. Tellos de Todd Dezagon et Mike Wieringo | Fant'asie
Kameyoko 30/04/2015 0
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Tellos de Todd Dezago et Mike Wieringo

Tellos de Todd Dezagon et Mike Wieringo

Un monde d’héroïc-fantasy

Delcourt nous propose de rééditer ce titre issu du catalogue Image comics et qui date de la fin des années 90. Ce comic a déjà eu le droit à une première édition en 2002 aux éditions Semic.
L’occasion pour les lecteurs français de redécouvrir ce récit de fantasy, dans une tradition un peu oldschool.

Tellos de Todd Dezagon et Mike Wieringo est édité par Delcourt Comics et est disponible à la vente depuis le 19 novembre 2014.

Résumé de Tellos chez Delcourt

Résumé de l’éditeur :

Jarek et son ami le tigre Koj, flanqués de Rikk le renard, Serra la princesse pirate et Hawke, doivent combattre l’influence grandissante du maléfique Malesur sur les multiples royaumes du monde de Tellos, où vivent des créatures mythiques et des peuples légendaires. Mais quel est le secret qui entoure ces personnages prisonniers de Tellos ? À vous de le découvrir dans cet ouvrage monumental.

Du Image Comics de la fin des années 90

Tellos est un récit de fantasy presque classique avec tous les ingrédients « clichés » de ce genre : héros adolescent, seconds rôles bien définis et un peu caricaturaux, vieille prophétie, artefact important…

L’histoire débute dans la ville de Jeffsport où un jeune adolescent Jarek et son compagnon Koj, un homme tigre, sont deux voleurs poursuivis pour leur dernier larcin. En route ils vont croiser la route d’une jeune pirate Serra. Par un concours de circonstance, le garçon va se voir confier un médaillon. Cet artefact a le pouvoir de lutter contre les forces du mal grandissantes. Mais pour cela, ils doivent trouver une deuxième personne capable d’utiliser le médaillon. Débute pour eux une quête pleine de dangers où ils croiseront de nombreux personnages alliés ou ennemis.

Le scénariste, Todd Dezagon, nous offre un récit qu’on sent être un amalgame de références aussi bien du côté évidemment de la fantasy, que du cinéma des 80/90, voir même un peu du manga. Il nous livre ainsi un monde enchanteur, presque mignon mais qui ne respire pas la grande nouveauté. L’époque d’écriture de ce comic joue dans ce ressenti. La fantasy n’était pas si diversifiée et populaire à l’époque. Néanmoins, pour des habitués du genre, on retrouve un peu tous les clichés du genre.

Mais fort heureusement, la fin est excellente et apporte une vraie touche d’originalité ! Ce qui gomme un peu l’impression de classicisme du récit. Mais je ne vais pas m’approfondir dessus pour éviter de spoiler.

L’univers imaginé par Dezagon est assez féerique, haut en couleur et assez bon enfant. On est loin d’un style de Dark fantasy. Surtout qu’il y a une bonne dose d’humour, sur fond d’aventure épique,avec pour toile de fond, la lutte du bien contre le mal.
Les personnages croisés répondent tous à un archétype que ce soit le pirate, le roublard, le noble guerrier, le mentor/ maître/ sorcier plein de sagesse, le vilain bien méchant et ses sbires… Mais tous sont intéressants et attachants. Ils sont globalement assez bien développés et deviennent sympathiques.
Le héros manque un peu de profondeur mais la fin vient effacer cette impression pour finalement en faire un personnage plein de profondeur et pas si linéaire que ce que l’on pouvait craindre.
Même les méchants ont un intérêt. Le grand méchant est un peu terne et fade, mais certains de ses sbires ne manquent pas de piquants.

Le récit est un peu linéaire, même si plein de rebondissements. Nous sommes vraiment dans un récit d’aventure, dans un monde fantastique, bien balisé. De plus,il y a une certaine candeur qui se dégage de ce Tellos qui finalement fait du bien à lire.

Pour ce qui est du graphisme, le trait du regretté Mike Wieringo colle parfaitement à l’ambiance de ce comic. Son dessin cartoony, très coloré et rond apporte de la rondeur et de la bonhomie au tout. Il aide à s’immerger dans ce monde et à s’attacher aux personnages dotés d’un bon charadesign.
Son découpage et sa composition sont de bonne qualité et offrent de belles planches.
Son style n’est pas sans rappeler un peu du Humberto Ramos ou du Joe Madureira. Malheureusement cet artiste est décédé en 2007.

Pour conclure, ce Tellos de Todd Dezagon et Mike Wieringo accuse un peu son âge en proposant une fantasy clichée et un peu datée. Pourtant, ça reste un récit agréable à lire, très colorée, avec une candeur pas salvatrice mais néanmoins très appréciable. Cette aventure fantastique se lit avec plaisir, surtout avec des personnages un peu caricaturaux mais néanmoins attachants et plein de vie.
Le lecteur plonge avec facilité dans ce récit rythmé, mais un peu linéaire concocté par Todd Dezagon. Surtout que la conclusion est très réussie et clôture avec brio ce comic. Je ne peux pas en dire trop, mais la fin est surprenante, tellement elle casse le côté convenu du récit par un vrai bon twist.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce titre ?

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