. Undead – tome 1 de Masashi Terajima | Fant'asie
Kameyoko 16/04/2012 2
Undead – tome 1 de Masashi Terajima
  • Scénario
  • Graphisme

Undead - tome 1 de Masashi Terajima

Undead – tome 1 de Masashi Terajima

La chasse des undeads

Undead est l’une des dernières nouveautés de l’éditeur Delcourt. C’est un manga qui ne comporte que 4 volumes. On peut donc espérer que le manga ne traine pas en longueur et ait donc une histoire maitrisée.
Classé comme shônen, ce titre est un petit OVNI dans le monde du manga. Il a un style bien à lui, qui diffère des autres shônens, notamment ceux estampillés Shônen Jump.
Malgré une couverture étrange et qui me donne peu envie de lire les pages, ce manga vaut-il le détour ?
Undead – tome 1 de Masashi Terajima est édité par Delcourt et est disponible à la vente depuis le 21 mars 2012

Résumé de Undead 1 chez Delcourt

Résumé d’Undead 1 par l’éditeur :

Notre monde grouille d’esprits malfaisants : les undead ! C’est ce qu’a appris Taro Hachioji à ses dépens, le jour où il a vu sa mère se faire décapiter et son petit frère enlever par l’un d’entre eux. Depuis, Taro n’a plus qu’une seule idée en tête : retrouver son frère. Devenu un chasseur d’undead malgré lui, il fera alors tout pour le sauver !

Un titre atypique

Undead est un shônen définitivement différent du gros de la production actuelle. Rien que la couverture montre bien le coté spécial du titre. C’est chargé, avec un design atypique, un titre et un typo particulière rappelant les film d’horreur des années 70.

Et Undead, c’est exactement ça, un shônen qui divisera mais qui ne laissera personne indifférent. Que l’on aime ou non Undead, on ne peut pas lui enlever son caractère unique et nouveau.

On suit le parcours de Taro devenu chasseur de undead, après avoir vu sa mère se faire tuer et son frère enlevé par un undead. Après être parti à la recherche de ce monstre et de gens capable de l’aider, il se retrouve lui-même déchiqueté par un undead. Mais au bord de la mort, grâce à l’introduction d’un undead dans son organisme il va pouvoir sauver son frère, en devenant un exterminateur.
Nous suivons le parcours du garçon prêt à tout pour sauver son frère. De l’assimilation de son undead, à la découverte et à la maîtrise de ses pouvoirs, ainsi que des premiers affrontements avec des undeads, le mangaka Masashi Terajima nous introduit ce personnage et cet univers. Et pour cela, il ne nous épargne rien.
Même si ce manga est classé dans les shônens, et même si ce n’est pas « gore », il y a une pléthore de cadavres, de membres qui volent et des corps déchiquetés. Mais cela passe très bien, car on sent que la volonté du mangaka n’est pas de jouer sur ces effets là. Ils servent le récit et ne choquent donc pas. C’est simplement que lors de ces phases d’actions, ça tranche dans tous les sens.

Outre une introduction sur les undeads, le personnage de Taro et sur le principe des chasseurs de undeads, ce premier tome se concentre sur une succession d’undeads à exterminer. Sauf que Taro les « extermine » à sa façon, en les assimilant. Ce principe me parait intéressant, surtout qu’il est réutilisé derrière.
De fait le rythme est assez soutenu, le mangaka va droit au but. Au point que, toutes les différentes scènes manquent parfois de liant. On ressent bien l’impression de succession de scène. Pour l’instant, l’histoire est typée shônen, même si on sent dans certains rebondissements quelques petites prises de risque.
Concernant les personnages, nous n’avons pas le temps de nous attarder sur les protagonistes. On ne connait pas tellement de choses sur Taro. Même si c’est le personnage principal, je ne le trouve pas développé. Il manque de charisme et n’est pas très attachant. Je le trouve un peu fade et traité maladroitement.

On croise aussi Jikko, Mito et le chef des exterminateurs qui, eux aussi, manquent de profondeur, mais paraissent plus charismatiques (hormis Mito).

Mais ce qui fait la grosse particularité de ce titre est son graphisme. Dès la première page, on voit que l’on sort des carcans habituels pour quelque chose de très particulier, plein de personnalité, mais qui divisera.
Tout respire le street-art, mâtiné d’aspect punk, le tout sur fond de film d’horreur d’antant. Ce qui donne quelque chose qui respire la créativité et la personnalité du mangaka.
Ce qui attire tout d’abord le regard, c’est certains contours de personnages, très appuyés et avec un effet graphique spécial. Cet aspect là donne vraiment une espèce d’impression d’avoir un graffiti devant soi.
Ensuite, le lecteur est frappé par la créativité autour des undeads. Ces derniers sont très détaillés, imaginatifs et stylisés. Mais malheureusement le trait appuyé et dense surcharge les planches visuellement. Ce qui fait que certaines pages sont confuses, à la limite d’être incompréhensible. Ce qui fait qu’on perd énormément en lisibilité. On peine à comprendre ce qui se passe. Mais paradoxalement, cela donne de la personnalité à Undead.

Personnellement, je n’accroche pas au style de Masashi Terajima. Je trouve ça trop chargé et brouillon. Surtout que ce dernier, pour encore plus donner l’impression de densité, utilise d’énormes onomatopées, trop visibles à mon goût. De plus, le charadesign du héros, même si son coté street est sympa, fait trop enfantin pour moi. Ce qui est bizarre puisque c’est le seul personnage donnant cette impression.

Pour conclure, ce Undead – tome 1 de Masashi Terajima est un peu ovni, qui change des shônens habituels. Il recèle de nombreuses qualités mais aussi de trop nombreux défauts. C’est innovant, avec une vraie personnalité, mais la narration est trop saccadée et le graphisme ne m’a pas conquis. Mais ce Undead, ne laissera personne indifférent. Il fait appel aux goûts personnels et rien que pour sa prise de risque, mérite d’attirer l’attention.

Je n’ai pas accroché à ce manga, mais parce que la sensibilité artistique choisie ne m’a pas touchée. Mais si c’est le cas pour quelqu’un alors ce Undead pourrait être une bonne surprise. Je ne saurais trop vous recommander de le feuilleter et de lire les premières pages pour vous faire une idée. Vous pouvez le faire ici

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous accrocher à son style si particulier ?

2 commentaires »

  1. routerlogin.net login 05/05/2020 at 06:16 -

    Thanks For Sharing..

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