. Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 9 | Fant'asie
Kameyoko 05/03/2010 0

Saint Seiya, the Lost canvas - tome 9

Saint Seiya the Lost Canvas – tome 9 de Shiori Teshirogi

Et le chevalier qui fera sont apparition est …

Le tome 8 était franchement sympa à lire avec un trio que l’on attendait pas trop : Sage, Thanatos et Manigoldo. Il suivait le schéma maintenant classique imposé par Shiori Teshirogi à savoir un chevalier d’or qui meurt, un autre qui est introduit.

Après Manigoldo, dans ce tome 9 nous verrons un nouveau chevalier d’or : El Cid Chevalier d’Or du Capricorne.

La mangaka avait pour habitude de proposer des chevaliers d’or bien différents de ceux que nous connaissons. Là avec El Cid, c’est moins le cas. Je trouve qu’il ressemble beaucoup à Shura (physiquement et caractériellement).

Au delà de ce nouveau chevalier d’or, nous verrons de nouveaux personnages puissants dignes d’être l’adversaire du chevalier d’Or. Mais, comme depuis le début (exception faire de Kagaho), Teshirogi a du mal à rendre intéressant ces méchants. Là encore c’est un peu le cas. Ils ne servent que de faire-valoir.

Résumé de Saint Seiya the Lost Canvas 9 chez Kurokawa

Suite au piège de Sage, l’esprit de Thanatos se retrouve prisonnier du « Saint Coffret d’Athéna« . Le tribut à payer est lourd puisque le Grand Pope y laisse la vie. Le coffret est envoyé à la Déesse. Hakurei le frère jumeau de Sage n’est pas surpris de cette perte. C’était leur destin d’emprisonner Hypnos et Thanatos. Athena lui demande de ne pas agir impulsivement, de ne pas mourir.

Manigoldo n’est pas ressorti indemne de son précédent combat. Il croise le chemin de Shion pour la dernière fois.

Hypnos ordonne à Oneiros, Dieu des rêves et Icelos, celui des illusions de se charger de Tenma qui a pénétré sur le territoire du sommeil.

El Cid, chevalier d’Or du Capricorne pénètre dans la forêt de mort, là où se situe la dernière trace de la cosmo-energie de Manigoldo. A peine est-il arrivé, qu’il est déjà confronté à des spectres. Il en vient très facilement à bout.

Mais tout de suite après interviennent Icelos, Oneiros et Phantasos, Dieu de l’irréel.

Ces trois là se révèlent autrement plus coriace. El Cid, perdant même un bras dans l’affrontement, est laissé pour mort.

Pendant ce temps là Tenma, Yuzuriha et Yato se retrouvent prisonnier du monde des rêves. Ce monde qu’El Cid arrivera à rejoindre.

Les chevaliers morts se ramassent à la pelle…

Même si Shiori Teshirogi a réussi à un peu prendre son indépendance vis-à-vis de Kurumada, il y a bien un point dans lequel elle le rejoint totalement c’est le coté répétitif.

Donc depuis quelques temps, elle nous a habitué à présenter un nouveau chevalier d’or, à le faire mourir le tome suivant, à nous en représenter un autre….

Et bah, là c’est encore exactement cette même configuration. Manigoldo meurt, El Cid prend sa place. Et honnêtement, ça commence à m’embêter. Évidement, on sait pertinemment que tous vont mourir excepté Shion et Dohko, mais quand même!

Certes ces chevaliers d’Or arrivent à avoir un caractère différent de ceux de l’époque de Seiya, mais graphiquement ils se ressemblent toujours autant, mais surtout on arrive pas à s’y attacher.

Et pour cause, ils sortent de nulle part, meurent en un tome et ne combattent souvent qu’un seul gros adversaire.

En plus, la plupart de ces adversaires n’ont aucun charisme et aucune prestance. Là aussi, la mangaka n’arrive pas à créer des méchants intéressants. Or pour faire un combat passionnant, il faut que les adversaires soient intéressants pour le lecteur. Ici ce n’est pas le cas. De fait, même si le combat est foncièrement bien, je n’arrive pas à les trouver dantesque. Il ne suscite, chez moi, que peu d’émotions.

Malgré tous les défauts de Kurumada, lui réussissait à rendre les combats spectaculaires et inoubliables, parce que souvent les méchants étaient charismatiques et on connaissait leurs motivation (enfin très souvent). Choses que Teshirogi peine à faire.

En plus, ici, El Cid est relativement froid comme personnage. Il est certes puissant, droit dans ses bottes et va jusqu’au bout de sa mission, mais qu’il est fade! J’ai eu plus d’empathie pour Manigoldo, Aldebaran

Pour les passages avec Tenma, je les ai trouvés presque chiants. Dans la série originelle, Seiya était le Bronze que j’aimais le moins. Or, la mangaka utilise des grosses ficelles et poncifs qu’utilisaient Kurumada avec Seiya; à savoir son incroyable ténacité qu’il lui permet de sortir une énorme cosmo-énergie au moment fatidique. C’est donc décevant et surtout vu et revu, sans surprises.

4 nouveaux Dieux mineurs liés à Hypnos nous sont présentés. Ils arrivent un peu abruptement. On sent qu’ils ne sont là que pour servir de faire-valoir à El Cid. Heureusement Morpheus semble un plus travaillé que les autres.

Concernant l’histoire, ça n’avance pas! Nos 3 héros sont toujours au même endroit. L’intrigue globale n’est pas développée. Certes, le tome reste plaisant à lire, mais on attend quand même des avancées significatives et un peu de surprises. Là, on stagne, avec juste des combats.

Je veux que Saint Seiya Lost Canvas en finissent avec les poncifs et les redondances.

Graphiquement, le dessin est vraiment très bon sur des cases statiques, notamment parce que Shiori Teshirogi soigne beaucoup les armures. Elle leur donne beaucoup de classe avec un soin apporté aux détails et aux jeux de lumières et de reflets.

Par contre, dès que ça s’anime, le trait est déjà moins bon. Certains passages frôlent l’illisible. C’est fouilli, brouillont. On n’arrive pas à voir sous quel angle est montré l’action, et c’est souvent trop chargé. Il arrive donc de ne pas saisir ce que veut nous montrer la mangaka.

Du coup, ma lecture a été assez hachée, en voulant saisir une planche.

Je sais que ma critique est mauvaise, mais c’est l’effet fanboy. Soit on encense soit on démolit plus facilement. Même si le titre se lit bien et que les combats sont intéressants, j’ai tellement envie de plus que je commence à être déçu par ce titre.

J’espère que le prochain tome donnera un sérieux coup de fouet parce que j’ai peur que ça s’englue.

Pour conclure, j’ai presque trouvé ce tome inutile tant il ne se passe pas grand chose d’indispensable. Ça traine un peu, et Shiori Teshirogi peine à donner un tant soit peu d’intérêt aux méchants et n’arrive pas à susciter d’amour pour les chevaliers d’or. Du coup, leurs combats manquent d’héroïsme et d’émotions.

Pensez-vous que je sois trop dur avec ce tome? Trouvez-vous aussi décevant ce tome? Avez-vous ressenti de l’empathie pour El Cid?

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