. The Royal Doll Orchestra – tome 2 par Kaori Yuki | Fant'asie
Bagooor 09/03/2011 0

The Royal Doll Orchestra 2 par Kaori Yuki

La musique adoucit les moeurs

Voici le second volume de la série en 5 tomes The Royal Doll Orchestra.

Kaori Yuki est l’auteur de ce titre très particulier, qui met en scène des »zombies », connus sous le nom de Guignols dans son oeuvre.

Le précédent volume m’avait surpris par la réalisation du titre, ainsi que par l’atmosphère qui se dégageait du titre, très éloignée des shojos que j’avais pu lire jusque là.
Contrairement à ce que je pensais, The Royal Doll Orchestra semble être un titre très adulte, avec pour le moment aucun aspect de l’amour, ou d’histoire à l’eau de rose.

Dans les commentaires du précédent volume, j’avais eu quelques informations supplémentaires sur cette auteure, et sur le style particulier dans lequel elle évolue. Ce second volume confirme l’orientation surprenante du titre, dans un style gore et légèrement gothique.

Résumé du tome 2

L’orchestre de Rutile parcours toujours le monde ravagé par les Guignols.
Composé du violoniste Kohaku et du violoncelliste Gwindel, l’orchestre s’est récemment agrandit avec l’arrivée d’Eles, une jeune pianiste. Celle-ci a été sauvée lors d’une précédente représentation de l’orchestre, et elle remplace depuis le pianiste disparu de la troupe.

Lors d’un voyage, l’orchestre de Rutile rencontrera l’orchestre royal officiel de la Reine. Celle-ci a un message pour Rutile, et il doit donc se rendre à la capitale. Mais Rutile ne semble pas être enjoué par cette décision.

Arrivé sur place, l’orchestre se fera mettre sous les verrous, tandis que Rutile aura l’autorisation de rencontrer la Reine, qui n’est autre que sa petite soeur.
Les liens entre le frère et la soeur ne sont cependant pas au beau fixe, car avant de se faire renvoyé de la cours, Rutile avait tenté d’assassiné sa propre soeur.

Le passé de Rutile mettra-t-il en danger tous les membres de son orchestre ? Pourquoi Eles semble intéressé la Reine ?

L’amour s’invite chez les Guignols

L’aventure de l’orchestre de Rutile se poursuit dans un monde où de nombreuses personnes sont contaminées par un étrange virus, qui les transforment en guignols : des humains sans vie, proche des zombies.

Ce second volume se compose de 2 histoires en 2 chapitres chacune. Chaque histoire permet de faire avancer l’histoire de la troupe, ainsi que de faire évoluer les personnages parmi diverses intrigues.
Lorsque l’on passe d’un arc à un autre, on se rend compte à la lecture que l’on change d’histoire, et qu’une nouvelle intrigue va être au centre de l’orchestre. De plus, nous en apprenons progressivement sur cet orchestre, en particulier sur la Reine dans la première histoire, et sur l’ancien pianiste du groupe dans la seconde histoire.

Cela sera sans doute abordé dans la suite de l’oeuvre, mais je trouve que pour le moment l’histoire se concentre trop sur Rutile et Eles, au détriment de Kohaku et de Gwindel. Kohaku semble être un personnage intéressant, et il devrait être possible de faire une bonne intrigue sur celui-ci.
La suite nous dira si les personnages secondaires auront droits à plus de développement.

Un nouveau type de Guignol est développé dans ce second tome. Ils avaient déjà fait leurs apparitions dans le premier tome, mais ils sont beaucoup plus présents dans ce volume. Il s’agit donc maintenant de Guignols qui peuvent avoir des sentiments, et hormis quelques marques, ils paraissent tout à fait normaux.
Cela permet à l’auteure d’avoir des personnages facilement sacrifiables, alors qu’aucune véritable explication ne soit pour le moment donnée.

Petit à petit, on sent que le personnage d’Eles se rapproche de Rutile, attiré par ce jeune homme à l’apparence féminine, qui se dévoût totalement à sa cause. C’est donc finalement à la fin du second volume, que cette attirance se fait sentir, même si le final du tome laisse à penser qu’Eles changera de sentiments envers lui.
Le côté shojo commence à apparaître, bien que je pense que le traitement sera bien différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.

Le dessin de Kaori Yuki est très bien selon moi. Je ne suis pas un habitué des styles shojo, mais la mangaka n’est pas complètement dans le style shojo. On reconnaît certains découpages et pages qui tirent leurs origines du style shojo, mais globalement ce n’est pas dominant. C’est cet aspect qui permet de se tirer un peu du style shojo, en plus des thématiques abordées par l’auteure.

Ce second volume est dans la continuité du premier, et Kaori Yuki continue de mettre en place ses personnages et son histoire. Je pense qu’à partir du prochain tome les choses vont s’accélérer, car avec seulement 5 tomes, l’intrigue va avancer rapidement.

J’accroche plutôt bien à ce titre, moi qui pensait ne vraiment pas apprécier.
Reste à voir comment va se poursuivre le titre, mais je trouve que Kaori Yuki réalise un titre qui sort de l’ordinaire, loin des productions que l’on a l’habitude de voir dans les rayons.
C’est donc un petit vent de fraîcheur parmi mes lectures, et j’y adhère complètement.

Appréciez-vous également le style de Kaori Yuki ? Aimez-vous The Royal Doll Orchestra ?

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