. Saint Seiya The Lost Canvas – tome 6 | Fant'asie
Kameyoko 07/08/2009 13

Saint Seiya the Lost Canvas - Tome 6. Manga de Teshirogi

Saint Seiya The Lost Canvas – Tome 6 de Shiori Teshirogi

Des petites avancées scénaristiques

Dans le tome 5, nous avions assisté à un superbe combat entre Aldebaran du taureau et Kagaho du Bénou. La fin était également annonciatrice d’évènements intéressants. Même si ce retournement de situation est exploité dans ce volume 6 de Saint Seiya Lost Canvas, il ne sert pas à grand chose.

Ce tome est un peu moins axé combat (quoique!) mais essaie de faire un peu plus avancer l’histoire et développe et introduit quelques personnages. C’est aussi l’occasion de savoir pourquoi ce titre de « Lost Canvas« 

Résumé de Saint Seiya The Lost Canvas

Hadès, est venu en personne au Sanctuaire pour être face à Athena. Les chevaliers d’Or présents sentent sa présence et accourent vers leur déesse. Pour stopper toutes les velléités des Gold Saints, Hadès use de son pouvoir et les immobilise. Il en profite pour discuter avec Athena.

Sisyphe, le chevalier d’Or du Sagittaire arrive tant bien que mal à se relever. Il bande alors son arc et tente de décocher une flèche. Son attaque sera vaine et sera retournée contre lui.

Alors que la tension monte entre les deux Dieux, Tenma fait irruption, téléporté depuis Jamir avec le chapelet confectionné par Asmita, au prix de sa vie, qui empêche les spectres de revenir à la vie. S’en suit une réunion entre les trois amis d’enfance : Tenma, Sasha et Alone.

Hadès s’en va, accompagné de Pandore. Mais avant cela, il a dessiné une énorme peinture dans le ciel, qui une fois terminée annoncera la fin de l’humanité : le Lost Canvas.

On apprend aussi qu’Hadès ne tirerait peut être pas les fils tout seul. Dans une seconde partie du manga des assassins sont envoyés pour tuer Tenma. Mais Aldébaran s’interpose et livre combat pour protéger le chevalier Pégase.

Mais pourquoi ce manga s’appelle « The Lost Canvas »? Réponse dans ce tome

Ce tome est plus axé sur l’avancé du scénario que les précédents. On commence à s’attarder sur les personnages et sur le fil rouge de l’histoire. Ca fait donc du bien parce qu’on commençait à tomber dans le linéaire.

Le scénario n’est toujours pas transcendant mais on voit s’esquisser un fil rouge et surtout les personnages prennent un peu plus de consistance. M’est avis que ce n’est pas assez et que ça reste maigre mais c’est toujours ça de pris.

Ce volume 6 joue plus sur les relations entre les 3 amis d’enfance et montre un peu comment ils sont liés. De plus, le grand « classique » Saint Seiya est enfin en avant. En effet, on a le fameux « truc qui fait qu’il faut battre tout le monde avant ».

Pour la partie Sanctuaire du manga originel, on avait Athena mortellement blessée par une flèche et qu’il fallait atteindre le palais du grand Pope en moins de 12 heures (la fameuse horloge zodiacale). Pour la partie Poséidon, Athena était enfermée et allait se noyer si nos 5 bronzes ne détruisaient pas tous les piliers. Pour la partie Hadès c’était empêcher qu’Athena ne se vide de son sang dans le Jarre….

Dans ce Saint Seiya Lost Canvas, il faut empêcher qu’Hadès finisse sa toile, son Lost Canvas. Ca change donc un peu : il ne faut plus  sauver directement Athena.

Le scénario s’épaissit un peu en laissant entendre qu’Hadès n’est peut être pas le seul maître à bord aux Enfers. Quelqu’un suivant d’autres intérêts tire aussi des ficelles. Même si ce « rebondissement » est assez classique, cela fait du bien pour casser une certaine linéarité. Ca casse pas non plus trois pattes à un canard mais c’est appréciable quand même.

Par contre, quelle déception l’apparition d’Hadès! Je m’attendais à quelque chose de grand pour la suite, et au final c’est presque inutile : un coup d’épée dans l’eau. C’est dommage.

