. Toriko – tomes 1 et 2 de Mitsutoshi Shimabukuro | Fant'asie
Kameyoko 09/01/2012 8
Toriko – tomes 1 et 2 de Mitsutoshi Shimabukuro
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  • Graphisme

Toriko - tome 1 de Mitsutoshi ShimabukuroToriko – tomes 1 et 2 de Mitsutoshi Shimabukuro

Le futur gros shônen ?

Toriko est l’une des plus grosses nouveautés lancées l’année dernière. Issu du Shônen Jump, Toriko jouit d’une belle réputation.

Déjà le mangaka, Mitsutoshi Shimabukuro est un ami d’Eiichiro Oda (et on trouve quelques points communs entre One Piece et Toriko). Ensuite, il a eu le droit à son adaptation animée. Il a été adapté en film et en 3D, mais aussi en jeu vidéo. Un crossover a eu lieu entre Toriko et One Piece. Et il se vend bien au Japon.
Inutile de dire que ce manga sent bon le gros shônen commercial.
Toriko – tomes 1 et 2 sont édité par Kazé Manga et sont disponibles à la vente depuis respectivement les 08 septembre 2011 et le 10 novembre 2011.

Résumé de Toriko 1 et 2 chez Kazé Manga

Résumé du tome 1 par l’éditeur :

Dans un monde où la gastronomie règne sans partage, les plus grands restaurants rivalisent d’ingéniosité pour offrir les menus les plus succulents ! Mais les meilleurs ingrédients sont souvent rarissimes et très risqués à obtenir… Chargé de mettre la main sur de la viande de galala-­‐gator, le chef cuisiner Komatsu fait la rencontre de la crème des chasseurs de denrées rares : l’herculéen Toriko. Commence alors une périlleuse quête à travers une flore pleine de mystères et peuplée d’un bestiaire aussi farfelu que dangereux…

Résumé du tome 2 par l’éditeur :

Une fois tous les dix ans, les “fugu-baleines”, de mystérieuses créatures possédant une poche venimeuse, se rendent dans les hauts-fonds afin d’y frayer. Pour mettre la main sur ces “délices des profondeurs”, Toriko, accompagné de Komatsu, décide de faire appel à un autre des quatre légendaires Gourmet Hunters : Coco, l’une des seules personnes sur Terre capable de préparer les fugu-baleines sans mourir empoisonné.

Un shônen commercial oui, mais un shônen très prometteur

Toriko de Mitsutoshi Shimabukuro l’une des dernières grosses sorties dans le manga, débarque donc en France, auréolé d’une belle réputation.

Toriko est un shônen mêlant combat et cuisine. L’histoire se déroule dans un univers où la gastronomie est reine et où les gourmets sont légions. La recherche d’ingrédients rares et savoureux est donc devenu une économie importante. Pour trouver les mets les plus délicieux et raffinés, il existe des Gourmets Hunters, qui sillonnent le monde pour chasser les meilleurs gibiers, poissons, trouver les meilleurs fruits et légumes….

Toriko est un de ces Gourmets Hunters, l’un des meilleurs même. Il prend plaisir à attraper les ingrédients les plus succulents. En effet, son objectif est de pouvoir établir le menu parfait.

Toriko est un gaillard hors norme : extrêmement grand et fort, vorace, capable d’engloutir des quantités astronomiques de nourriture et d’alcool.

Nous allons suivre Toriko dans ses missions accompagnés de Komatsu, d’abord en tant que client puis pour l’aventure et pour parfaire ses connaissances culinaires (Komatsu étant cuisinier).

Evidemment le Gourmet Hunter ne chasse pas du petit gibier. Il traque ce qui se fait de plus rare, de plus dangereux. Ainsi, on le voit combattre des Troll Kong (énorme gorille à 4 bras), des Galalagator (immense crocodile)….

Ces créatures sont classées par difficulté de capture.

Tout se passe dans un monde totalement imaginaire, créatif et déjanté, qui n’est pas sans rappeler ce qu’a fait Eiichiro Oda sur One Piece. Ca laisse ainsi toute latitude pour tout sorte de délires et de créativité.

Le premier tome est assez introductif puisqu’il nous présente l’univers, ce singulier personnage de Toriko, Komatsu, le principe des Gourmets Hunters et comment le héros réalise ses missions.

Ce dernier est d’ailleurs dès le départ impressionnant et reconnu. Il a une force incommensurable, est déjà expérimenté et est reconnu comme l’un des meilleurs de sa profession. C’est agréable de ne pas commencer avec un héros avec un énorme potentiel dont il ignore tout et qui commence au bas de l’échelle et qui monte très vite les échelons. Il exploite ses capacités de façon particulière et un eu farfelue, mais c’est sympathique.

Par contre, le personnage de Komatsu, même s’il est pour le moment sympathique, je me demande quelle est son utilité, surtout qu’il ne bénéficie pas (volontairement j’imagine) d’un super charadesign. De plus, vu qu’il n’a aucune capacité, il est régulièrement mis en danger, enlevé… J’espère qu’il ne va pas trop être boulet et juste servir de moyen pour mettre Toriko dans des situations périlleuses.

Cette introduction assez sage donne déjà une idée du potentiel du titre. Dès les premières pages on s’attache au personnage de Toriko. On ne peut s’empêcher de faire un lien avec One Piece, avec qu’il partage un certaine approche du shônen.

On retrouve ces personnages attachants, un humour fun et simple, des combats à base de technique farfelues, un monde vaste et un bestiaire loufoque, proche de ceux d’Akira Toriyama et d’Eiichiro Oda.

