. Saint Seiya the Lost Canvas – Tome 8 | Fant'asie
Kameyoko 17/11/2009 1

Saint Seiya the Lost Canvas - Tome 8 de Shiori Teshirogi

Saint Seiya the Lost Canvas – Tome 8

Manigoldo, chevalier d’or du Cancer en action

Je trouvais que depuis quelques tomes Saint Seiya the Lost Canvas s’essoufflait. Or le tome 7 insufflait un vent nouveau sans pour autant être totalement novateur. J’ai eu l’impression que Shiori Teshirogi s’émancipait un peu de l’œuvre de son ainé Kurumada. Et puis dans ce tome, nous faisions la connaissance d’un nouveau spectre et d’un nouveau Chevalier d’Or, celui du Cancer : Manigoldo.

Et bien ce personnage sera central dans ce nouvel opus. Mais ce ne sera pas le seul puisque le volume 8 tournera surtout autour de trois personnages et pas forcément ce que l’on attendait.

La mangaka nous propose un tome qui se démarque encore du déroulement classique dans Saint Seiya. De fait, elle semble poursuivre le virage amorcé précédemment et ce n’est pas pour nous déplaire.

Résumé de Saint Seiya the Lost Canvas – tome 8 chez Kurokawa

Dans la Forêt de la Mort, alors que Yato, Yuzuriha et Tenma sont en mauvaise posture face à Veronica, étoile céleste de Nasu, le Chevalier d’Or du Cancer : Manigoldo surgit et leur vient en aide.

S’en suit un combat entre les deux guerriers. Manigoldo semble l’emporter, après lui avoir porter un coup qui a presque déchiré le spectre en deux, ce dernier se relève et révèle son surplis. Face à un corps qui semble invulnérable, le Gold Saint du Cancer utilise la technique des cercles de l’Esprit pour amener Veronica au bord du puit des âmes où il espère vaincre le spectre.

Il s’ensuivra une rencontre avec Thanatos qui tire les ficelles. Un combat se prépare entre les deux hommes. Mais un personnage viendra prêter main forte au guerrier d’Athéna.

Les guerriers de la mort au rendez-vous

Ici, exit Tenma et ses compagnons, place à Manigoldo. Ce dernier ne sera pas seul, puisque ce volume verra s’affronter les guerriers de la mort. La Mort est un thème qui sera central et tout tournera autour de ça. Les guerriers qui s’affronteront ont tous une affinité particulière avec elle. Justement à propos de ces personnages on aura de belles surprises avec l’apparition aussi soudaine qu’inattendue de 2 personnages ô combien importants dans la hiérarchie des deux camps.

Ce Saint Seiya Lost Canvas 8 met aussi sur le devant de la scène un nouveau Chevalier d’Or. Après nous avoir présenté Albafica du Poisson, Asmita de la Vierge, Sysiphe du Sagittaire, Aldébaran du Taureau, cette fois-ci c’est Manigoldo du Cancer qui est à l’honneur.

Et comme à son habitude, Shiori Teshirogi, nous le présente comme différent de celui qu’on connait. Même si au départ, on aurait pu penser qu’il se rapprochait pas mal de Deathmask, il en est assez éloigné. Il est « gentil », fun, balance pas mal de petites vannes. Du coup, il nous parait, de suite, plus sympathique et redore le blason du Cancer. De plus, c’est quand même un chevalier qui montre bien sa puissance. Ce personnage a vraiment un petit quelque chose d’intéressant et de charismatique.

Pour la seconde fois, j’ai l’impression que Teshirogi appose vraiment sa patte sur son œuvre. Elle nous propose un déroulement que je n’imaginais pas. Les principaux rebondissements font mouches. Non seulement ils sont inattendus, mais ils ont un sens et une certaine logique. Ce n’est pas simplement proposer des retournements de situation, histoire de créer artificiellement du dynamisme. Non ici, ça parait logique, et avec ça, cela crée un vrai background.

Attention ce qui suit risque de vos révéler des éléments de l’intrigue

Alors qu’on pensait que Manigoldo se contenterait de terrasser son spectre, ce dernier va plus loin et va retrouver celui qui tire les ficelles : le Dieu de la Mort Thanatos. Cette arrivée fracassante surprend le Dieu qui était avec son jumeau Hypnos. Sûr de leur puissance respective le Dieu du Sommeil n’hésites pas un seul instant à laisser son jumeau seul.
Voir à l’œuvre si tôt un des personnages les plus importants du clan d’Hadès est assez surprenant et surtout arrive très tôt. Il s’en suivra un combat assez déséquilibré entre les deux.

Mais cette confrontation prendra plus d’importance à l’arrivée, là aussi surprise, du Grand Pope, seul survivant de la précédente Guerre Sainte. Cette intervention brutale est bien expliquée puisqu’elle a un rapport avec l’ancienne Guerre mais aussi parce que le Grand Pope est le maître de Manigoldo et l’ancien Chevalier d’Or du Cancer.

Par la même occasion on en apprend un tout petit peu plus sur l’enfance de Manigoldo et sur sa relation avec la mort.

Cette relation maître-élève est vraiment bien rendue et vient renforcer l’idée que la mangaka s’émancipe.

Cette partie là est vraiment plus originale que ce qu’elle nous avait habitué. On sent vraiment son empreinte et on sent qu’elle s’approprie cette œuvre. C’est ce que je demandais depuis quelques volumes, et j’ai enfin ce que je voulais.

Fin de risque de spoil

Concernant le dessin, la dessinatrice est fidèle à elle-même. Elle réalise de superbes planches avec pas mal de détails sur les armures, des angles de vue originaux mais des fois quelques cases un peu fouillies.

Pour conclure, Saint Seiya the Lost Canvas continue de se faire une place de choix à coté de la légende de Kurumada. Shiori Tehsirogi a enfin amorcé le virage qu’on attendait. Elle arrive maintenant bien à rendre personnelle sa série, tout en respectant les codes saint seiyesque. Ce tome a su me surprendre et me passionner. Après des tomes quelconques, depuis 2 tomes on a passé la vitesse supérieure! Tant mieux, j’en redemande!!

Saint Seiya forever!!

Et vous ressentez-vous ce virage? Vous convient-il?

Un commentaire »

Laisser un commentaire »