. Saint Seiya, the Lost Canvas – Tome 7 | Fant'asie
Kameyoko 30/09/2009 2

Saint Seiya, the Lost Canvas - Tome 7 de Shiori Teshirogi

Saint Seiya, the Lost Canvas – Tome 7

Un tome qui relance un peu l’histoire et l’intérêt de Saint Seiya Lost Canvas

Depuis le tome 6, nous savons désormais pourquoi ce shonen se nomme Saint Seiya, The Lost Canvas. Dans ce volume, Hadès continue de peindre son « Lost Canvas » et petit à petit les pions commencent à se déplacer.

Saint Seiya, the Lost Canvas est une grosse licence pour Kurokawa s’appuyant sur la renommé de son illustre prédécesseur « Les Chevaliers du zodiaque« . Or depuis le début, on peut reprocher à Shiori Teshirogi, sa difficulté à sortir du modèle érigé par Kurumada. Que se soit au niveau des personnages trop ressemblants à ce que l’on connait, ou de par la présence de nombreux poncifs Saint Seiyesque ou encore par des ficelles déjà vues, la mangaka peine à apposer sa griffe sur son œuvre.

Saint Seiya Lost Canvas reste bon, mais il manque un petit quelque chose pour satisfaire pleinement, le fan que je suis.

Avec ce tome 7, je trouve que ce volume prend un virage intéressant et introduit des éléments scénaristiques qui pourront se révéler intéressant

Résumé du tome 7 de Saint Seiya Lost Canvas

Depuis la mort d’Aldébaran, Tenma, le chevalier de Pégase se sent responsable de son sort. Il prend donc la décision de quitter le Sanctuaire. Mais le chevalier de Bronze a un rôle très particulier à jouer durant cette Guerre Sainte. Du coup son absence ne reste pas longtemps inaperçu. Doko et Shion s’en aperçoivent et partent à sa recherche. En ces temps troubles, son absence pourrait passer pour de la désertion.

Mais les deux chevaliers d’Or se font devancer par un troisième : le chevalier d’Or du Cancer : Manigoldo. Ce dernier l’a rattrapé et devant son obstination à vouloir partir, il l’enferme dans une prison du Sanctuaire.

Manigoldo a agit sur ordre du Grand Pope qui souhaite maintenir Tenma à l’abri. Car pour lui, si Hadès met tout en œuvre pour le faire disparaitre c’est qu’il a un rôle à jouer.

Mais le Grand Maître de Jamir ne l’entend pas de cette oreille. Non content d’avoir envoyer Yato et Yuzuriha (nouvellement promue au rang de chevalier d’argent de la Grue), il expose devant le Grand Pope et Athena son avis selon lequel Tenma doit continuer à agir seul.

Accompagné de ses deux chevaliers amis, Tenma prend l’importante décision d’aller trouver Hadès lui-même.

Du coté des armées d’Hadès, on voit les Dieux jumeaux Thanatos et Hypnos qui commencent à déplacer leur pion. Avec l’aide de Pandora, ils sont bien décidés à intervenir dans cette Guerre Sainte.

Teshirogi s’émanciperait-elle?

Ce tome 7 est un très bon tome, qui sera peut être le signe d’un petit renouveau de ce Saint Seiya Lost Canvas. Par rapport à toutes les critiques que j’ai pu faire sur ce titre : en résumé, son manque de prise de risques et de remise en cause de l’œuvre de Kurumada; ce tome me rassure un peu.

J’ai eu le sentiment d’avoir un peu du Saint Seiya original, on y voyant moins la griffe du maître Kurumada. Evidement, on reste encore dans cette série, avec des petits points récurrents à cet univers et des choses déjà vues et qu’on sent arriver.

Néanmoins, ce sentiment d’avoir un manga de Teshirogi et non un titre de Kurumada adapté par Teshirogi est vraiment agréable. On sent une certaine émancipation de la mangaka qui semble vouloir enfin prendre un peu de risques.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut s’emballer et crier au génie. Ces changements restent dans du classique et sans pour autant tout chambouler. Il s’agit d’une amélioration et non d’une révolution.

Sans être exceptionnel, ce tome est de très bonne facture et il n’y a pas grand chose à reprocher.

J’ai retenu 3 parties intéressantes dans ce tome. Le premier est la confrontation entre le maître de Jamir et le Grand Pope. Cette réunion nous permet de voir leur conception du rôle de Tenma dans cette Guerre. C’est également à ce moment qu’on a quelques révélations, notamment le fait que les deux sont frères jumeaux.

