. Nausicaä de la Vallée du Vent, le manga ! | Fant'asie
Kameyoko 14/07/2009 9

Nausicaä de la Vallée du Vent, manga d'Hayao Miyazaki

Nausicaä de la Vallée du vent, le manga! – Tome 1

Nausicaä, le manga d’Hayao Miyazaki, pas le film

Hayao Miyazaki est sans contexte un génie de l’animation. Ce monsieur, fondateur des Studios Ghibli est tout simplement ce qui se fait de mieux en matière d’animation pour moi. J’ai un profond respect pour toute son œuvre : Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoke, Mon Voisin Totoro, le Château dans le Ciel

Il est surtout connu pour ses réalisations. Pourtant, il a également réalisé un manga, oui, oui un manga papier pas animé! C’est lui qui a entièrement réalisé (scénario et dessins) ce Nausicaä de la Vallée du Vent (Kaze no Tani no Nausicaä en Vo). Il a été publié entre février 1982 et décembre 1994.

Ce titre est plus connu pour son adaptation magnifique en film par l’éternel Miyazaki.

Glénat a eu la très bonne idée d’éditer ce manga culte. Il diffère de la production actuelle de par son format. Ici, le tome est au format A4 environ. Ca change un peu du manga classique, mais l’édition est à la hauteur, avec une superbe couverture et une belle carte.

Je n’ai cessé de dire sur ce blog que je suis en extase devant le travail du maître. Ce manga sera-t-il à la hauteur de sa légende? Que vaut-il par rapport au film?

Résumé de Nausicaä de la Vallée du Vent – Tome 1

Nausicaä est la princesse de la Vallée du Vent, un paisible royaume situé dans les territoires frontaliers. Il est situé à la bordure de la Mer de la Décomposition, forêt composée de plusieurs couches de bactéries rejetant des spores empoisonnées. L’atmosphère étant toxique, la vie humaine y est impossible. Seuls des gigantesques insectes y vivent parmi lesquels figurent les Ômus.

Mais le royaume de la Vallée du Vent, protégé par les vents, voit sa population décroître pendant que la Mer de la Décomposition poursuit sa lente mais terrible progression.

Nausicaä, la fille de Jill, est dotée d’une certaine empathie envers tout ce qui vit, humain comme insecte au point de presque comprendre les Ômus. Elle a également une faculté à piloter une espèce de deltaplane : le Moeve et le « gunship » un antique avion datant d’une époque industrielle depuis longtemps révolue.

Un jour alors qu’elle teste le Gunship, elle est le témoin du crash d’un avion de la cité voisine de Pejite chargé de rescapés. Ce dernier avait tenté de franchir la Mer de la Décomposition et s’était fait attaquer par les insectes.

Nausicaä, devant un tel drame, se rend sur les lieux de l’accident pour essayer de leur porter secours. Elle ne trouve qu’une unique fille qui respire encore. Cette dernière se nomme Lastel et est la princesse de ce royaume. Elle lui charge de remettre une pierre à son grand frère. Elle apprend également que Pejite a été réduite en cendres par l’Empire Tolmèque allié de Péjite et de la Vallée du vent. Mais pourquoi?

Quelques temps après, la Vallée du vent doit répondre à l’appel de ses alliés Tolmèques et envoie Nausicaä et le Gunship.

Nausicaä, un chef d’œuvre tout comme le film?

Aborder Nausicaä de la Vallée du Vent est assez délicat tant son mangaka est une légende vivante. En plus, même si le film a été réalisé après, on le connait plus que le manga. Or celui-ci trône aux cotés des Mononoke ou Totoro parmi le meilleur des Miyazaki. Inutile de dire que l’attente est énorme, en tout cas pour moi.

Autant le dire de suite, on ne pas peut nier la paternité de Miyazaki. Que se soit au niveau du dessin, du scénario, de son héroïne ou des thèmes abordés on reconnait la patte inimitable d’Hayao Miyazaki.

Ce manga est un vrai bijou! Tout est réuni : dessin, personnage principal exceptionnel, personnages secondaires intéressants, univers riche et réaliste, thèmes écologiques, action et évènements en tout genre.

Ce qui caractérise ce manga c’est bien son personnage : la princesse Nausicaä. Comme à son habitude Miyazaki a choisi une jeune adolescente comme héroïne. Cette dernière a un rapport à la nature très particulier.

Elle a une profonde empathie pour toutes les formes de vie. A une époque où les insectes sont méprisés et représentent une menace certaine pour l’humanité, elle, elle continue de militer pour leur sauvegarde. Elle accorde autant d’importance à la vie animale et végétale qu’humaine.

