. Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 11 | Fant'asie
Kameyoko 16/08/2010 0

Saint Seiya, the lost canvas tome 11

Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 11

A l’assaut du château d’Hadès

Au bout de 11 tomes, on a le plaisir de voir que Shiori Teshirogi s’émancipe par rapport à Kurumada. On voit enfin des choses nouvelles que Kurumada n’avait pas fait quelques années avant. Même si on reprend les mêmes codes (trop peut-être?), il y a quand même des éléments qui diffèrent, pour notre plus grand bonheur.

Ce tome 11 continue sur cette voie avec pas mal de rebondissements intéressants et inattendus. Ce qui pour du Saint Seiya, est quand même rare et donc à souligner.

Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 11 est édité par Kurokawa et disponible à la vente depuis avril 2010.

Résumé de Saint Seiya the Lost Canvas 11 chez Kurokawa

Aux Enfers, Hypnos, en discutant, arrive à réveiller Hadès, qui n’a plus qu’une seule idée en tête « couvrir le monde des ténèbres éternelles ».

Au Sanctuaire, Hakurei a revêtu les habits du Grand Pope, appartenant à son frère Sage qui vient de périr. En se faisant passer pour le Grand Pope, il annonce à tous les chevaliers du Sanctuaire, que deux des champs de force entourant le château d’Hadès sont tombés.. Il les exhorte à partir tous au combat.
De son coté, lui s’occupera de faire tomber la 3ème barrière pour éviter que les « saints » d’Athena n’aient que 10% de leur force.

L’occasion aussi pour Hakurei, d’accomplir la promesse faite à Sage : enfermé Hypnos, comme son frère l’a fait avec Thanatos.

Apparition de Degel, chevalier d’or du Verseau

Et si Shiori Teshirogi s’était vraiment émancipée?Et si elle s’était réellement appropriée son titre? Et si elle avait enfin réussit à faire oublier Kurumada?

C’est les questions que je me pose. En fait, non, je ne me les pose pas. La réponse est oui!

Avec ce tome, j’ai enfin l’impression que Teshirogi a fait de Saint Seiya the Lost Canvas son bébé, sa création. Le spectre de Kurumada cesse de planer au-dessus d’elle.

Ce 11ème volume est peut-être le plus personnel, et même, peut-être, le meilleur depuis le départ. Il est moins « classique », prévisible et suit moins les codes saint seiyesque. Il est passionnant à lire de bout en bout, avec beaucoup de rebondissements, d’actions, de bons sentiments, d’avancées scénaristiques et avec une certaine intensité dramatique.

Plusieurs personnages sont mis en avant. Tout d’abord, nous avons Hakurei, qui usurpe l’identité du Grand Pope (mais pour la bonne cause), puis qui va accomplir la promesse faite à Sage. Il ira seul détruire le dernier champ de force et enfermer Hypnos. Puis après Shion et Yuzuriha qui viennent prêter main forte à leur maître. On devrait plutôt dire qu’ils viennent jouer les boulets. Puis arrive enfin Dôko et Tenma. Les deux sauront se mettre en avant. Et à la toute fin, nous verrons, un nouveau chevalier d’or : Degel du Verseau. Il sera d’ailleurs probablement à l’honneur dans le prochain tome.

Ce tome se concentre beaucoup sur ces personnages, mais d’autres sont aussi présents. Et pour cause, puisque les armées d’Athena ont décidé de se lancer à l’assaut du château d’Hadès, avec Sysiphe aux commandes.

Il est marrant aussi de remarquer que cet opus mélange les passages typiquement issus de Saint Seiya, et d’autres nouveaux. Ainsi, le chevalier partant affronter seul un adversaire est un classique, tout comme toutes ces grandes phrases et promesses, et toutes ces notions de chevaleries, d’amis et de persévérance. Mais ces aspects là ne sont pas dérangeant, car la mangaka ne franchit pas la ligne du larmoyant et de l’overdose de bons sentiments nobles.

Aux rayons des nouveautés, c’est surtout le déroulement de cette Guerre Sainte qui innove. Déjà l’assaut du château est très original dans l’univers de Saint Seiya, parce que c’est une vraie guerre et pas seulement 5 glandus contre l’armée ennemie. Ensuite, après le combat Hypnos vs Hakurei, les évènements vont prendre une tournure assez inattendue.

Il y a plein de petites choses qu’on n’a pas l’habitude de voir dans Saint Seiya, même si on le voit ailleurs. Teshirogi a su casser une certaine linéarité, et éviter les poncifs. Et c’est tant mieux.

Avec ce déroulement, on pourrait presque croire que la fin est proche. Mais, c’est évident que ce n’est pas le cas. J’ai hâte de lire la suite voir comment la mangaka s’en sort.

Graphiquement, je trouve aussi ce volume supérieur aux autres. L’auteure a un joli coup de crayon, et propose des cases soignées et détaillées. Par contre, elle a un défaut, c’est qu’elle maitrise mal les scènes d’actions avec un manque de lisibilité et des onomatopées énormes, et qui gênent la lecture.

Cet aspect là, bien que toujours présent, est un peu atténué. J’ai trouvé la lisibilité meilleure, et une fluidité accrue.

La mise en scène et le cadrage ne sont pas mauvais non plus.

Pour conclure, ce Saint Seiya, Lost Canvas 11 est peut-être le meilleur tome de cette saga. On a vraiment l’impression que Shiori Teshirogi s’est enfin appropriée son projet et a réussi à s’émanciper de l’œuvre de Kurumada, tout en la respectant.

Ainsi, on retrouve beaucoup de classique, mais surtout pas mal de petites nouveautés et d’évènements qu’on n’a pas l’habitude de voir dans du Saint Seiya. Ce vent frais fait du bien, car il est nécessaire pour coller à son époque et pour sortir des clichés et critiques émis à l’époque.
En plus le scénario est assez dense avec quelques rebondissements bien sentis

Graphiquement aussi la mangaka semble progresser et c’est tant mieux aussi.

Un volume de qualité qui plaira aux amateurs et qui donne un certain coup de fouet à cette série. On attend la suite.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Trouvez-vous aussi qu’on a enfin l’impression de lire du Teshirogi et pas une copie de Kurumada?

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