Un point que j’ai bien aimé, c’est l’évolution de certains personnages qui gagnent un petit peu en intérêt. Je pense notamment à Kagaho, qui, même s’il intervient que très très peu, montre qu’il faudra compter avec lui. Il semble devenir moins manichéen. J’ai de gros espoirs sur ce spectre. D’ailleurs, je reproche à Shiori Teshirogi de ne pas assez mettre en valeur les spectres.

Aldebaran gagne en charisme. Son comportement est chevaleresque et il nous montre une fois de plus qu’il est très puissant notamment en dévoilant une attaque que je ne connaissais pas.

Dans ce tome on aperçois aussi rapidement le grand pope en action. Pandora aussi est présentée même si elle intervient peu. En revanche on se doute qu’elle deviendra, très vite, un personnage incontournable.

Quant au héros Tenma, j’ai toujours un peu de mal. Je n’ai jamais été fan des héros et encore moins des « Seiya-like ».J’ai plus « d’admiration » pour des personnages comme Shyriu, Shun ou Hyoga. Seiya m’est horripilant (Tenma un peu moins quand même). Mais l’auteur devrait quand même essayé de le développer et de sortir des schémas du héros tel que le concevait Kurumada dans ses mangas.

Le trait de la mangaka est toujours aussi bon. J’aime beaucoup l’application qu’elle met dans le dessin de ses armures. De plus, dans ce volume, avec l’arrivée de la « Lost Canvas », elle a effectué un beau travail puisque cette « fresque » rend très bien.

En revanche, je trouve toujours que certaines phases d’actions sont, des fois, brouillonnes.

Au final, c’est un tome qui commence à corriger certains défauts. Du coup, on a enfin un volume qui fait avancer l’intrigue et la trame globale. Néanmoins ces efforts sont encore trop minces. Même en étant un peu « le fan de base », même si j’aime cette série, je ne peux pas me voiler la face. Il y a vraiment un scénario pour l’instant plat et linéaire. Il manque un petit quelque chose pour rendre Saint Seiya Lost Canvas épique et digne de son ainé. En plus, même si Teshirogi se joue un peu des codes « kurumadiens », elle n’arrive pas à passer outre des poncifs que je trouvais déjà désagréables sous Kurumada mais que je trouve maintenant très limites. Saint Seiya, premier du nom, a plus de 20 ans. A notre époque, on devrait être capable de proposer un schéma narratif différents, des personnages aussi différents et apprendre des défauts du maître.

Malgré tout, ça se lit bien quand même, je ressens toujours la même excitation à ouvrir un tome. Mon coté fan depuis des années de Saint Seiya est à la fois sous le charme et à la fois déçu.

On ne peut que souhaiter que Teshirogi continue dans cette voie, sinon très vite la déception l’emportera.

Pour conclure, c’est un tome peut être moins axé combat mais qui a surtout le mérite d’essayer de faire avancer l’histoire et les personnages. Mais, à mon humble avis, ce n’est pas encore assez marqué.

Et vous qu’en avez-vous pensez? Pensez-vous que ce tome marquera le tournant vers un Lost Canvas avec un scénario plus poussé?

13 commentaires »

  1. NIko 08/08/2009 at 00:09 -

    Un très bon tome qui marque vraiment un changement dans la trame scénaristique. On sort du trop classique un tome = un combat. L’histoire avance et comme tu l’as dit on passe à quelque chose de différent, il n’est pas question de simplement sauver une nunuche ^^ The Lost Canvas est vraiment un très bon shônen, et j’espère qu’il continuera ainsi.

  2. Kameyoko 09/08/2009 at 19:40 -

    @Niko : Comme je le dis dans mes différents articles, je passe des bons moments, mais je suis quand même un peu déçu. Je trouve que Teshirogi se calque trop sur Kurumada. Sauf que Kurumada c’était il y a 25 piges. Du coup certains de ses gros défauts ne devraient plus exister avec elle. Mais pourtant je trouve qu’elle garde trop le shéma narratif de Saint Seiya tant critiquable.

    Je n’en demeure pas moins un fan, et j’aime Saint Seiya parce que je suis fan. En étant plus objectif il est en peu en dessous des meilleurs shonens actuels.