Elle est capable d’être très proche de ces énormes insectes. Elle a ainsi développer une certaine faculté de communication avec, notamment, les Ômus.

C’est un personnage avec une incroyable force de caractère mais pourtant très fragile. Elle est très douce, fait preuve d’une grande dévotion et d’un grand amour pour les autres mais elle peut entrer dans une rage folle. C’est cette dualité qui rend ce personnage si attachant.

Même s’il ne s’agit que d’un tome d’introduction, Miyazaki arrive en un volume, à la rendre terriblement attachante. Pour moi, il s’agit incontestablement d’un des personnages féminins les plus forts que j’ai pu lire et voir.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus. Même si le mangaka n’a pas eu le temps de les développer certains d’entre eux se révèlent déjà intéressants et énigmatiques comme Yupa, Asbel et la fille de l’empereur Tolmèque.

Le scénario se montre à la hauteur des personnages. Dans un monde post-apocalyptique, Miyazaki a réussi, notamment en intégrant un discours écologiste très fort, à réaliser une fresque au scénario complexe et fouillé.

Il s’agit du premier tome d’un série de 7. Par conséquent, nous n’avons eu le droit qu’aux prémices de ce que sera Nausicaä de la vallée du vent par la suite. Mais même à ce stade là, on sent un scénario recherché et cohérent.

Ce manga aborde des thèmes très Miyazakesques (néologisme signifiant cher à Hayao Miyazaki) comme l’écologie, le respect de la nature, la nature de l’homme, la technologie, l’importance de la vie, le coté fragile de chacun…

Ce manga marque le début de la présence de la nature dans l’ensemble de ces œuvres. Ici, le monde industriel a disparu, remplacé par une forêt toxique pour les hommes et où la nature a repris ses droits. La création de cette forêt apparait comme une sanction à des siècles de pollution et d’irrespect de l’environnement. Depuis, l’humanité vit dans une espèce de société post-apocalyptique.

Les insectes comme les Ômus sont, en quelque sorte, les gardiens de cette nature. De fait, ils en deviennent les ennemis des hommes.

Nausicaä a un rapport très particulier avec la nature et plus généralement la vie. Alors que les hommes craignent les insectes, elle, elle les respecte. Elle a aussi une fascination pour la Mer de la Décomposition. Elle est la première a comprendre réellement son rôle.

Au niveau du dessin, là aussi, la patte graphique d’Hayao Miyazaki est très reconnaissable. C’est exactement le même style que pour ses films. Soit on aime soit on aime moins. Son style est très old school que se soit dans le chara-design ou bien dans les techniques employées. Il n’utilise pas les techniques de tramage actuelles, et le style fait très années 80-90. Par exemple il utilise beaucoup les hachures pour représenter l’ombre ou le volume ou encore les angles.

On est donc loin des standards actuels, mais pourtant c’est magnifique. Le coté old school s’accorde parfaitement avec le style Miyazaki et les valeurs présentes dans ce Nausicaä de la Vallée du Vent. Tout semble être fait à la main, avec une minutie magnifique et un style très personnel. J’ai été conquis par ce trait de dessin. Je trouve qu’il a une personnalité propre et que le tout est vraiment superbe.

Pour conclure, il s’agit là d’un classique d’une qualité exceptionnelle. Ce manga se montre à la hauteur de son auteur. Une pure merveille que tout amateur d’Hayao Miyazaki se doit de posséder. Pour ceux qui ne connaissent pas le père fondateur des studios Ghibli, ce manga est exceptionnel de justesse avec des personnages très forts, une histoire prenante et des thèmes abordés profonds.
Encore une fois la magie Miyazaki marche encore. On ne peut que remercier l’éditeur d’avoir sorti ce chef-d’œuvre.

En lisant ce tome 1, j’ai qu’une hâte lire la suite. Je me demande même pourquoi je suis passé à  coté si longtemps.

Qu’en avez-vous pensé? Classeriez-vous ce Nausicaä parmi les incontournables du manga?

9 commentaires »

  1. Jevanni 15/07/2009 at 02:25 -

    J’ai été pendant pas mal de temps assez réticent à lire ce manga, à cause de son format style « bd » qui est assez déroutant. Pourtant je l’ai loué à la bibliothèque et ayant vu le film avant d’avoir lu le manga, j’ai trouvé que le manga est bien plus intéressant que le film et va même jusqu’à le surpasser. Encore faut-il vouloir dépenser 7 fois 11 euros pour une série, personnellement ce n’est pas l’envie qui manque. Tu verras que le manga ne se perd aucunement dans les 7 tomes, tu peux donc attaquer les autres bouquins avec plein d’espoir. 😉

  2. Rochois 15/07/2009 at 02:57 -

    N’ayant vu aucun Miyazaki (oui honte à moi…), je suis tombé par hasard sur ce manga dans ma bibliothèque de quartier.
    Et j’ai été également très enthousiasmé !

