. Otaku Girls – tome 5 de Konjoh Natsumi | Fant'asie
Kameyoko 21/08/2010 2

Otaku Girls - tome 5 de Konjoh Natsumi

Otaku Girls – tome 5 de Konjoh Natsumi

Difficile les relations avec une otakette

Otaku Girls est vraiment le titre parfait pour des non-initiés, comme moi, au shôjô de se lancer dans ce type de manga.

Bien que la classification d’Otaku Girls reste floue (seinen ou shôjô?), ça reste un tremplin accessible et fun vers le shôjô. Avec ses délires d’otakus, son fun, ses personnages attachants et ses situations rocambolesques, la lecture est de suite un véritable plaisir.

Le tome 4 était plus « vrai shôjô » que les autres, mais celui-ci repart sur les bases initiales pour notre plus grand plaisir.

Otaku Girls – tome 5 est édité par Doki-Doki et est disponible à la vente depuis le 30 juin 2010.

Résumé d’Otaku Girls 5 chez Doki-Doki

Rumi et Matsui ont lancé leur site internet spécial FMP. Ce dernier bénéficie d’un lien sur le très connu site de Vita-Won, ce qui leur apporte du trafic.

Momose, tombe sur ce site par hasard, et est dégoutée que ces deux filles connaissent Hiragi Yuki.

Dans le même temps, Abe est chez Chiba pour lire des mangas « boy’s love » (il ne veut pas que sa famille le voit faire ça). Pour le taquiner, Chiba lui conseille d’embrasser pour de vrai un homme. Mais les deux garçons n’ont pas le courage d’aller au bout. C’est « trop la gerbe » (littéralement marqué).

Ils sont surpris par Yuki. Cette dernière leur montre le site des deux otakettes.

Lors d’une soirée karaoké, alors qu’elle s’ennuie, Momose, va subitement chanter un générique d’anim’ avec un pur otaku. En fin de soirée, elle va lui proposer de boire un verre.

Plus tard, Asai et Matsui vont se rendre, cosplayées, à la « Birthday Party » du Prince de FMP avec Yuki et Aoi.

Elles publieront les photos sur leur blog. Ce qui a le don de mettre en colère Momose.

Les relations vont se compliquer, entre tous ces personnages, quand Momose va embrasser Abe. Même si elle dit que ce n’était qu’un baiser, cela va perturber le jeune homme.

Momose, l’otaku refoulée

Après un volume 4 qui était plutôt axé sur du shôjô pur et dur, ce cinquième opus repart sur des bases plus classiques, soit, avec plus d’humour et de délires de fujoshis. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Pour commencer, les deux otakettes ont lancé un site web dédié à FMP, avec l’aide du Vita-Won. Elles devront faire face à leur premier troll. Ensuite, elle vont participer à la « Birthday Party du Prince« , qui consiste à fêter l’anniversaire du personnage imaginaire du Prince. Ce qui permet, encore, de se rendre compte que les deux filles sont quand même à fond dedans.

L’attrait principal de ce tome est la place que prend Momose. Ce personnage féminin, aperçu dans le volet précédent, rajoute encore des complications aux relations du quatuor. Cette otakette, qui refuse d’admettre qu’elle aussi est une fujoshi, va jouer le rôle de la petite peste perturbatrice.

Déjà, on sent de la jalousie chez elle vis-à-vis de Rumi et Matsui. Sûrement parce qu’elles assument leur coté fangirl et qu’en plus elles ont de bonnes relations avec Vita-Won.

Mais là, où son rôle est délicieux, c’est la relation qu’elle a avec Abe. D’une part, elle joue un rôle de conseillère pour mieux l’aider à comprendre le boy’s love et les fujoshis, mais d’un autre coté, on sent une attirance pour son collègue de collège.

Elle n’hésite pas à utiliser des moyens vils et fourbes pour arriver à ses fins comme manipuler les gens par exemple. A cet égard, la scène où elle embrasse Abe est assez énorme.

