. Seven to Eternity – tome 1 | Fant'asie
Kameyoko 12/04/2018 2
  • Scénario
  • Graphisme

Seven to Eternity - tome 1

Seven to Eternity – tome 1 de Rick Remender et Jerome Opeña

La domination du Maître des Murmures

Informations générales sur Seven to Eternity 1 :
Date de sortie : 03 novembre 2017
Scénariste : Rick Remender
Dessinateur : Jerome Opeña
Type : Comic
Editeur : Urban Comics

Résumé du tome 1 :

Le Maître des Murmures étend son emprise sur le royaume de Zhal, promettant à quiconque l’écoutera d’exaucer son voeu le plus cher en échange d’un accès total à ses yeux et à ses oreilles.
Refusant ce marché de dupe, transformant les victimes du tyran en véritables espions à sa solde, Zeb Osidis s’exila il y a des années, contraignant son clan à errer sur les terres inhospitalières de Zhal. À la mort de Zeb le patriarche, rattrapé par les assassins royaux, il revient désormais à Adam d’honorer la promesse faite à son père de ne jamais céder aux avances du Maître des Murmures. Devant la misère de la famille dont il a désormais la charge, sera-t-il seulement capable de résister ?

De la fantasy selon Rick Remender

Le simple mention du nom de Rick Remender suffit maintenant pour m’intéresser de très près à une oeuvre. Après quelques perles comme Black Science, Tokyo Ghost ou encore Deadly Class, j’étais curieux de le voir sur ce Seven to Eternity prometteur et de le voir dans cette incursion dans la Dark Fantasy.

L’histoire se passe dans le royaume de Zhal entièrement sous le joug du Maître des Murmures. La famille Osidis a refusé ses avances et le paie chère étant traquée et marginalisée. Mais les sbires du tyran les retrouvent entraînant la mort du patriarche. Son fils n’a d’autre choix que d’entreprendre un périlleux voyage au cours duquel les tentations et dangers seront multiples. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette épopée réservera son lot de surprises et de créatures/ personnages incroyables.

Rick Remender pose son intrigue, ses personnages et son univers. Et tout ça s’annonce déjà dense. Il prend le risque également de ne pas fournir, de suite, toutes les clés de compréhensions. Les premières pages sont assez délicates à lire car il sort du principe de narration très souvent utilisé consistant à être très didactique. Là, Remender livre les éléments à la volée, laissant le lecteur dans le questionnement et l’incitant à se poser les questions et à recoller les morceaux. Même si l’exercice est exigeant, c’est finalement une approche bénéfique. On ne plonge que plus facilement dans ce monde fascinant et étrange. Le scénariste propose un monde d’une profondeur certaine, avec beaucoup d’imagination dans les lieux, personnages, interactions… On sent le travail derrière, la volonté de proposer un véritable background fouillé. On savait Remender à l’aise avec la SF, il nous prouve qu’il peut aussi s’immiscer dans de la Dark Fantasy.
Mais le pendant de tout ça, de cette créativité folle qui explose sur chaque page, c’est que le titre est difficile à appréhender et à comprendre. Le lecteur n’est pas pris par la main, il faut réfléchir, combler les trous et prendre le temps de digérer certains informations. Et pourtant l’aspect entertainment est bien présent une fois la mise en place faite. La quête est primordiale, les ennemis variés, puissants et charismatiques. Les rebondissements sont bien trouvés, cumulés à bon rythme.
Surtout que derrière ça, il y a de vrais thèmes et de vraies réflexions comme sur le sens de la famille, la notion de pureté morale et le fait de résister à la tentation, le pouvoir de contrôler la masse par la manipulation et la perfidie. La réflexion autour de la compromission, de l’attrait de la facilité au détriment des idéaux est passionnante et sert le récit.
Le méchant, le Roi Fange est assez intéressant en ce sens. Tout son aura maléfique provient de sa capacité à manipuler les gens, à les retourner en leur offrant ce qu’ils désirent et dans sa capacité à les faire devenir espion et donc « surveiller » et contrôler la population. Mais il y a également des méchants plus axés sur leurs capacités de combat qui proposeront de beaux affrontements.
Personnellement, j’ai eu du mal accrocher au personnage principal, que je trouve un poil fade. Au contraire des personnages plus secondaires souvent bien caractérisés et avec des charadesign réussis. Ils permettent vraiment d’apporter quelques chose au récit, que ce soit dans leurs actes ou tout simplement dans leur motivations permettant de mieux comprendre le fonctionnement du monde de Zhal.

En fait, plus on avance dans la lecture, plus on se rend compte du travail de Remender et plus on est absorbé. Mais il faut évidement réussir à passer outre un départ qui peut s’avérer fastidieux.

Graphiquement, Jerome Opeña nous livre un travail assez fabuleux. Son charadesign, ses décors, tous les détails de ce monde sont tous réussis et contribue à donner une vraie identité, une vraie personnalité à ce Seven to Eternity. Son trait fin, précis et détaillé confèrent un charme indéniable. Surtout que son découpage, son travail sur les double-pages offren un dynamisme incroyable et rendent terriblement épique le parcours d’Adam.
A noter aussi le travail remarquable du coloriste Matt Hollingsworth.

Pour conclure, Seven to Eternity – tome 1 de Rick Remender et Jerome Opeña se pose encore comme un potentiel incontournable de la bibliographie de Rick Remender. Son incursion dans la fantasy est une réussite. on y devine un environnement riche et dense, savamment orchestré par ce talentueux scénariste. Malheureusement, je ne peux m’empêcher de penser que beaucoup pourront passer à côté car c’est une lecture définitivement exigeante. Toutes les clés de compréhension ne sont pas données de suite (voir pas du tout pour certaine) et nécessite de faire un effort pour comprendre ce que nous propose Remender. Mais plus on tourne les pages, plus la vision du monde se fait claire et plus l’on se rend compte du travail qu’il y a derrière et du backgroudn imaginé par l’auteur. L’univers, les personnages (notamment ceux plus secondaires), les thématiques sont fouillées et passionnantes. Et pour ne rien gâcher, la patte graphique de Jerome Opeña sublime le tout.
Je ne peux donc que vous inviter à faire l’effort d’aller jusqu’au bout car le voyage en vaut la peine.

2 commentaires »

  1. Steph 17/04/2018 at 11:49 -

    Je viens de finir. Une fois de plus, pas déçue. J’attends impatiemment ce que l’avenir nous réserve ici

  2. Redlobstersurvey 09/11/2018 at 19:28 -

    Food survey feeback of customers.

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