  3. Fenriyl 10/08/2009 at 01:13 -

    En étant tout à fait honnête, c’est très en-dessous des meilleurs shônens actuels. Si tu t’attends à de l’originalité, je pense que tu vas être rapidement très déçu puisque le melting pot des idées de Kurumada va continuer avec plus ou moins de bonheur. En suivant l’histoire toutes les semaines, l’impression persiste que notre pauvre mangaka n’a vraiment aucune fichue idée de ce qu’elle pourrait apporter à Saint Seiya (ou peut-être a-t-elle tout simplement peur de se lancer) si ce n’est une légère refonte graphique puisque même le design de chacun est pompé (c’est évident que les chevaliers y a 250 ans avaient exactement la même bouille que ceux d’aujourd’hui…). Chaque chapitre est l’occasion d’une remarque :  » Tiens, Kurumada a fait ça aussi… « .

    C’est comme si elle voulait replacer tous les éléments d’il y a 20 ans et mélanger le tout en regardant ce qui sort. Donc bon, relire la même histoire rafistolée en moins bien, c’est pas particulièrement existant surtout quand on sait pertinemment ce qui va se passer et qui va mourir / survivre. Je continue à lire par faiblesse, simplement parce que c’est Saint Seiya mais c’est une déception constante.

    SPOIL —
    Oh mon dieu, le futur passage dans le Sanctuaire Sous-Marin avec l’histoire de Bluegard mixée…
    SPOIL—

    Dans un genre différent, je préfère largement le foutoir d’Okada qui au moins se lâche à défaut de faire un travail toujours lisible que ce soit au niveau du scénario ou du trait. On sait également comment ça va se finir mais au moins, niveau retouche graphique, y a des vraies idées et une patte relativement inimitable. Les affrontements sont bordéliques mais titanesques et l’esprit Saint Seiya est bien plus présent que dans le travail de Teshirogi qui n’a, et on peut le constater au fil des semaines, franchement pas les épaules pour porter une telle licence et y insuffler quelque chose de neuf et d’intéressant.

  4. Kameyoko 10/08/2009 at 17:35 -

    @Fenriyl : C’est malheureusement ce qui me fait peur ce que tu dis. Ca ne m’étonne pas mais c’est dommage. Mais mon coté fan ma permettra d’apprécier quand même tout en étant un peu déçu. Pour Okada, j’ai pas réussi à aller au-delà du tome 4. J’aime pas le coté longiligne des persos, et surtout je trouve que sont trait est vraiment bordélique. j’ai pas aimé le style graphique. Pourtant c’est sûr que ça semblait plus original.

    Pour en revenir à Teshirogi, je me demande dans quelle mesure elle a pu faire ce qu’elle voulait. J’ai l’impression qu’elle a été pas mal bridé. Déjà par Kurumada lui même qui faisait son Next Dimension dans son coin. Donc à partir de là elle a pas du faire tout ce qu’elle pouvait.

    Pour Kurumada, avec tout le respect et l’admiration que j’ai pour lui, il devrait s’arrêter maintenant. Il dessine pas bien et il est trop « old school ».

  5. Fenriyl 11/08/2009 at 16:28 -

    Je ne peux que t’inciter à retenter ta chance sur l’épisode G mais c’est vrai que j’apprécie énormément la refonte graphique d’Okada et que j’ai toujours été intéressé par son style depuis Shadow Skill donc forcément, ça aide.

    Après, je suis partagé sur le fait que Kurumada puisse brider ou pas les auteurs qui travaillent sur son matériel de base. On va bien jusqu’à dire qu’il fait le scénario de G alors que c’était clairement pas le cas. Mais ça reste une thèse plausible pour Teshirogi qui est quand même une jeune mangaka (à peine 10 ans dans la profession, pas de série majeure). Mais bon, je pense que ça tient aussi beaucoup au fait qu’elle a jamais fait de manga de ce genre et qu’elle hésite franchement à s’écarter de l’oeuvre originale, d’où le pot pourri assez foireux qui en résulte. Enfin je dis ça, mais je continue à lire même si la majorité des chapitres m’horripile au plus haut point.

    Sinon oui, Kurumada devrait arrêter, son style ne s’est pas vraiment arrangé avec les années, ses succès sont derrière lui que ce soit Saint Seiya ou encore Ring ni Kakero. Ce serait sympathique aussi qu’il arrête de plomber sa propre licence et ses adaptations par des lubies personnelles (le changement de cast dans Hadès, la catastrophe Inferno, l’éviction de Yamauchi après le 5e film qui est juste un bijou)…

  6. Kameyoko 11/08/2009 at 22:13 -

    Comme Teshirogi et Kurumada ont travaillé sur leur projet plus ou moins en même temps et sur plus ou moins le sujet, j’imagine qu’il a fallu une certaine concordance. Or dans ce as cas, je suppose aussi quye Kurumada vait préséance avec son Next Dimension.

