. The Testament of sister new evil – tome 1 | Fant'asie
Kameyoko 12/10/2015 2
  • Scénario
  • Graphisme

THE TESTAMENT OF SISTER NEW DEVIL

The Testament of sister new evil – tome 1 de Tetsuo Uesu et Miyakasiwa

De nouvelles soeurs pour Basara!

Voici un shônen qui se présente comme un shônen érotique. Au moins il annonce la couleur. D’ailleurs dans l’expression « shônen érotique » il y a un terme qui prend le pas sur l’autre. Mais je vous laisse deviner lequel.

Mais derrière cette « étiquette » que se cache-t-il réellement derrière ?

The Testament of sister new evil – tome 1 de Tetsuo Uesu et Miyakasiwa est édité par Delcourt et est disponible à la vente depuis le 01 juillet 2015.

Résumé de The Testament of sister new evil 1 chez Delcourt

Résumé de l’éditeur :

Après le remariage de son père, Basara est contraint à cohabiter avec Mio et Maria, ses deux belles-soeurs. Mais le jeune lycéen découvre rapidement leur vrai visage : Mio est en réalité la fille de l’ancien roi des démons et Maria un succube avec pour seul but d’extirper la maison de pauvres humains. Malheureusement pour elles, elles sont loin de se douter à quelle famille elles se sont attaquées…

Le Fanservice érigé en principe créatif !

Alors que l’anim’ a déjà été proposé en France, voici qu’arrive le manga.
L’histoire est celle de Basara, dont le père vient de trouver une nouvelle femme, et qui voit arriver Mio et Maria, ses « belles-soeurs » au sein de son foyer familial. Sauf que ces dernières ne sont pas aussi mignonnes et gentilles qu’escomptées. Il s’agit en réalité de la reine des démons et d’une succube. Ces dernières se retrouvent être le centre d’attention d’une lutte de pouvoir dans le monde des démons.
Mais Basara, cache lui aussi bien son jeu.

Sur cette base d’histoire, nous sommes sur un shônen assez classique d’un garçon qui va protéger des êtres au péril de sa vie et donc rentrer de plein pied dans un conflit qui le dépasse. Pour caricaturer, c’est un peu ça. Néanmoins, the Testament of siter new evil a quelques particularités à mettre en avant. Déjà les deux personnes que Basara doit protéger sont des démones. Ce qui est d’autant plus intéressant qu’on apprend que Basara est un réalité un héros chargé de lutter contre les forces démoniaques. Même si c’est assez facile de faire « atterir » la reine des démons dans un foyer loin d’être ordinaire, cette opposition, qui, on le sait, va se transformer en alliance, peut réserver des surprises. Mais malheureusement cet aspect est un peu traité par-dessus la jambe. La notion de héros se retrouve que lors d’une ridicule scène d’action. De plus, Basara ne semble pas se poser plus de question que ça sur le fait d’héberger puis défendre la reine des Démons. Si le héros ne se pose pas de questions, le lecteur oui ! Surtout que le scénario ne se penche pas non plus outre-mesure sur la situation et les enjeux dans le monde des démons.

L’histoire est donc à peine esquissée, juste assez pour planter un minimum de décor. Mais pour le reste, il se résume sur un post-it. Mais clairement ce n’est pas ce qui est recherché par les mangakas. Non ! La singularité de ce titre est de tout jouer sur le fanservice à outrance !

Et ce fanservice va nous servir sur un plateau tous les fantasmes nippons. Ainsi la mise en place des personnages, et le début de développement de la relation frères/ belle-soeurs n’a presque que pour but la mise en avant du fantasme très japonais frère-soeur. Pour les lecteurs occidentaux ce délire incestueux est assez étrange et mal venu. Il y a aussi le fantasme de la jeune fille avec une Maria, jeune mais lubrique. Mais le summum revient à la matérialisation du pacte qui va unir Mio à Basara.
Ce pacte de fidélité (qui va réserver quelques surprises, mais je vous laisse découvrir ça) doit se faire en malaxant les seins de Mio. Ce qui a pour conséquence de lui donner un plaisir exacerbé. Nous sommes donc dans le grotesque et l’excessif, voir la série Z, mais c’est assumée. Après personnellement, je ne suis pas friand de fanservice, donc je suis passé à côté, malgré un côté fun tellement c’est « trop ». Le pur côté fanservice seul aurait pu passer mais j’ai vraiment du mal avec le délire sur les frères-soeur et le « précocité juvénile » de Maria.

Tout au long de ce premier tome, tout est sujet pour du fanservice, avec des quiproquos, des situations loufoques, des personnages perchés (enfin surtout Maria). Mais derrière, il n’y a pas grand chose, même si, paradoxalement, on sent qu’il peut y avoir un peu plus de matière. Mais dans cette introduction, elle n’est pas développée.

Graphiquement, le trait de Miyakasiwa est assez agréable et va bien avec le style du titre. Même si j’émet de sérieux doutes sur la physique de la poitrine de Mio, le reste est très agréable à l’oeil. La mangaka sait mettre ses héroïnes en avant. Elle se rapproche parfois du style hentai, mais ça ne dérange pas ici. Mais ses cases sont fournies, le charadesign intéressant et le découpage pas mauvais. Mais son gros point fort, ça reste les scènes de fanservice, où la dessinatrice fait étalage de ses capacités.

Pour conclure, The Testament of sister new evil – tome 1 de Tetsuo Uesu et Miyakasiwa ne ment pas sur la marchandise. C’est bien un shônen érotique et même si le côté shônen reste un peu à prouver. Tout est axé sur le fanservice, la mise en avant des formes des demoiselles et autres tripotages en règle. Pour le reste, c’est le strict minimum. Il y a bien un background d’esquissé, mais ça reste vraiment au niveau de l’ébauche. Je pense notamment à la dimension shônen qui se résume à un pseudo combat et à des capacités de héros et de démones des personnages. Très sommaire.
Ce manga reste un concentré de fanservice, nous ressassant certains délires japonais assez particuliers pour des occidentaux.
Pour apprécier ce titre, il faut aimer le fanservice et accepter le côté léger de l’intrigue et des personnages. C’est en-dessous de la ceinture, tendance nanar, mais assumé. Pourquoi pas si c’est qu’on recherche. Personnellement, le fanservice ne me touche pas et je ne suis donc pas la cible. Mais même ainsi, en acceptant de débrancher mon cerveau, ça se lit sans déplaisir. C’est un peu potache, mais ça peut distraire.
Attendons la suite pour émettre un jugement définitif, mais ça reste une lecture légère et dispensable.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Accrochez-vous à ce style de fanservice.

2 commentaires »

  1. MrReccA 30/05/2017 at 15:31 -

    J’ai trouvé cette série pas mal intéressante en anime, le côté ECCHI aidant sûrement à garder l’interêt. C’est tout de même bien ficellé au niveau du scénario, et les différents persos sont ghaut en couleur ^^
    A voir ce que ça peut donner en livre, je n’ai à ce jour pas encore franchi le pas

  2. Kameyoko 31/05/2017 at 16:13 -

    @MrRecca : Avant de faire la chronique je n’avais vu l’anim’. Mais j’ai trouvé le tout assez poussif et pas très intéressant. Et l’overdose d’ecchi m’a saoulé ^^ Je suis pas fan du fanservice en règle générale.

Laisser un commentaire »