. Shadowman – tome 1 de Patrick Zircher et Justin Jordan | Fant'asie
Kameyoko 22/04/2014 0
  • Scénario
  • Graphisme

Shadowman - tome 1

Shadowman – tome 1 : rites de naissance de Patrick Zircher et Justin Jordan

Une nouvelle production Valiant

Il y a quelques mois, Panini Comic s’est lancé sur un nouveau créneau : la production Valiant. L’éditeur profitait ainsi du relaunch de leur univers. Et vu la réputation de ses titres, ça ne pouvait être qu’une bonne idée.
L’éditeur continue sa stratégie avec ce nouveau comic : Shadowman.

Que vaut ce Valiant ?

Shadowman – tome 1 de Patrick Zircher et Justin Jordan est édité par Panini Comics et est disponible à la vente depuis le 15 janvier 2014.

Résumé de Shadowman 1 chez Panini Comics

Résumé de l’éditeur :

L’univers Valiant vous présente sa dernière production : Shadowman. Les forces des ténèbres s’apprêtent à prendre possession de la Nouvelle-Orléans. Jack Boniface doit alors accepter l’héritage qui est le sien et devenir Shadowman. Ce héros est le seul capable d’affronter les monstrueuses créatures qui hantent la ville. Mais ses pouvoirs surnaturels sont-ils vraiment une bénédiction ? Y aura-t-il un prix à payer ? Découvrez-le dans cette nouvelle série signée Justin Jordan (Luther Strode) et Patrick Zircher (Thunderbolts, Mystery Men).

Fantastique et arts nécromantiques

Panini Comics continue sa stratégie de développer une ligne Valiant en France. Après les bonnes surprises qu’ont été X-O Manowar, Harbinger, Archer et Armstrong, un nouveau titre rejoint le catalogue en la présence de Shadowman. Et comme ses confrères, ce premier tome sera très introductif et nous présentera ce nouvel héros et ce nouvel univers.
Shadowman fait aussi parti des titres relancés par Valiant et présente donc le gros intérêt d’être un vrai nouveau départ, et par conséquent accessible aux néophytes.

Rapidement ce comic pose les bases de ce qui fera sa spécificité : son ambiance et son lieu. En effet, et c’est assez rare pour le souligner, mais l’action se passe, ici, à la Nouvelle-Orléans, sa moiteur, son folklore vaudou et surnaturel. Le ton de l’histoire jouera donc beaucoup sur l’aspect mystique, horrifique et surnaturel.
L’histoire est celle de Jack Boniface qui va se découvrir des pouvoirs surnaturels, plus ou moins liés à une amulette donnée par sa mère. Et cela va arriver au moment où les « forces du mal » incarnées par Mr Twist commencent à refaire surface. Mais pour les combattre, il va avoir besoin de trouver des réponses et surtout maîtriser ses nouveaux pouvoirs.
Avec une telle base, l’histoire prend une direction assez classique avec un jeune homme qui découvre sur le tard ses pouvoirs, lui conférant des responsabilités et une force supplémentaire. Et évidemment tout cela est plus ou moins lié à son histoire familiale. On ne sera pas non plus surpris outre mesure par ses compagnons spécialisés en choses mystiques et nécromancie. Mais ils sont quand même intéressants entre le nain grand maître de ces domaines et son apprentie mignonne et qui est amenée à se rapprocher de Jack.

Soyons honnête, Shadowman n’est pas un monstre d’originalité. Mais cela ne signifie pas  pour autant que c’est un comic assez anecdotique, loin de là. En effet, le scénario fait la part belle à une relecture des origines de ce héros, avec cette volonté, bien visible, d’ouvrir ce titre au nouveaux lecteurs et de poser les bases de l’univers. Rapidement, on voit que nous à faire un titre qui se veut assez sombre, sans tomber dans l’horreur sanglante. On s’imprègne bien de l’atmosphère mystique et fantastique, que l’on retrouve bien dans le personnage atypique de Mr Twist. Le scénariste nous entraine très rapidement dans ce tourbillon d’événements pour nous proposer un récit très rythmé, où il est difficile de s’y ennuyer. Le tout se lit avec plaisir, rapidement et de manière fluide. On est pris dans l’intrigue et l’immersion est aisée car il n’y a pas de temps morts. Les personnages sont suffisamment intéressants et ont la substance nécessaire pour vouloir lire la suite. Surtout que, personnellement, j’aime bien l’aspect un peu démoniaque, magie noire et spiritisme. Ce qui colle parfaitement à la Nouvelle-Orléans.
Malgré une histoire calibrée pour un large public, assez classique, cela nous tient en haleine. On pourra juste reprocher que cela va un peu vite ou que ce tome est un peu court en chapitre. Clairement on sent que la volonté a été d’introduire les personnages, l’ambiance et poser le titre mais tout en développant une trame globale et en rentrant dans le vif de l’action, sans perdre de temps.

Graphiquement, Patrick Zircher réalise un travail convenable. Il est plutôt bon quand il s’agit de représenter les cases où il y a les personnages importants, où même dans le découpage plutôt correct. Par contre, on voit clairement qu’il n’apporte pas le même soin sur les personnages secondaires. Mais surtout, le travail est nettement moins bon, voir même décevant pour ce qui concerne les arrières-plans bien pauvres et parfois même bâclés. Cette irrégularité dans le dessin est un peu gênante car quand il s’en donne la peine, son trait est assez fin.

Pour conclure, Shadowman est, pour le moment, un peu inférieur aux autres titres Valiant que j’ai pu lire, et cité en début d’article. Mais ça n’en fait pas un mauvais comic. Le tout se lit très bien, avec une atmosphère bien retranscrite et intéressante. Évoluant plus dans le segment sombre de Valiant, ce Shadowman, malgré un certain classicisme, aura suscité suffisamment d’intérêt pour vouloir voir ce que nous réserve la suite et voir ce que ce Shadowman a dans le ventre. C’est clairement une introduction qui appelle surtout à une suite qui promet d’être plus ambitieuse et grandiose. Mais cette mise en bouche réussit son objectif premier à savoir nous intéresser à ce titre, à défaut de réellement nous passionner. Une bonne entrée mais qui appelle surtout le plat de résistance.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce nouveau titre Valiant ? Comment le situez-vous par rapport aux autres ? Aimez-vous le côté un peu dark ?

Laisser un commentaire »