. La Trilogie des Elfes de Jean-Louis Fetjaine | Fant'asie
Kameyoko 20/01/2009 0

Trilogie des Elfes de Jean-Louis FetjaineLa Trilogie des Elfes par Jean-Louis Fetjaine

De la fantasy française

Depuis la création de ce blog, je me suis attardé sur quelques oeuvres de fantasy comme la Roue du Temps, le Trône de Fer ou encore la Belgariade. Mais je me suis rendu compte qu’aucun de ces titres n’est la création d’un auteur français.

C’est à ce moment là que je me suis en tête de parler de romans français, pour démontrer que nous aussi on fait des choses bien.

Je me suis donc remémoré une trilogie que j’avais lu il y a quelques années. Il s’agit de la trilogie des Elfes de Jean-Louis Fetjaine qui se compose des tomes : « Le crépuscule des elfes« , « La Nuit des Elfes » et « L’heure des Elfes« .

Vu que cette lecture est relativement vieille, veuillez me pardonner de mes quelques approximations.

Mais comme j’en ai l’habitude, avant ça un petit Synopis.

Entre les légendes Arthuriennes et Tolkienniennes

Résumé pris ici :

Il y a bien longtemps de cela, à une époque révolue, enfouie dans les légendes, la déesse Dana, mère des Thuatha Dê Danann, a légué aux quatre tribus peuplant la terre quatre talismans garantissant l’ équilibre. Les monstres ont hérité de la lance du dieu Lug, les elfes du chaudron de la connaissance de Dagda, les nains reçurent l’ épée de Nudd nommée Caledfwch, aussi appelée dans la langue des hommes, Excalibur. Enfin, aux hommes, échue le Fal Lia, ou pierre de Fal, qui gémit dès qu’ un roi légitime s’ en approche. Cette pierre est encastrée au centre d’ une table ronde. Voilà, le décor planté.

Baldwin, le roi des nains sous la montagne rouge a demandé la réunion du grand conseil car Caledfwch a disparu. Quelqu’ un a tué Troïn, le roi sous la montagne noire et gardien de l’ épée. On apprend que c’ est Gaël, un elfe gris, suzerain des elfes des marais. Une délégation est alors formée par le conseil présidé par Pellehun. Cette délégation est constituée de Uter, l’ un des douze preux chevaliers, de Lliane, la reine des hauts elfes et l’ épouse de Lliandon, ainsi que de quelques nains et elfes. Ils sont accompagnés par Freïhr, un guerrier barbare qui est le dernier à avoir vu Gaël. Le dernier endroit où ce dernier a été aperçu, est Kab-Bag, la cité marchande des gnomes. Commence alors une course poursuite entre Gaël et la délégation qui les mènera de Kab-Bag aux marais pestilentiels. Mais qui est derrière tout cela ? Qui a décidé de voler l’ épée? Les nains qui ont perdu leur talisman se réfugient sous la montagne. Dès lors, l’équilibre est rompu…

Jean-Louis Fetjaine où comment adapter les légendes Arthuriennes à la fantasy plus classique

Pour faire simple et en résumant très succinctement cette trilogie, on pourrait dire que cette trilogie adapte les légendes Arthuriennes en y implantant de la fantasy.

Je crois que ça résume bien. D’une part nous avons des éléments de fantasy classiques tels les hommes, elfes, nains, monstres, gnomes… des artefacts puissants, des quêtes épique… De l’autre coté nous avons les légendes Arthuriennes avec du Arthur, du merlin, du Uter, du Ygraine, Avalon, Excalibur, Morgane

Ce mélange séduit vraiment très rapidement. Comme les livres sont relativement court, le rythme est assez soutenu. On démarre très vite et tout s’enchaîne. Les évènement s’enchainent bien et restent cohérents. Le style d’écriture est rythmé et plaisant.

Il arrive à passer de l’épopée épique, au lyrisme, au romanesque très facilement. Ce mélange de genre peut parfois dérouter un peu, mais ce n’est que pour mieux servir l’histoire et pour marier fantasy et légendes celtiques.

