. Tinta Run – tome 1 de Christophe Cointault | Fant'asie
Iteza 12/02/2018 2
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tinta-run-1-glenatTinta Run – tome 1 de Christophe Cointault

Le manga, d’origine japonaise, devient un genre de plus en plus prisé par les auteurs et créateurs français (en témoignent les mangas à bon succès chez nous tel que Dreamland de Reno Lemaire ou bien encore Radiant de Tony Valente qui est, d’ailleurs, publié au Japon et aura le droit à une adaptation anime prochainement). Je vais donc vous parler du manga français Tinta Run de Christophe Cointault qui est disponible en librairie depuis le 07 février 2017 chez les éditions Glénat Manga.

Résumé de l’éditeur :

Premiers jours de pâtisserie pour Arty. La loi de Phinéa exige d’apprendre un vrai métier pour devenir un bon citoyen. Seulement, à 16 ans, le garçon rêve à quelque chose de plus grand. Face à son maître tyrannique, la colère explose alors que d’étranges et puissantes capacités se font jour. Arty serait-il l’héritier de la Tinta, cette énergie magique qui régit toute loi sur Phinéa ? Pour percer le secret de ses pouvoirs, le jeune homme devra s’embarquer dans une course éperdue pour sa liberté, affronter des peuples braves qui n’attaquent qu’en groupe, cavaler sans aucun slip de rechange, s’acoquiner avec une fontaine et réussir à esquiver sa mère. Deviendra-t-il l’un de ces mythiques Tinters qui font la loi ?

Devenir un Tinter à tout prix !

On suit l’histoire d’Arty Henrix, jeune homme de 16 ans, qui atteint l’âge légal de travailler. C’est de cette manière qu’il se voit être en stage, en tant qu’apprenti pâtissier, dans la pâtisserie la plus célèbre de son village. Mais les choses vont très vite dégénérer lorsqu’il va s’opposer à Yvano Vitch, son maître de stage, et va laisser sa colère prendre le dessus. Une énergie magique, Tinta, émane de lui, et notre jeune héros va tout faire pour tenter de devenir l’un de ses fameux Tinters, tout comme son père…

Avant toute chose, ce premier tome souffre de quelques problèmes : certes il s’agit bel et bien d’un manga, mais vous comprenez très vite qu’il s’agit d’une oeuvre française, s’inspirant seulement du format des mangas japonais.

Vous l’aurez compris avec le résumé fait plus haut, mais le problème majeur du manga est le suivant : vouloir faire un manga en insistant un peu sur le côté très « frenchy » de l’oeuvre. Ainsi dès les premières pages, on constate que le language utilisé est plutôt « campagnard » avec des expressions tel que « eul » ou encore les très nombreux jeux de mots y compris dans les noms de certains personnages. De fait, le manga se limite vraiment à un public typiquement français car c’est une particularité de notre langue qui serait difficile à retranscrire en langue étrangère. En plus de cela, on a des références à notre belle capitale puisque dans l’un des chapitre, notre héros arrive à Paris dans une version plus « fantasy » mais on y retrouve des références certaines.

Hormis ces quelques détails qui insistent tout de même sur le fait que l’on a entre les mains est bel et bien un manga purement français, de par ces divers références ou bien le langage utilisé bien de chez nous, on plonge tout de même dans l’univers de l’auteur qui possède des qualités, mais est également marqué de défauts certains.

Tout d’abord, au niveau du dessin. Autant le dire tout de suite, il est assez inégal dans son ensemble (on peut passer d’une case plutôt bien détaillé à une autre qui l’est beaucoup moins. Pareil au niveau des personnages où ces derniers ne sont pas dessinés de manière précises à chaque fois). Ainsi, les character-designs des personnages sont plutôt bons dans l’ensemble, même si comme dit précédemment plutôt inégal. Mais les personnages secondaires et les vilains manquent de profondeur. Cependant, tout n’est pas mauvais, loin de là, il est bon de noter que les scènes de combats sont très dynamiques et on sent que l’auteur s’est beaucoup investi dans son travail.

En ce qui concerne le scénario et l’intrigue de l’histoire ils sont tout ce qu’il y a de plus classique. Il s’agit d’un titre orienté shônen, et on sent l’inspiration aux piliers du genre comme par exemple le célèbre manga Hunter x Hunter de Yoshiro Togashi, puisque Arty, tout comme Gon, part à la recherche de son père et cherche à atteindre le niveau de son père c’est-à-dire devenir un des plus grand Tinter (Hunter pour Gon). Un point positif du côté de la structure de l’univers proposé par l’auteur, puisque dès les premières pages, on arrive à être plongé dans ce dernier et on sent que l’auteur s’est vraiment impliqué dans le développement de celui-ci.

Pour ce qui est de l’édition, Glénat Manga nous propose ici un tome très souple de manière à pouvoir lire les dialogues sans encombres. C’est le format classique des derniers titres proposés par l’éditeur (comme pour les tome de One Piece par exemple qui était à l’origine assez rigide et s’abîmait assez facilement, et sont devenus plus tard plus souple pour une lecture plus confortable). Malgré quelques défauts je vous conseille malgré tout cette lecture, surtout si vous êtes friand de titre différent de ce que l’on a l’habitude de lire, et d’aider les auteurs français sur le marché du manga. Marché sur lequel il est très difficile de s’implémenter vu tous les titres qui sont proposés. Il ne reste plus qu’à attendre le tome 2, pour voir de quel manière l’auteur va développer ses personnages et son univers…

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

2 commentaires »

  1. Pepette Vintage 19/02/2018 at 11:00 -

    Merci pour la chro ! Moi je l’ai bien aimé ce premier tôme, et je partage complètement la conclusion : soutenons les auteurs français. J’attends donc le tome 2.

  2. Stephane 20/02/2018 at 12:46 -

    J’adore, je viens de commencer à le lire sous tes conseils ! Et je suis fan complet

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