Un Grand Pope avec un frère jumeau, ne peut faire que penser à Saga et Kanon. Mais la comparaison s’arrête là.

Un autre moment intéressant est le passage avec notre trio : Tenma, Yato et Yuzuriha, qui se rendent vers Hadès. Mais avant d’y parvenir, ils tombent sur une forêt étrange et maléfique. Ils devront faire face à des phénomènes mystérieux et combattre leur plus grande crainte.

Chacun des trois sera confronté à son pire cauchemar et devra s’en sortir seul. C’est donc l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ces personnages et de voir ce qui les terrifie. Cette idée d’affronter ce qui leur fait le plus peur est du déjà vue, mais ici c’est plutôt intéressant, même si tout se conclue assez rapidement.

On apprendra plus tard que ces phénomènes sont les résultats du spectre de l’étoile funeste suprême : Veronica. Pour l’instant, elle ne paie pas trop de mine, mais elle devrait leur donner du fil à retordre par la suite.

Enfin le dernier éléments que j’ai trouvé très intéressant, c’est ce qui se trame du coté des Enfers. Dans le dos d’Hadès, Pandora, Thanatos et Hypnos trament quelque chose. Les Dieux Jumeaux œuvrent dans l’ombre, par le biais de Pandora, pour influer sur les actions de sa Majesté Hadès. Mais à leurs yeux Hadès est trop faible et la personnalité d’Alone est encore trop présente. Ils décident donc de prendre les choses en main et d’enfermer Hadès dans une dimension parallèle.

Dans ce volume on a le droit a quelques tactiques et manœuvres un peu guerrières qui rompent avec la monotonie et au classicisme jusqu’ici. Même si on n’est, évidement, pas dans l’Art de la Guerre de Sun Tzu, c’est bon de voir cela surtout que ça tient la route.

Je voulais aussi parler un peu du petit dernier : Manigoldo, chevalier d’Or du Cancer. On ne le voit pas beaucoup dans ce tome et semble aimer se tapir dans l’ombre. Au départ, avec son physique plus que ressemblant avec DeathMask, son attitude laisse à penser qu’il partage également des traits de caractère avec ce dernier. Mais sa dernière apparition, laisse entrevoir un personnage bien différent de ce qu’on pouvait attendre.

C’est un chevalier que j’ai hâte de voir plus en action et d’en apprendre un plus sur son caractère.

Pour conclure, c’est un tome qui fait du bien avec cette série, en cassant un peu une certaine monotonie qui commençait à s’installer. Le scénario s’épaissit avec les manigances des Dieux de la mort et du sommeil, l’apparition d’un nouveau Gold Saint et le retour sur la scène de nos trois héros.

Quant au dessin, il est égal à lui-même, c’est à dire très bon avec notamment une attention particulière sur les armures. Je regrette toujours que les personnages soit si ressemblant aux personnages de la série première du nom. J’aime toujours avoir le détail d’une armure en fin de volume, rappelant ainsi la version originale.

J’ai trouvé que dans ce tome Shiori Teshirogi arrive un peu à sortir de l’ombre de Kurumada. Cependant, nous ne sommes pas dépaysés puisqu’on retrouve toujours les éléments récurrents de Saint Seiya qui lui confère son identité. Mais contrairement au volume précédent , on a l’impression qu’elle prend son essor tout en intégrant de gros clins d’œil à la série originelle.

On regrettera que cela ne se soit pas fait plus tôt et qu’elle n’est pas encore plus insistée là-dessus. Ce vent de légère fraîcheur fait du bien. Attendons de voir la suite voir si la mangaka continue dans la voie de l’émancipation!

Et vous, pensez-vous que dans ce volume l’auteure prend enfin un peu son envol?

2 commentaires »

  1. Cosmic Frog 30/09/2009 at 20:11 -

    Merci pour la review ! J’avoue avoir également un peu de mal avec Lost Canvas. Comme si l’élève n’osait pas s’affranchir du maitre: à vouloir trop faire du chevalier du zodiaque pur sucre, on rate une émancipation et donc un renouvellement profond de la série. Etrangement, je trouve que l’anime rend un peu mieux.

  2. Kameyoko 01/10/2009 at 10:25 -

    @Cosmic Frog : C’est vrai que Teshirogi a du mal à supporter le poids de Saint Seiya et de s’affranchir de cette licence. néanmoins, je persiste et signe en disant que ce n’est pas la révolution que j’attendais, mais mon coté fanboy est quand même satisfait.

    J’ai quand même l’impression que Teshirogi commence à mettre sa griffe.

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