Fetjaine nous dépeint son monde teinté de mysticisme, de croyances et de fantasy.

Les personnages bien que archi vus sont quand même intéressants à suivre. Entre un homme qui doute et qui affronte la mort, la reine trouble d’un peuple en déclin, le barbare scandinave, le nain partagé entre paix et sauvegarde de son peuple… les personnages évoluent sur le fil du rasoir entre mélancolie, doute, amour, poids du devoir…

Dans cette trilogie les artefacts liés aux peuples sont au coeur même de l’intrigue et de l’évolution de l’histoire est des peuples. J’ai beaucoup apprécié ce concept mais surtout les conséquences de la perte d’un artefact par le peuple en question. Il y a également beaucoup de complots de trahisons, d’actes retors, de retournements de situation.

Il y a également pas mal de batailles notamment contre le peuple des Monstres qui sont bien rendus par la plume de Fetjaine. Ce dernier arrive très bien à partir d’une base plus fantasy pour finir petit à petit à un monde que l’on connait plus via les légendes celtiques. Et ce passage de l’un à l’autre se passe vraiment bien et semble logique. Fetjaine a donc réussi à marier la fantasy à Arthur, ce qui n’est pourtant pas chose aisé.

La trilogie des Elfes a donc pas mal d’atouts pour ravir le plus grands nombres. En effet, au delà de l’amateur de fantasy, le passionné des légendes Arthuriennes y trouvera son compte. De même, l’histoire entre Uter et Lliane plaira sans doute aux plus fleurs bleus d’entre nous.

Un autre point essentiel est la place de la religion. D’une part il y a l’ancienne religion (basé sur la mythologie Celte) et de l’autre la nouvelle qui n’est autre que le Christianisme.

Même s’il est incontestable que ces romans possèdent de vrais qualités, on ne peut pas, pour autant, oublier les défauts.

Le premier et non des moindres, c’est le premier tome. Il se lit bien, mais on a vraiment l’impression de lire une copie du Seigneur des anneaux : une ancienne alliance, une ancienne guerre, une quête pour un objet, un communauté d’hommes, de nains et d’elfes… Je n’ai donc pas trouvé le premier tome très original. Mais vu que c’est rythmé et court, on peut attaquer rapidement le deuxième tome.

Justement cette rapidité du récit présente des défauts puisque j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages. On a le sentiment d’être en-dehors de l’histoire et donc ne pas faire partie intégrante.

De plus ce rythme soutenu empêche, dans une certaine mesure, les descriptions et l’implication dans le monde de Fetjaine. J’ai donc ressenti un manque de ce point de vue là.

Le dernier point qui ne m’a que moyennement plu, c’est la présence de la religion. Même si j’aime bien l’idée d’une ancienne religion plus « fantasy » voir polythéiste et une nouvelle monothéiste et qui fait référence à notre culture, Fetjaine l’a mal géré, selon moi.

En effet, il appelle clairement cette nouvelle religion « Christianisme ». Donc le lecteur ne peut s’empêcher de faire appelle à ses connaissances sur cette religion. Sauf que cette dernière arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. On ne sait pas trop d’où elle vient et comment rattacher les éléments chrétiens dedans. Du coup il aurait du mettre les éléments fondateurs de notre base culturelle judéo-chrétienne mais sans la nommer « Christianisme ». Du coup ça serait sûrement mieux passé.

Conclusions

Clairement je ne place pas cette trilogie parmi mes préférés. Néanmoins, elle est très agréable à lire et surtout rapide. Ca change des longs cycles. Fetjaine réussit très bien à concilier fantasy et légendes arthuriennes. Donc il est très sympa d’avoir de nombreuses références à cette culture celte. Pour moi il s’agit d’une bonne oeuvre mais pas exceptionnelle.

Donc même si je ne place pas cette trilogie des Elfes au niveau d’un Trône de Fer par exemple, j’espère que vous aurez compris que ça n’en demeure pas moins une bonne oeuvre. Et que par conséquent, nous aussi les frenchies, on peut faire de belles choses en fantasy

Qu’avez-vous pensez de ce livre? Qu’elle est la place de la France en fantasy?

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