    J’en suis au milieu du quatrième tome et je trouve que ce manga tiens toutes ses promesses (du moins pour les tomes que j’ai lu ).

    Le développement et l’évolution des personnages est ce qui m’a le plus touché (notamment pour Kushana). On sent que Hayao Miyazaki accordent beaucoup d’attention aux caractères/ »lignes de conduites »/personnalités de ses personnages.

    Le scénario est très bien ficelé et est « déroulé » de main de maitre, chaque tome apportant son lot de révélation sur la nature du monde et son devenir possible.

    A mon sens « les thèmes Miyazakesques » de cet œuvre sont bien défendus et exposés avec clarté nous amenant à nous poser des questions qui sont toujours d’actualité.

    Au finale je pense que je vais desuite retourné le lire. Et oui pour moi c’est un incontournable :).

  3. Kameyoko 15/07/2009 at 10:06 -

    @Jevanni : De ce que j’ai lu, le manga va plus loin que le film. Mais j’attends vraiment d’en lire un peu plus pour dire si c’est mieux et plus complet que le film.
    Pour le prix c’est sur que 11 € c’est pas donné mais je trouve que compte tenu du format et de la qualité de l’édition ça se tient (même si je pense que moins cher serait évidement mieux).

    @Rochois : Ne pas avoir vu un seul film de Miyazaki devrait être passible d’une peine d’emprisonnement ^^ Si ce manga te touche je ne peux que te conseiller de regarder ces films. De plus ce que tu dis reflète bien ce que je pense. Je ne me fait aucun souci pour la suite.

  4. Kabu 15/07/2009 at 12:08 -

    Pour moi ce manga est tout simplement ce que j’ai pu voir/lire de mieux venant de Miyazaki.
    Et ça ne veut pas dire que le reste est mauvais mais bien que ce manga surpasse tout le reste, à commencer par le film qui est censé l’adapter, qui ne couvre réellement que les 2 premiers tomes et déforme allègrement son contenu (faute de moyens, de temps et divers autres facteurs).
    Je ne m’enfoncerai pas plus avant dans une comparaison manga/films d’animation qui n’a pas vraiment lieu d’être, mais je conseille à tout le monde de se procurer cette œuvre, ou à défaut, d’y jeter un œil.

  5. Kameyoko 15/07/2009 at 21:26 -

    @Kabu : J’avais déjà été conquis par le film mais c’est vrai que de ce que j’ai lu le manga s’annonce énorme.

    Dire que c’est ce qui fait de mieux venant de Miyazaki c’est se mouiller quand on voit des Mononoke, Totoro, Chateau dans le ciel…

  6. Véronique 17/07/2009 at 17:44 -

    Merci, j’irai me le procurer car j’aime beaucoup ce qu’il fait bien-sûr.

  7. Helios 17/07/2009 at 19:44 -

    Je ne savais pas qu’ils avaient commencé à editer Miyazaki en BD et en France ^^
    ce doivent-être de véritables chef d’oeuvres !

    J’ai regardé le film il y a quelques mois de cela. Je me souviens m’être beaucoup attaché à princesse Nausicca mais aussi à la femme commandante de l’armé qui envahit la vallée du vent. Elle tenait le rôle de chef des « méchants » mais j’ai beaucoup aimé le fait qu’elle veuilles toujours peser le pour et le contre et commander avec le plus de justesse possible.

    ça m’avait marqué …

  8. Kameyoko 18/07/2009 at 10:15 -

    @Véronique : En aimant le travail de Miyazaki, je pense qu’il est impossible d’être déçu par ce manga.

    @Helios : Nausicaä est au moins aussi attachante dans le manga (voir même plus pour l’instant). Quant à la « méchante » fille de l’empereur Tolmèque, elle est seulement introduite ici, mais on sent déjà que ce sera un personnage très intéressant

  9. yao 04/05/2010 at 14:33 -

    Et bien jsuis désoler mais jais pas vu le manga ni l’anime apparent. je suis un jeune débutent je vue faire un manga mais jais tout mais chance de ne pas reusi a la réaliser jsuis pas un scénarise ni un dessinateur mais jais écrite une histoire que je trouve pas male si quelle qu’un est intéresser pour en faire un manga qu’il me contacte a ce adresse kobinendit@live.fr

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