. Vampire Host par Kaori Yuki | Fant'asie
Bagooor 24/09/2012 3
  • Scénario
  • Graphisme

Vampire Host par Kaori Yuki

Une édition Deluxe

Kaori Yuki est une mangaka que j’ai découvert récemment avec la lecture de The Royal Doll Orchestra. J’ai encore du retard à rattraper sur ce précédent titre, mais Tonkam a édité dans une version Deluxe le one-shot Vampire Host.

L’ambiance très gothique de l’auteure se retrouve donc encore une fois dans ce titre, avec le thème des Vampires.
La qualité de l’édition de Tonkam permet de profiter au mieux de ce titre et de ce plonger corps et âme entre les dents de ces buveurs de sangs.

Cette édition Deluxe de Vampire Host est disponible depuis septembre 2011.

 

Résumé de Vampire Host

Résumé de l’éditeur

Rion Kano est une jeune lycéenne intrépide et pleine de vie qui n’hésite pas à tout risquer pour aider ses amis.
C’est comme ça qu’elle se retrouve à chasser le vampire dans un club d’hôtes assez spécial. En effet, son amie Shiho a disparu en ne laissant derrière elle qu’une carte de visite, celle d’un club : le « Krankenhouse ». Rion est persuadée que son meilleur hôte, Suo, est un véritable vampire qui a enlevé plusieurs jeunes filles ces derniers mois.
Contrairement aux autres, la jeune fille ne doute pas de l’existence de ceux-ci car elle a déjà rencontré une de ces créatures de la nuit.
C’est donc avec Suo et ses amis que d’incroyables aventures vont commencer…

Une lecture moyenne

J’ai découvert cette auteure prolifique avec The Royal Doll Orchestra, que j’avais bien aimé pour son côté décalé par rapport aux shojos habituels.
Avec la réédition d’un one-shot de cette auteure je me suis dit que ce serait une bonne occasion de lire une œuvre complète de celle-ci. Mais malheureusement, la qualité de ce titre n’est pas au rendez-vous.

A mon avis, ce one -shot a du se faire de la manière suivante : l’auteure a eu une idée, avec des vampires qui ne veulent pas boire de sang mais qui attendent la résurrection d’un vierge pour redevenir mortels. Avec cette idée, elle réalise un chapitre qui rencontre le succès et elle décide donc de faire d’autres chapitres. Après 3 chapitres plus ou moins indépendants les uns des autres, il faut penser à trouver une conclusion pour éditer le tout dans un one-shot conséquent.

Et nous voilà donc avec cette œuvre, composée de 4 chapitres et d’un épilogue, qui nous raconte le quotidien d’un groupe de vampires. Tout le long de la lecture on ne sait pas du tout où l’auteure veut nous amener, mais cela devait être la même chose pour elle : elle n’avait pas d’objectif précis et cela se ressent.

A cause de cela, la lecture perd beaucoup de son intérêt car cela se ressent fortement dans les personnages, qui manquent réellement de consistance.

D’ailleurs à plusieurs reprises durant ma lecture, j’ai eu un peu de mal à savoir ce qu’il se passait.
Certaines informations n’étaient pas données et il arrive que d’une page à l’autre l’action change complètement, sans aucune information. Ainsi on passe par exemple d’une scène à une autre au détour d’une case, voir même on passe du rêve de l’héroïne à la réalité sans vraiment savoir pourquoi.
Du coup j’ai cru plusieurs fois qu’il manquait peut être des pages à mon tome, car les transitions sont mal réalisées.

La conclusion de ce one-shot est également particulière et j’avoue ne pas avoir vraiment compris quel était le but recherché par l’auteure pour ce titre. Toute la lecture de cette œuvre tombe un peu à plat à la fin, sans que tout soit clairement expliqué.

Graphiquement, j’ai trouvé les dessins de Kaori Yuki agréables. Ils ont un petit côté shojo sans complètement être dans la représentation nian-nian avec des fleurs et des étoiles scintillantes sur toutes les cases.
Il arrive cependant que certains personnages ne soient pas reconnaissables au premier coup d’œil, des fois même d’une case à l’autre où la couleur des cheveux change complètement.

Concernant l’édition, elle est de qualité. Le papier est vraiment blanc (et non jaune comme certaines éditions de Tonkam) et l’impression rend très bien. De plus, les couvertures du volume sont en cartonnées et le tout se place dans un coffret recouvert d’un tissus proche du velours.
Cela donne bien sûr un grande classe à l’objet, mais j’avoue que les couvertures cartonnées pour un livre aussi petit n’est pas super agréable pour la lecture. Rien de grave évidemment, mais je chipote un peu !

Par contre, je trouve dommage de ne pas avoir mis de bonus en fin de volume, avec par exemple des croquis, des recherches de personnages ou par exemple l’historique de publication du titre ou la bibliographie de l’auteure. Cela aurait été un vrai plus.

Concrètement, je n’ai pas du tout accroché à ce one-shot de Kaori Yuki, alors que j’avais bien adhéré à The Royal Doll Orchestra.
Je pense que ce volume est clairement destiné aux fans, car il doit vraiment être possible de trouver de meilleures œuvres de cette mangaka. Si vous souhaitiez découvrir cette auteure, il va falloir se tourner vers ses autres titres si vous voulez accrochez à son travail.

