Des hommes étaient morts en voulant croire en lui. Abraham est même très proche de commettre l’irréparable.

Plus tard, un homme va se présenter à eux, après les avoir observé. Il prétend se nommer Aaron et être un recruteur pour une communauté vivant en relative sécurité non loin de là. Il leur propose de les rejoindre.

Compte-tenu de tout leur vécu et de ce qu’il s’est passé à Woodbury avec le Gouverneur, tous ne semblent pas croire en cette possibilité et se montre méfiant. Et pourtant, ils vont bien trouver cette communauté paisible. Mais est-ce seulement d’apparence?

Peut-on reprendre une vie normale après l’enfer?

A titre personnel, Walking Dead ne cesse de m’enchanter et de me ravir. A chaque nouveau tome, c’est une nouvelle claque. Robert Kirkman arrive avec son talent à relancer sa série, avec des rebondissements absolument tous géniaux.

C’est encore le cas avec ce douzième opus, où le scénariste nous propose encore un nouveau retournement de situation bien senti. Et ce qui est génial ici, c’est que cet évènement est sensé être une super nouvelle.

En effet, dans ce tome 12 intitulé : un monde parfait, le groupe mené par Rick va rejoindre une communauté qui a réussi à se protéger et fonder une ville paisible où les habitants sont gentils et où l’on peut oublier la menace zombie.

Et là, contrairement à Woodbury, il ne semble pas se passer de choses bizarres ou du moins non apparentes. Tout a l’air presque comme avant, un quartier résidentiel heureux.

Même si depuis le départ, on sent que l’intérêt du titre ne réside pas dans les zombies en eux-même, cela fait maintenant deux tomes, où ils sont presque inexistants, mais tout en sachant pertinemment que la mort rôde. Ils ne servent que de prétexte à un développement psychologique des différents personnages.

Et ici, plus que jamais c’est très flagrant. Tout d’abord il y a la discussion entre Carl et Rick, où le garçon lui avoue que c’est lui qui a tué Ben. On se rend bien compte comment cette situation chaotique a fait perdre tout repère moral aux enfants. Ces derniers, normalement candides, rêveurs et porteurs d’espoir sont maintenant devenus en quelque sorte adultes et sont bien conscients des sacrifices qu’induit la survie.

Ce passage est dérangeant, car on voit que Carl a perdu son âme d’enfant, marqué par les épreuves subies. Il fait froid dans le dos, même si on ne peut que cautionner, au moins en partie, son comportement.

Ensuite, il y a tout un passage où le groupe découvre la vérité sur Eugène. Ils perdent tout espoir et motivation. Tous les membres se retrouvent désemparés par ce mensonge; Abraham le premier, qui se sent trahi.

Kirkman s’acharne à briser tout espoir pour Rick, Andrea, Glen et les autres. Et alors que l’on croit que tout est foutu, le scénariste fait intervenir un nouvel espoir, une source de bonheur potentielle énorme.

Pourtant tous sont trop marqués par ces mois de survie, à côtoyer la mort, pour ne pas se montrer paranoïaque et se montrer méfiant.

Pourtant tout semble si parfait dans cette communauté. Ils vont enfin avoir une maison, un foyer et un semblant de vie normale. Tout ce qu’il recherche. On voit bien aussi, comment toutes ces épreuves les ont irrémédiablement changés.

Cette lueur d’espoir est tout bonnement géniale. Déjà parce que Walking Dead est un comic sombre et tout germe d’espoir est souvent anéanti rapidement. Mais surtout parce que c’est, paradoxalement, angoissant.
Le contraste entre hordes de zombies se délectant de chair humaine et cette communauté qui pourrait jouer dans la « Petite Maison dans la prairie » est saisissant et rend ce lieu encore plus inquiétant.

Après tant de mésaventures, le lecteur, tout comme les protagonistes, n’accepte pas ce havre de paix. Il sait que les hommes sont la pire menace pour Rick et son groupe. Le lecteur en vient naturellement à se méfier de cette communauté et à chercher d’où la menace pourrait venir.
Le scénariste arrive à créer une atmosphère pesante en faisant de ce nouvel endroit, quelque chose de possible, une réponse aux attentes de chacun. Mais toujours avec des petits éléments (un cocard, un nom qui doit être oublié…) laissant supposer que la menace est toujours là.

Graphiquement Charlie Adlard nous livre un dessin saisissant qui correspond à merveille à ce titre. Son dessin noir et blanc, ses décors post-apocalyptiques sont encore une fois réussis et confèrent à ce titre son ambiance si particulière.

Pour conclure, ce Walking Dead – tome 12 est encore énorme ! La lecture est toujours aussi addictive grâce à un scénario superbement construit, avec des vrais rebondissements et des personnages et leurs liens entre eux profonds, complexes mais réalistes.
J’ai adoré l’idée de ce petit paradis perdu au milieu de ce monde hostile. Alors qu’il devrait être un lueur d’espoir, je l’ai trouvé inquiétant.
Graphiquement, ce superbe scénario est appuyé par un dessin plein de personnalité et qui renforce l’aspect angoissant de ce tome.

Bref du Walking Dead quoi ! Une tuerie, encore !

Vivement la suite, c’est devenu une drogue pour moi. J’adore.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Qu’avez-vous pensez de cette communauté? D’où peut venir la menace?

Un commentaire »

Laisser un commentaire »