. The Royal Doll Orchestra – tome 1 par Kaori Yuki | Fant'asie
Bagooor 10/11/2010 3

The Royal Doll Orchestra tome 1 par Kaori Yuki

Un grand nom du shojo

Pour les lecteurs habitués du genre, Kaori Yuki est une grande auteure de shojo. Les éditions Tonkam ont déjà éditées de nombreuses oeuvres de celle-ci, dont Angel Sanctuary, Comte Cain ou encore Ludwig Revolution.

Je n’avais jusqu’à présent jamais lu d’oeuvre de Kaori Yuki, mais j’en avais entendu parler. Avec le nombre important de titres de cette mangaka publiés, ainsi que la renommé d’Angel Sanctuary, ce n’est pas étonnant. Mais comme à chaque nouvelle lecture d’un shojo, je dois faire face à un certain a priori sur le thème.

Or avec The Royal Doll Orchestra, je n’ai pas eu l’impression d’être dans un shojo, vu que les thèmes que l’on rencontre habituellement n’y étaient pas très présents. Et ce n’est pas commun de rencontrer des zombies et des mercenaires dans un shojo.

Et pourtant, ce titre est une bonne lecture, qui revient sur des thèmes communs en leurs donnant une nouvelle approche.

Résumé du tome 1

Un étrange virus ravage la population.
La chair des gens se durci, ils perdent leurs humanités et tentent d’agresser les gens non contaminés pour les mordre. Proche de ce que l’on pourrait appeler des zombies, ils sont des « guignols ». Pantin sans vie, les cités vivent dorénavant à l’écart, et évitent tout contact avec l’extérieur, de peur d’apporter la mort dans leurs murs.

Dans ce monde détruit, des orchestres voyagent de ville en ville pour apaiser le coeur des gens, mais aussi pour affronter les hordes de guignols. Ses orchestres sont envoyés par l’Ordre afin de détruire ce fléau.
Un chanteur, un guitariste et un bassiste se donnent donc en spectacle dans des villes où la population n’a plus confiance en l’Ordre.

Mais les membres de l’orchestre officieux semblent cacher des secrets : en plus d’être de bon musiciens, ce seraient également de terribles mercenaires et d’anciens condamnés.

Une vision originale des zombies

Voir des zombies et des mercenaires combattre a été une bonne surprise en ouvrant ce shojo. Je ne m’y attendais pas vraiment, et j’étais intrigué sur la façon dont allait se dérouler l’oeuvre, avec de tels thèmes.

Mais les a priori que j’ai à chaque fois que j’ouvre un shojo ont très vite été dissout. J’ai lu ce premier volume de The Royal Doll Orchestra d’une traite, complètement pris par l’intrigue et le suspense de l’histoire.
L’environnement de l’oeuvre est plutôt bien mise en scène, et l’on a vraiment l’impression d’être dans une histoire de zombies. Le fait de les appeler des « guignols » rend la vision de cet évènement un peu moins meurtrier qu’il n’y parait, mais le monde n’en est pas moins sans danger.

Pour le moment, le but de cet orchestre n’est pas très bien défini. Ils sont là pour jouer de la musique, mais celle-ci semble avoir un impact particulier sur les guignols. Mais plusieurs caractéristiques semblent possibles : le guignol peut retrouver son esprit d’antan, permettant ainsi de passer les derniers moments avec la personne que l’on connaissait, et non une personne mourante, n’ayant plus toute sa tête.

Il y a une bonne part d’action et d’intrigue dans ce titre. Je m’attendais à beaucoup plus de romance, mais il n’en est rien. Je pense que ce titre est clairement plus orienté grand public que jeune fille uniquement. C’est donc une très bonne surprise, et j’espère que la suite du titre conservera cet aspect. Le titre est prévu sur 5 volumes, et je pense qu’il y a encore beaucoup de sujets possibles et que les histoires vont être intéressantes.

