. Tokyo Ghoul – tome 1 de Sui Ishida | Fant'asie
Kameyoko 18/10/2013 1
Tokyo Ghoul – tome 1 de Sui Ishida
  • Scénario
  • Graphisme

Tokyo Ghoul - tome 1

Tokyo Ghoul – tome 1 de Sui Ishida

Les goules sont parmi nous !

Tokyo Ghoul est l’une des nouveautés manga de la rentrée pour l’éditeur Glénat. Ce titre qui joue la carte du suspense et de l’horreur traite des goules, autres créatures « horrifiques » aux côtés des zombies, vampires et autres loups-garous.
A la base, ce titre est un seinen, figure de proue du magazine Young Jump, mais qui est devenu un shônen chez nous.

Tokyo Ghoul – tome 1 de Sui Ishida est édité par Glénat et est disponible à la vente depuis le 28 août 2013.

Résumé de de Tokyo Ghoul 1 chez Glénat

Résumé de l’éditeur :

À Tokyo, sévissent des goules, monstres cannibales se dissimulant parmi les humains pour mieux s’en nourrir. Étudiant timide, Ken Kaneki est plus intéressé par la jolie fille qui partage ses goûts pour la lecture que par ces affaires sordides, jusqu’au jour où il se fait attaquer par l’une de ces fameuses créatures. Mortellement blessé, il survit grâce à la greffe des organes de son agresseur… Remis de son opération, il réalise peu à peu qu’il est devenu incapable de se nourrir comme avant et commence à ressentir un appétit suspect envers ses congénères. C’est le début d’une descente aux enfers pour Kaneki, devenu malgré lui un hybride mi-humain, mi-goule.

Mi-humain, mi-goule

Alors que les récits de zombies sont légions, Glénat innove un peu avec un récit de goules. La différence ? Les Goules ont une apparence humaine, se mélangent à notre monde mais se nourrissent de chair humaine.
Comme son nom l’indique, l’action se déroule à Tokyo, de nos jours. Sauf que cette dernière est menacée par des goules qui dévorent régulièrement des gens. Ce qui crée une certaine tension. Pourtant, nous suivons le jeune Ken Kaneki, qui vit sa vie malgré cela, entre la fac,les sorties avec son meilleur ami, et ses cafés pour croiser la fille pour qui il a le béguin. Mais comme on peut s’y attendre, Ken va rapidement faire plus ample connaissance avec les goules, mais pas de la meilleure des façons. En effet, il va se faire attaquer par l’une d’elle. Il échappe de peu à la mort, grâce à un médecin qui a effectué une transplantation d’organe. Sauf que c’est l’organe d’une goule. Ken va devenir mi-humain, mi-goule.

 

Ce premier tome de Tokyo Ghoul est très introductif. On fait la connaissance avec le personnage de Ken et sa vie sociale. Mais assez rapidement, l’auteur va le faire devenir une créature mi-goule, mi-humain. Même si, pour le moment, on ne sait pas trop en quoi son côté humain va influer. L’essentiel du tome va se focaliser sur la transformation du jeune homme mais surtout sur la façon dont il appréhende ce changement et tout ce que cela implique. De fait, le point de vue choisi diffère de ce qu’on peut lire habituellement. On ne se focalise pas sur les victimes mais sur la « créature » et la perception de cette condition. L’accent est donc énormément mis sur le ressenti de Ken, la peur de ce qu’il ets en train de devenir, sur ce que cela implique, comme le dégoût de la nourriture humaine, et l’attrait de la chair, mais aussi sur son « statut social ».

Car Sui Ishida s’intéresse également à l’impact plus relationnel, notamment sur sa relation avec son ami Hide.

Même si cet angle narratif est intéressant et plutôt bien mené, je l’ai trouvé un poil longuet. En effet, en procédant ainsi, il délaisse un peu le développement d’une intrigue plus globale. Il faudra certainement attendre la suite pour avoir de plus amples informations sur l’univers de la série.

La fin du tome donne quelques indications. Et il est probable qu’on s’oriente vers quelque chose de plus typé shônen, avec plus de combats et de pouvoirs. On en apprendra probablement plus sur les goules, leurs mode de vie et sur quelques goules déjà aperçues. Car tous ces aspects ne sont qu’esquissés pour l’instant. Pour le moment, le mangaka présente ses goules suffisamment pour les différencier des autres créatures du folklore populaire (vampires ou zombies par exemples), que se soit dans leur mode de « consommation », leur capacités et comment ils vivent au milieu des humains. Pourtant, il garde tout un pan de mystère, notamment sur la vraie nature de leur pouvoir, leur « hiérarchie » et certains comportements. De quoi alimenter la suite.

Pour cela il s’appuie sur plusieurs goules introduites, avec des personnalités différentes et même des factions différentes. Certaines semblent plus pacifistes et organisées, quand d’autres sont des chiens fous, sadiques, amateurs de massacres.

 

Graphiquement, le trait de Sui Ishida est agréable, surtout que j’ai trouvé que, rien que dans ce tome, il s’améliorait au cours des chapitres. Alors qu’au début c’est un peu épais, ça devient plus fluide et plus précis par la suite. La mise en scène diffère en fonction du type de scène. Si son découpage est classique lors des phases de vie « normale », c’est plus percutant lors des phases d’action. Sans être exceptionnel, le graphisme de Sui Ishida est plus que correct.

 

Pour conclure, Tokyo Ghoul – tome 1 de Sui Ishida nous offre un début prometteur. Même si le scénario ne réserve pas de grandes surprises, il n’en demeure pas moins intéressant. Notamment parce que l’auteur s’attarde beaucoup sur la psychologie du héros, qui passe de statut d’humain et de proie, à celui de goule, donc de chasseur, mais tout en gardant sa conscience d’humain. Les questionnements autour de son identité, de son statut et du dégoût sur ce qu’il est devenu apportent un vrai plus.

L’auteur a réussi à bien introduire son univers, ses goules et son héros, mais tout en laissant plein de points à développer par la suite. Tout cela me laisse optimiste sur la suite. Tokyo Ghoul est un titre prometteur qui semble avoir un univers intéressant et propice à de bons développements.
Et vous qu’avez-vous pensé de ce titre ? Aimez-vous la psychologie de Ken ? Au final, êtes-vous plutôt zombies, vampires ou goules ?

Un commentaire »

Laisser un commentaire »