    C’est qu’une hypothèse, même s’il me semble l’avoir lu quelque part.

    Mais ce qui est clair aussi c’est qu’on sent qu’elle est toujours limite entre indépendance et coller à l’original. D’où cette impression de trop peu mais tout en restant fan.

    Pour Kurumada, je pense qu’il est en partie responsable du manque de renouvellement de cette licence merveilleuse.

    Si le 5ème film dont tu parles est bien le Tenkai Hen, oui il était bon et permettait d’insuffler autre chose. Mais en même temps j’ai été mitié lors de ma première vision du fait de ne plus retrouver certains poncifs habituels. Ca m’a choqué. Mais après j’ai trouvé cela rafraichissant même si j’ai moyennement aimé les ennemis.

  7. Fenriyl 12/08/2009 at 13:35 -

    Ah mais Kurumada est complètement responsable de cet état fait simplement parce qu’il possède absolument tous les droits sur ses oeuvres, ce qui n’est pas le cas d’un paquet de mangaka aujourd’hui. Je me rappelle encore de son chantage auprès de la Toei lors de la production des premières OAVs d’Hadès où il avait stipulé qu’il ne donnerait pas son accord si le studio ne promettait pas d’adapter également Ring ni Kakero (j’avais délicieusement apprécié le côté ultra-rétro de cette série quand même).

    Et oui, c’est bien du Tenkai-hen que je parle qui était pour moi le pendant idéal au 3e puisque les deux développaient la relation de dépendance entre Seiya / Saori dans un sens différent. Le 5e film se permettait quand même un sacré paquet d’innovations malgré le fait qu’il faille probablement être fan de la première heure pour apprécier tous les changements (rien que l’ellipse lors du combat contre Odysseus, c’était énorme).

  8. Kameyoko 12/08/2009 at 19:38 -

    @Fenriyl : J’avais oublié cette épisode avec la Toei. A l’époque j’étais quand même assez inquiet. Pour le Tenkai Hen, il avait quand même divisé les fans (même les plus hard cores). Il y avait vraiment de bonnes choses, mais aussi quelques choses qui m’ont déplu. Par exemple j’ai pas trop aimé les anges. J’ai aussi trouvé qu’il y avait quand même quelques longueurs.

  9. Cosmic Frog 17/08/2009 at 15:22 -

    Avez-vous vu l’anime de Lost Canvas ? Elle est de bien meilleure facture qu’Hadès, et rend plutôt bien hommage à la série je trouve.

    Après c’est sur que le poids des ans commence à se faire sentir sur la licence…

    (Pour ceux qui ne les ont pas vu,on peut les consulter en streaming ici: http://bit.ly/3zOx8)

  10. Fenriyl 17/08/2009 at 23:51 -

    De meilleure facture que Inferno et Elysion, c’est pas un très gros challenge en même temps ^^’.

  11. Kameyoko 18/08/2009 at 09:40 -

    @Cosmic Frog : Je n’ai pas encore eu le temps de regarder entièrement l’anim Lost canvas. Mais de ce que j’ai vu techniquement ça a l’air pas trop mal.

    Et comme le Fenriyl c’est difficile de faire pire que ces infâmes Inferno et Elysion. D’ailleurs je crois qu’Elysion est ma pire désillusion/ déception pour un anim’! Déjà qu’Inferno était très très médiocre mais alors Elysion, on touche vraiment le fond. Quelle déception!

  12. Cosmic Frog 18/08/2009 at 19:55 -

    @Kameyoko: « la pire désillusion » ? Que dire de l’anime evangelion dans ce cas ? :p

  13. Kameyoko 19/08/2009 at 08:37 -

    @Cosmic Frog : Evangelion et Saint Seiya ça n’a rien à voir pour moi. J’ai une relation particulière avec ce manga. Ca représente mon enfance et mon regain d’intérêt pour les mangas plus vieux. Donc voir massacrer une licence qui m’est cher est MA vraie désillusion. Ce qui ne veut pas dire qu’il y en a pas d’autres

Laisser un commentaire »