. Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 10 | Fant'asie
Kameyoko 25/06/2010 0

Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 10

La libération de Sisyphe, chevalier d’or du Sagittaire

Saint Seiya, que l’on connait en France sous le titre des « chevaliers du zodiaque » a bercé mon enfance, et est pour moi une série mythique (bien sûr très loin d’être irréprochable). J’avais plutôt bien accueilli l’annonce d’un nouveau manga  : Saint Seiya, the Lost Canvas, avec aux manettes Shiori Teshirogi.

Il y a des bonnes choses, mais je trouve que le titre peine à décoller réellement, il manque un coté épique, mythique.

Le tome 9 ne m’avait que moyennement plu, avec ce monde des rêves qui ne me fait pas rêver. Qu’en est-il de ce 10ème volume qui se déroule encore dans ce lieu?

Saint Seiya, the Lost Canvas – tome 10 est édité par Kurokawa et disponible à la vente depuis février 2010.

Résumé de Saint Seiya, the Lost Canvas 10 chez Kurokawa

Alors que Tenma était sur le point de succomber face au redoutable Morpheus, sa volonté et son courage lui permettent, grâce à l’armure d’un chevalier d’or, de porter un coup fatal au Demi-Dieu.

Tenma voit alors les différentes portes du monde des rêves s’écrouler. Il rencontrera le chevalier d’or du Capricorne : El Cid, qui lui révèle qu’il est ici pour délivrer Sisyphe, le chevalier d’or du Sagittaire, prisonnier du monde des rêves depuis 5 longues années.

Malheureusement la seule porte encore debout est celle du chevalier. Alors qu’ils essaient de la détruire, surgit devant eux le Dieu des rêves Oneiros, dernier survivant des fils d’Hypnos.

Oneiros réserve une mauvaise surprise aux chevaliers Tenma et El Cid : il « fusionne » avec les âmes des trois autres Dieux pour former une chimère redoutable, quasi-invincible.

Fuuuuuuusionnnnnn

Enfin, avec ce tome 10 se conclue l’arc sur le monde des rêves; et ce n’est pas pour me déplaire.

Après un tome 9 qui avançait peu niveau histoire, celui-ci accélère pas mal les choses. On en fini enfin avec ces Dieux mineurs que je n’ai pas trop aimés, et encore moins avec ce volume-ci.

Après plusieurs combats plus ou moins intéressants, nos deux protagonistes de cette partie : Tenma et El Cid semblent être sur le point d’en finir, jusqu’au moment où Oneiros pointe le bout de son nez.

A partir de ce moment là, on enchaîne sur une partie que j’ai trouvé risible. En effet, ce demi-dieu s’amuse à faire du Dragon Ball Z avec sa « fuuuuuusionnnnnn ».

Cette pirouette scénaristique m’a complètement déplu. C’est grotesque, fait presque tâche dans l’univers Saint Seiya où les « fusions » sont plus imagées avec des fusions d’énergie et de sentiments. Là c’est une fusion « matérielle », ce qui donne lieu à une chimère improbable, qui ne ressemble à rien et qui fait « bordélique ».

Je n’ai pas trop compris l’intérêt de faire cela, à part faire un pied de nez à l’œuvre de Kurumada. Le seul intérêt est quand Sisyphe vient en aide à El Cid. C’est un pied de nez lorsqu’on connait l’histoire qui lie le Chevalier d’or du Sagittaire (Ailios) et du Capricorne (Shura), dans le Saint Seiya originel.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout apprécié ce choix, que je trouve inadapté et grossier. Mais il faut tout de même souligner le fait que Shiori Teshirogi ne fait pas durer éternellement ce combat, qui se finit assez vite et de belle façon.

Mise à part ce gros point noir, qui a gêné ma lecture, il y a quand même pas mal de choses intéressantes.

Tout d’abord, El Cid qui confirme que c’est un personnage intéressant et valeureux. Sa mort sera assez touchante. Je sais que je spoile un petit peu. Mais en même temps, on sait que tous les chevaliers d’Or sauf Dokho et Shion mourront dans cette bataille. Donc le vrai spoil est dans le fait de dire que c’est dans ce tome qu’il décède.

Autre point que j’ai bien aimé est le rôle joué par Sacha/ Athéna. Elle passe à l’action et va rejoindre le conflit. De fait, elle est en totale opposition avec le rôle de potiche de Saori. Vu qu’on sait que ce point là était une des nombreuses critiques faites au scénario de Kurumada, on ne peut qu’approuver le choix de la faire paraitre plus « active », guerrière et de moins subir, chez Teshirogi.

De fait, elle apparait beaucoup plus charismatique et, avec ce tome, gagne en intérêt.

Le dernier point positif de ce tome est le passage dans le rêve de Sisyphe. Là, c’est du très bon niveau et c’est passionnant. Nul doute qu’on a à faire à un personnage fort dont se dégage un charisme inné. Ces questionnements sur ses actions sont bien mis en case. On voit que c’est un chevalier droit et protecteur mais qui s’interroge sur la portée de ses actes. Voir un chevalier d’or si puissant en plein doute est bien trouvé.
La mangaka a superbement mis en scène, cette idée originale, de faire basculer l’armure d’or en surplis pour bien montrer l’incertitude, le doute et le remord qui ronge Sisyphe. Un grand moment.

Au niveau du graphisme, si on reconnait bien évidemment son style brouillon, surchargé parfois, avec des grosses onomatopées, on n’a quand même l’impression que c’est plus lisible que sur les autres tomes. Même si on peut saluer le travail sur certaines planches, elle doit vraiment améliorer la lisibilité de l’action.

Pour conclure, c’est un tome où l’histoire avance enfin avec une Athéna qui passe à l’action, le réveil d’un chevalier culte, un El Cid qui s’éteint et la fin du monde des rêves. Il y a pas mal de choses positives qui vont dans le bon sens. Mais bon dieu, que cette idée de fusion est mauvaise! Sans ça, le tome aurait pu être très bon. Personnellement ça m’a vraiment gêné mais tout le monde ne pensera pas ainsi.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce tome? L’histoire de la fusion vous a-t-elle perturbé?

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