Le deuxième tome développe les bases posées dans le premier opus. On retrouve toujours les éléments qui caractérisent le titre, mais tout en étant plus creusés. On en apprend plus sur Toriko et ses capacités, sur les autres Gourmets Hunters et surtout de nouveaux personnages puissants aux capacités étonnantes font leur apparition. Il y a notamment Coco, une autre sommité Gourmet Hunter et voyant à ses heures. Il possède, en outre, un pouvoir étonnant.

Le fil rouge est bien défini avec la constitution du menu parfait. Pour autant, on ne sait pas trop bien vers quoi on se dirige, même s’il y a déjà des pistes scénaristiques esquisséees.

Tout cela ne fait que confirmer que ce titre est très prometteur et promet de bons moments par la suite, si ce manga parvient à se fixer une direction. En tout cas, tous les ingrédients sont d’ores et déjà réunis pour avoir un shônen commercial de qualité.

Mais pour cela, il faut encore que l’univers s’enrichisse, le scénario se complexifie et que l’histoire ne suive pas trop certaines redondances. Par exemple, il serait dommage que la suite se cantonne à suivre Toriko et Komatsu capturer ou récupérer des mets rares. Il faut quelque chose en plus, une intrigue plus développée.

Néanmoins pour le moment, c’est une bonne entrée en matière, qui se différencie pas mal des production actuelle. Il bénéficie sans doute du petit air très « One Piece », mais reste assez orginal.

Le lecteur passe un bon moment de lecture grace à cette bonne humeur qui s’en dégage, ce coté fun, son action, son univers original et la facilité de lecture. J’ai très envie de découvrir la suite puisque le 2ème volet se termine par un évènement annonciateur de choses intrigantes par la suite.

Graphiquement, le trait de Mitsutoshi Shimabukuro est assez classique, mais s’avère efficace pour les passages humoristiques. Il reste dans la lignée des codes shônens. Il ne plaira pas à tout le monde, surtout qu’il y a aussi une petite ressemblance avec Eiichiro Oda. Le mangaka se révèle plutôt bon pour les passages orientés action. C’est bien découpé, lisible et dynamique. Cela manque parfois de travail sur les arrière-plans, mais dans l’ensemble, c’est plutôt correct. Il est également très bon pour les expressions faciales exagérées faites pour faire rire. Ça marche bien !

Pour conclure, Toriko est un bon gros shônen, très sympathique. On s’attache rapidement au personnage principal Toriko. Mélanger nourriture et combat est un pari osé, mais assez réussi. Les deux, dans l’univers crée par Mitsutoshi Shimabukuro, se marient bien. L’action est bien présente et plaisante, et l’humour déjanté fonctionne bien. Les deux premiers tomes sont introductifs et présentent un potentiel certain. On peut regretter (ou pas d’ailleurs) certains parallèles trop évidents avec One Piece, un manque de visibilité sur le futur du titre, mais Toriko est à suivre de très près. Même si, pour le moment, il ne justifie pas pleinement sa renommée, j’ai hâte de lire la suite et voir ce que nous réserve cette série qui se distingue déjà des shônens, surtout estampillés Shônen Jump. Pour le moment c’est typiquement le genre de shônen que j’aime lire. Il a un coté commercial dans le sens qui parle à tout le monde, sans tomber dans les travers de la facilité et de certains clichés. Espérons que ça continue ainsi.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Trouvez-vous qu’il mérite sa notoriété ? Les ressemblances et points communs avec One Piece vous ont-ils géné ?

8 commentaires »

  1. Torospatillo 09/01/2012 at 10:09 -

    Celui-ci m’intéresse pas mal!

    Au Japon, lors du Jump Festa, il était énormément mis en avant!

  2. Corti 09/01/2012 at 18:15 -

    Toriko, cay le bien ! o/

    Concernant Komatsu, ce qu’il faut voir, c’est qu’il fait le pont entre le lecteur et Toriko. Il permet à l’auteur d’expliquer la situation vu que Komatsu pose des questions auxquelles répond Toriko. Ca permet au lecteur de s’approprier l’univers par le biais de Komatsu.

    Donc, c’est vrai qu’il peut faire un peu inutile, surtout au début. Mais, sois rassuré, ça ne sera pas éternellement le cas. Ses « pouvoirs » se dévoileront petit à petit (d’ailleurs, tu en cites déjà un dans ton article). Et il deviendra plus qu’utile, même si la baston ne sera jamais son truc (logique, vu son gabarit). 😀

    Par contre, en France, faut dire ce qui est : Toriko s’est fait laminer la face par Beelzebub, niveau ventes :p Ce qui n’est pas trop grave, vu que les mangas appartiennent au même éditeur ^^

  3. Morlorc 09/01/2012 at 20:42 -

    ça me tente beaucoup depuis quelque temps, je me le prendrais quand j’aurais rattrapé mon retard dans mes séries en cours 🙂

  4. Kameyoko 10/01/2012 at 22:39 -

    @Toros : Chanceux :p Apparemment au japon c’est un petit phnomène.

    @Corti : Assez d’accord avec le rôle de Toriko, même s’il y avait peut-être moyen de faire autrement. Ca me rassure qu’il se développe par la suite.
    Pour le duel Beelzebub – Toriko : je préfère pour le moment, peut-être Toriko. Mais Beelzebub c’est bien aussi 😎 . Kazé sort l’artillerie lourde depuis quelques temps. Ils vont bien aussi sortir.

    @Morloc : C’est pas le première fois que je lis ce commentaire 😛 Tu dois avoir un sacré retard dis donc !

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