Les connaisseurs de Kaori Yuki partagent-ils mon avis ? Est-ce que vous trouvez de one-shot réussi ?

3 commentaires »

  1. Princesse Sérénity 24/09/2012 at 11:24 -

    Coucou 🙂

    Etant une grande adoratrice de Kaori Yuki, je ne partage ton avis qu’à moitié (mais comme tu l’as si bien dit, ce livre est plus destiné à des fans ^^)
    Ce qui m’a gêner dans ce tome est le fait que l’histoire est assez rapide et n’a pas assez de « fond » tangible pour que le scénario tienne de bout en bout !

    Mais Vampire Host n’est pas son seul One Shot et celui qui m’aurai déçue le plus parmi toutes ses oeuvres (en One Shot j’entend toujours) serait Gravel Kingdom ou là je me suis vraiment senti perdu dans cet univers qui ne ressemble ps tellement à son style mais pour cela il y a une raison : c’était une de ses première oeuvres, on ne peut donc lui en vouloir …..

    Ses autres One Shot tel que Les Contes Cruels, Boy’s Next Door (shonen-aï je classerai), Kaine, Neji, Le Parfum … sont également parfois un peu brouillon mais apprécié par ses fans …

    Le style de Kaori Yuki sort un peu du lot tout de même puisqu’elle se penche dans le gothique et la provocation (enfin je dis cela mais c’est un ressenti)

    Commencant par la série avec Conte Cain (magnifique je trouve au passage), elle y met dans cet univers un peu fantaisiste du shonen aï léger qui est très vite apprécier pour ceux qui aime le genre (mais qui est tout de même peu récent dans les années 90) et fait de cette série une continuité avec God Child poursuivant ainsi l’histoire de notre conte et son marjordome dans les tréfonds de l’intrigue … 😛 On part parfois un peu dans tous les sens mais on ne peut que se sentir attaché à nos personnages et même si la fin est un peu trop brut, cela n’empêche pas d’imaginer ce que l’on veut …

    Mais bon, cela est encore une fois particulier, on aime ou non :p

    Elle poursuit également avec quelques choses d’assez provocant avec Angel Sanctuary qui là parle d’inceste avec un frère et une soeur qui s’aime et fais ensuite poursuivre cette histoire en mélangeant une partie de la religion tout en étant complètement à part en les faisant intervenir en tant que réincarnation d’Ange …. Cela peut donc faire courrir grand bruit, surtout quand certains s’avère être de grand pervers … (elle pousse le vice jusqu’à l’existence de Dieu si j’ai bon souvenir)

    Bref, Kaori Yuki a un genre bien à elle et on le reconnait souvent par ses intrigues sombres et particulier. Un style de dessin qui n’a cessé de s’améliorer dans les années et qui franchement peuvent faire pâlir d’autres mangas qui sont loin d’atteindre ces détails ….

    Si je peut parler d’une autre de ses oeuvres, ce serait Ludwig Revolution ou là on revisite les contes de fée façon plus réaliste et plus proche des contes des frères Grimm (on retrouve d’ailleurs les histoires originales à la fin des livres) mais qui garde quand même une certaine part de Kaori Yuki (tout n’est pas proche non plus sinon cela ne coinciderai pas avec son histoire) …
    Et là encore nous allons dans la provocation en parlant de nécrophilie (bon le prince aime les femmes mortes mais je sais pas si il poussera le vice jusqu’à aller coucher avec elle, faudrait que je relise tiens …).
    Sans compter que ce prince Ludwig pervers aime les grosses poitrines et tombera sur certaines princesses bien particulières (on y retrouve Rapunzel – Raiponce en francais) Chaperon rouge en tant que tueuse à gage (oui oui, barge), La princesse Catherina, Belle au bois dormant et quelques autres ….

    Si, je dois parler d’un autre manga, Fairy Cube qui a été le plus difficile pour moi de suivre, j’aime encore une fois le dessin mais l’histoire est dur à accrocher … on a tendance à partir très vite dans des histoires saugrenues ou qui peuvent nous paraître bizarre … bref on s’y perd et cela est bien dommage

    Bref, je vais arrêter de m’étaler ^^
    Je ne donne pas toujours un avis bien objectif et surtout complet car sinon je ne finirai jamais d’en parler mais ce n’est qu’une partie de mon opinion propre à moi même puisque j’aime énormément le style de Kaori Yuki 🙂

    Désolé également car mon texte n’est pas très structuré mais je ne me suis guère préparé de plan ^^

    Bisou à toi
    Princesse Sérénity alias Gwendoline

  2. jeu de ferme 24/09/2012 at 19:11 -

    Bonjour Bagooor et bonjour aussi Gwendoline,
    Merci pour avoir partagé vos opinions qui sur le coup diffèrent un peu. Je suis donc un peu tiraillé, entre envie d’essayer de lire cet ouvrage ou de passer directement à un autre titre de Kaori Yuki. Je me tâte…

  3. bagooor 25/09/2012 at 09:27 -

    Merci Gwendoline pour ton message très intéressant.
    C’est vrai que cette auteure propose des oeuvres intéressantes et réfléchis, mais Vampire Host n’est peut etre pas le meilleur moyen de découvrir cette auteure.

    Quel one shot vaut vraiment le coup d’être lu ?

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