. Robin – Année un de Chuck Dixon et Javier Pulido | Fant'asie
Kameyoko 25/11/2014 0
  • Scénario
  • Graphisme

Robin - Année Un

Robin – Année un de Chuck Dixon, Bruce Canwell, Lee Weeks et Javier Pulido

Focus sur les débuts de Robin

S’il y a bien un personnage qui est, maintenant, indissociable de Batman, outre le Joker, c’est bien Robin et plus particulièrement Dick Grayson.

C’est le symbole même de ce qu’est un sidekick.
Avec ce Robin – Année Un, le récit va se focaliser sur les premiers pas de Dick Grayson dans son nouveau costume de Robin, alors qu’il est tout jeune et encore marqué par la mort de ses parents.

Robin – Année un de Chuck Dixon, Bruce Canwell, Lee Weeks et Javier Pulido est édité par Urban Comics et est disponible à la vente depuis le 05 septembre.

Résumé de Robin – Année Un chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

Jeune acrobate de cirque, Dick Grayson a vu ses parents abattus lors d’une représentation à Gotham City. Recueilli par le milliardaire Bruce Wayne, Dick perce le secret de sa double identité et devient Robin, le jeune prodige. Mais ses premiers pas en tant qu’assistant de Batman ne seront pas de tout repos.
(contient : Batman Chronicles: The Gauntlet, Robin Year One #1-4)

Les premiers pas de Dick Grayson

Ce recueil contient le one shot Batman Chronicles : The Gauntlet de Bruce Canwell et Lee Weeks et les numéros #1-4 de Robin Year One de Chuck Dixon et Javier Pulido. Ces deux récit datent de 1997 pour le premier et 2001 pour le second. Ils sont donc assez datés, mais ont le mérite de raconter les premiers pas de Dick Grayson en tant que Robin. Et pour tout amateur du Chevalier Noir, Dieu sait que Dick Grayson/ Robin est important dans la mythologie du Batman.

Robin a donc droit à son « Year One« . C’est un procédé assez classique permettant de revenir sur les tout premiers pas d’un héros, sa première année d’activité. On a pu voir cela notamment sur Batman – Année Un et Green Arrow – Année un.
Les événements se placent juste après ceux de Amère Victoire. On y voit le « test d’admission » de Robin, consistant à échapper à Batman dans les rues de Gotham. Le défi est déjà assez ardu comme ça, mais si on rajoute à ça quelques imprévus avec la mafia, il devient carrément infaisable.

On voit ainsi les premiers pas de Dick dans son costume de Robin. Si au départ, il est confronté aux petites frappes locales, plus on avance dans le comic, plus l’histoire devient sombre et les enquêtes sordides, pour finalement se confronter au redoutable Double Face. Seront mises à rudes épreuves ses capacités physiques, notamment son agilité, sa vitesse et sa souplesse, mais aussi ses capacités de détective. Cela permet de bien voir comment Robin est devenu un membre à part entière de l’univers de Batman, et qu’il a son utilité et une place prépondérante dans la mythologie de la chauve souris.

Il y a aussi tout un développement sur la psychologie du jeune homme, encore un peu novice, parfois dans le doute, et toujours marqué par la mort de ses parents et tout ce que cela implique.

Dick Grayson souhaite vraiment embrasser cette carrière de justicier masqué, malgré les réticences d’un Alfred ou d’un Gordon. Il est intéressant de voir comment il essaie de répondre aux exigences élevées de Bruce et voir comment leur relation évolue. Dans le même temps, le personnage de Bruce/ Batman voit sa vie changer au contact de ce jeune garçon. J’ai trouvé que Chuck Dixon parvenait bien à montrer le poids d’avoir un nouvel équipier, surtout si jeune et de le faire devenir ce qu’il est. Sous la pression de son majordome et du commissaire, le chevalier noir va douter de sa démarche et de ce que ça implique pour ce jeune garçon.

Et pour bien mettre en exergue le dilemme sur le fait d’impliquer Dick dans un monde d’adultes, donc dur et sans pitié, les enquêtes de ce Robin – Année Un seront parfois assez glauques et violentes, avec des enlèvements d’enfants et autres sévices qu’on ne montre pas à un jeune garçon.

Ce comic permet donc de vraiment se pencher sur ce personnage souvent condamné à grandir aux côtés de Batman, sans avoir la place d’être développé. Ici, de fait, il est central et tout gravite autour de lui, faisant de lui le héros et non simplement le sidekick.

 

Graphiquement, le style de Javier Pulido et Lee Weeks joue la carte du rétro, ce qui sied bien  un récit narrant la première année d’un héros. On retrouve un petit peu du genre de David Mazzucchelli sur Batman Year One, mais avec un côté plus épuré et encore plus rétro. Cela confère un style qui rappelle un peu les polars des années 50-60, et ça va parfaitement au récit. C’est surtout vrai pour Lee Weeks.

Pour Pulido, même s’il y a un peu de ça, lui se démarque surtout pour un style plus cartoony, parfois simple et épuré. Personnellement, j’apprécie moins, même si le tout est coloré et fleure bon le vintage. Le contraste entre son côté parfois enfantin et la dureté de ce qui est montré rend plutôt bien, tout en donnant une personnalité au récit. On a presque l’impression de voir le monde de Batman par les yeux, du finalement jeune garçon, Dick, encore un peu innocent.

 

Pour conclure, ce Robin – Année un de Chuck Dixon, Bruce Canwell, Lee Weeks et Javier Pulido est un récit très intéressant, permettant de voir comment Dick Grayson a gagné ses galons pour épauler Bruce Wayne dans sa lutte contre le crime. Le récit se révèle intense, passionnant et diablement efficace, malgré quelques ficelles un peu voyantes. Il ne faut pas se laisser berner par un dessin un peu rétro, voir cartoony, tout en couleur, car le récit est assez dur parfois. Le tout s’intègre parfaitement à la mythologie de Batman tout en mettant sur le devant de la scène l’acolyte trop souvent dans l’ombre des ailes de la chauve-souris.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce récit. Robin méritait-il son « year one » ?

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