Le dessin de Kaori Yuki est assez bien. Encore une fois, son découpage ne fait pas trop penser à un shojo, bien que cela soit tout de même visible. La superposition de certaines cases ainsi que des effets brillance / étoilés montrent bien le public auquel est destiné le titre.
Il arrive que certaines cases ne soient pas très lisibles, mais ce n’est pas régulier. C’est cependant dommage car l’on ne sait plus quel personnage fait quoi, et c’est un petit peu fouillis. Mais dans le trait aussi le titre s’éloigne des clichés shojo.

Dans cet article je parle beaucoup des clichés shojo, ainsi que des a priori. N’étant pas un grand lecteur de ce type d’oeuvre, il est normal que je tente de comparer ce titre avec l’image que j’avais du style shojo. Du coup, j’en viens à me demander si les a priori que les gens ont sur les shojos ne sont pas caricaturaux ? Car après la lecture de ce titre, ou de Paradise Kiss, on sent que la façon de réaliser le manga est différente que pour les shonens, mais ce n’est pas aussi flagrant que sur des titres vraiment destinés à des jeunes filles. Fruit Basket me fait par exemple beaucoup plus penser à un vrai shojo (que ce soit dans l’intrigue et le style des dessins) que The Royal Doll Orchestra, qui est plus raisonné.
Ce n’est que mon avis personnel, mais il est possible d’en parler en commentaire !

Pour en revenir au titre, The Royal Doll Orchestra de Kaori Yuki est un titre sympathique à lire, qui peut surprendre par le traitement qu’il est donné au thème abordé.
C’est donc une bonne surprise, et je vais lire les volumes suivants. J’espère que cela restera dans la même veine que ce premier tome.

Avez-vous aimé ce titre de Kaori Yuki ? Que pensez-vous du style de l’oeuvre ?

3 commentaires »

  1. Katua 10/11/2010 at 20:07 -

    Le shôjo est un genre extrêmement diversifié, d’autres te le diront mieux que moi 😉
    Kaori Yuki, en l’occurrence, fait toujours des shôjos dans un style qui lui est très propre et reconnaissable à 30 kilomètres (pas qu’au niveau du dessin, mais aussi de la mise en page, de l’ambiance, des personnages, des thématiques, de leur traitement, etc)
    Sans aller jusqu’à dire que « t’en as lu un tu les as tous lus » il y a quand même un peu ça (même si c’est une auteur que j’adore 😳 )
    Évidement, le fait que tu la découvres t’empêche de t’en rendre compte et tant mieux pour toi, car à mes yeux ce manga ne se différencie absolument pas du reste de sa production. Le fait qu’il soit assez court l’empêchera très certainement de sortir du lot comme le faisaient Angel Sanctuary ou Comte Cain, qui brillaient surtout par leurs personnages très fouillés.
    En tout cas, si tu apprécies son boulot sur The Royal Doll Orchestra, je ne peux que t’encourager à jeter un coup d’œil au reste de ses mangas ! 🙂

  2. Bagooor 12/11/2010 at 10:58 -

    @Katua : Merci pour ses informations sur cette auteure. C’est vrai que je découvre Kaori Yuki seulement maintenant, mais mieux vaut tard que jamais 🙂 J’en avais entendu parler, et c’est une bonne chose que je puisse enfin lire une de ses oeuvres.
    Si tu me dit que toutes ses oeuvres se ressemble beaucoup, je ne me jeterais peut être pas sur ses autres titres. Mais au moins j’aurais eu une idée du style de cette auteure.

  3. Seraf 13/11/2010 at 17:38 -

    Hiii il est sorti ? JE LE VEUUUUUX

    Et comment ca ? « le dessin de Kaori Yuki est assez bien » ? Le dessin de Kaori Yuki est absolument génial et magnifique ToT
    Je suis rarement une fangirl niveau manga (passque je suis ultra difficile) mais Kaori Yuki c’est mon Dieu. Voila, ca c’est dit.

    Sinon, je rejoins Katua, Kaori Yuki est classé dans du Shojo car il faut bien la mettre quelque part. Cependant, au vu des themes abordés régulièrement dans ses oeuvres (inceste, pedophilie, sequestrations, viol, meurtre ) on est assez loin d’un Fruit Basket.
    Je te conseille les God Child et les Ludwyg Revolution (Bon, A+S aussi, mais y’a 20 tomes, donc, bon…)

Laisser un commentaire »