. Vampire – tomes 1 et 2 par Yuki Takahashi | Fant'asie
Bagooor 25/01/2013 2
Vampire – tomes 1 et 2 par Yuki Takahashi
  • Scénario
  • Graphisme

Vampire tomes 1 et 2 par Yuki Takahashi

Shonen Girl

Cette courte série en 2 tomes est parue chez Tonkam en fin d’année dernière.
Comme son nom l’indique, le thème de ce titre est sur les vampires et met en scène Aleste qui parcourt le monde et les époques.

Ce qui m’a surtout surpris, c’est la catégorie dans laquelle le titre est proposé : shonen girl. Que faut-il en attendre ? De l’action ponctuée de romance ?
Mais le titre s’adresse majoritairement aux lecteurs de shonen ou plutôt pour les lectrices de shojo ?

Du coup, voici mon avis sur ces 2 tomes de Vampire, tous 2 disponibles chez Tonkam.

Résumé des tomes

Au milieu du quinzième siècle en Moldavie, les gens redoutent Vlad Tepes, un comte réputé démoniaque. Le jour de la naissance de son fils, le prince Lamzar, ses serviteurs trouvent un bébé déposé devant les portes du château. L’enfant, qu’il nomme aussitôt Aleste, sera élevé avec le véritable fils du comte comme s’ils étaient frères. Ils n’ont que onze ans lorsque le château est assiégé par l’armée de Torco, un empire belliqueux contre lequel le comte s’est rebellé. Les enfants fuient et se réfugient dans une grotte où ils entendent une voix, celle d’un démon…

Résumé de l’éditeur

Une lecture banale

Le qualificatif Shonen girl est assez énigmatique.
Comment faut-il le prendre ? Il s’agit d’une oeuvre Shonen destinée aux filles ? Mais les Shonens ne sont-ils pas généralement tout publics ?

Alors il est vrai que Vampire ne propose pas d’histoire de romance ou d’amour, pas de triangle amoureux ou d’intrigue pouvant se rapprocher d’un shojo. Cependant, le titre n’est pas non plus une oeuvre avec un scénario bien construit.

En effet, hormis les 2 premiers chapitres qui permettent de présenter Aleste, sa famille ainsi que la façon dont il devient un vampire, chaque chapitre nous propose de découvrir de nouveaux personnages, dans un contexte et une époque différente.
A part Aleste qui fait une apparition dans chacune des histoires, le fil rouge est très mince. Des personnages sont seuls ou à la recherche de puissance et s’offre ainsi au vampire en échange de la malédiction.

Nous aurons ainsi droit à un fils qui tombe amoureux d’une des femmes du harem de son père, mais qui une fois devenu immortel, décide de s’approprier toutes les femmes du royaume plutôt qu’une seule.
Un chapitre se concentre également sur une interprétation du récit de Roméo et Juliette, ou encore sur une troupe de théâtre réalisant une pièce sur Dracula.

Chaque histoire est l’occasion de remettre en scène Aleste, qui apparaît le plus souvent dans l’ombre et qui murmure : « Je suis Aleste le vampire et je me délecte du sang ». C’est très théâtral, mais pas très discret pour conserver le secret des vampires. Mais vu que tous les personnages qui parviennent à en devenir un meurent par la suite, ce n’est pas un problème…

Chaque chapitre a donc droit à son entrée théâtrale d’Aleste, mais ce qu’il manque cruellement au titre, c’est sûrement une conclusion qui tienne la route. Car en l’état, rien ne termine l’oeuvre correctement, laissant le lecteur presque sur sa fin (presque, car aucun espoir particulier n’était laissé au lecteur).
Nous n’avons même pas droit à un dernier chapitre centré sur Aleste ou sur une suite possible à donner à sa vie : il ne s’agit que d’une histoire comme toutes les précédentes, sans réelle avancé pour celui-ci.

Cette absence de conclusion surprend un peu, car d’habitude, même si des chapitres peuvent proposer des intrigues séparées, il y a souvent un fil rouge qui trouve une réponse ou un élément nouveau en fin de volume. Mais là, il n’y a rien et c’en est presque surprenant.

Mais avant d’en arriver à cette surprenante conclusion, il y a eu la découverte de la partie graphique de l’oeuvre.
Et je pense que c’est là où le terme Girl de la collection prend son importance : le style est en effet très proche des shojos, oeuvres plutôt destinées à un public féminin. Ici l’on retrouve donc un trait assez fin, avec les visages des hommes très efféminés.

Finalement, j’ai poussé ma lecture jusqu’au bout de ces 2 tomes, mais je savais dès la première moitié du premier volume que je n’accrocherais pas plus que cela à l’histoire. Du coup je n’attendais pas grand chose de ma lecture, ce qui m’a permis de ne pas être déçu, mais avec une absence de réel fil conducteur et de conclusion, le titre Vampire risque de rester très anecdotique.
Il surfe peut être sur la vague des vampires, mais la qualité n’est malheureusement pas au rendez-vous. Si au moins l’auteure avait pu apporter un chapitre permettant d’apporter un semblant de fin, cela aurait sans doute pu relever le tout. Mais là, on a l’impression de s’arrêter à la lecture de la série, en attendant un éventuel tome 3 qui n’arrivera jamais.

Le public féminin y trouvera peut-être son compte, mais il ne faut pas vraiment considérer le titre comme une parution Shonen. L’adjectif Girl a un sens très important pour ce titre, qui reste malheureusement assez moyen.

Des lecteurs de shojos ont-ils tenté de lire Vampire ? Partagez-vous mon avis ?

2 commentaires »

  1. Services à la personne 26/01/2013 at 12:37 -

    J’adore ce manga, les dessins sont vraiment à mon goût et l’histoire est plutôt pas mal ^^

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