Ce personnage est assez savoureux de par son coté « petite peste » et fujoshis qui ne s’assume pas. Elle ajoute du piment au scénario et aux relations des 4 protagonistes. Malgré son coté manipulateur, c’est un personnage attachant et qu’on suit avec beaucoup de plaisir.

Au niveau de l’évolution des relations entre Abe/ Rumi et Matsui/ Chiba, ça n’avance pas énormément. Il y a certes, une évolution (même minime) entre Chiba et Matsui, les deux essayant de se réconcilier, mais du coté d’Abe et Asai, la situation semble s’aggraver. Malgré les efforts du jeune homme, il voit sa chère et tendre s’éloigner de plus en plus de lui.

Cette dernière réalisera une chose importante vers la fin du volume, qui devrait encore plus compliquer leur relation. Cette révélation, même si on ne peut pas la qualifier de très romantique, reste assez logique dans son délire d’otakette.

La bonne nouvelle de ce tome est le retour au premier plan de l’humour. Il y a beaucoup de passages drôles, ce qui manquait depuis le dernier tome.

La palme revient aux passages où la relation entre Chiba et Abe semble vraiment basculer vers du boy’s love. Voir le beau playboy basculer gay et donc perturber Abe est vraiment à mourir de rire, et ce d’autant plus qu’on se demande si c’est du lard ou du cochon.

Le comique de situation revient et les délires d’otakette aussi. Un retour aux sources appréciable.

Graphiquement, les dessins de Konjoh Natsumi sont toujours aussi agréables et travaillés. Les scènes où les deux filles se cosplayent sont magnifiques. Les délires graphiques sont toujours présents et rendent bien. On peut toujours lui reprocher des fonds et des décors parfois un peu vides.

Même si les intrigues amoureuses n’avancent pas beaucoup, ce tome demeure très agréable à lire. Il est rythmé, avec de nombreux gags et les personnages sont toujours attachants.

Le seul reproche qu’on pourrait faire concerne Asai, l’héroïne qui perd un peu de sa splendeur. On sent moins que c’est le personnage principal, et elle parait moins farfelue, moins à la ramasse dans la vie réelle. Il n’y plus, ou beaucoup moins, ses délires d’otakette, où elle mélangeait boy’s love et vie réelle. Il n’y a plus cette dichotomie entre vie réelle et vie imagée. De fait, il y a moins de représentation de scènes courantes vues par ses yeux (donc transformées façon yaoi). Elle perd un peu en intérêt et en charisme.

Pour conclure, la lecture d’Otaku Girls est toujours aussi plaisante. Même si les relations entre les personnages piétinent un peu, l’humour et les délires sont de retour. La lecture est rapide, rythmée, agréable et très drôle.
J’ai pris encore beaucoup de plaisir à lire ce manga. En revanche, voir le personnage de Rumi perdre un peu en intérêt m’a dérangé. Par contre, l’arrivée du personnage de Momose me ravit. C’est un bon élément perturbateur!

Et vous qu’en avez-vous pensé? Partagez-vous mon ressenti sur l’évolution d’Asai? Que pensez-vous de Momose?

2 commentaires »

  1. Faust 21/08/2010 at 18:27 -

    Oui effectivement un très bon tome. Momose est délicieusement vile : quand on pense qu’elle va s’attacher à un otaku en faisant fi des préjugés, on se rend compte plus tard que c’est juste parce qu’il « sait se rendre utile ».

    J’ai bien aimé aussi l’intervention de Tsukamoto, même si on le voit peu, il est toujours « juste » dans ses interventions…

  2. Kameyoko 22/08/2010 at 14:53 -

    @Faust : Effectivement son coté vile est intéressant. Parce que pour l’instant, tous les personnages sont plutôt « bons ». Un peu de méchanceté et de bassesse fait du bien.

    Je n’ai pas parler de Tsukamoto, car il intervient très peu dans celui-ci. Mais, comme tu le dis, sont intervention est logique compte-tenu du personnage

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