. Metro 2033 de Dimitri Glukhovski | Fant'asie
Torospatillo 26/02/2014 1

Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Metro 2033 de Dimitri Glukhovski

Soldes Steam.

Metro 2033 du journaliste Russe Dmitri Glukhovski est un roman qui m’attirait mais je râlais car je trouvais le prix un peu cher pour un livre publié depuis déjà plusieurs années, et j’attendais une sortie en poche pour me le procurer.

Finalement, faute de me procurer le roman, j’ai profité des soldes steam pour me prendre Metro : Last Light. Ayant récemment changé de PC je voulais voir si il en avait dans le ventre, et ce jeu étant réputé pour ses graphismes, je me suis dit que c’était une occasion de découvrir ce monde.

Bref, j’ai passé un bon moment sur ce jeu, il s’agit d’un FPS linéaire à l’ambiance horrifique et teinté de survie, du coup je me suis enfin décider à lire le livre.

Le jeu se passant juste après ce premier tome, je me suis évidemment spoilé la fin du roman tout seul comme un grand.

J’ai opté pour l’édition numérique de chez L’Atalante, que je trouve quand même chère, surtout que sa suite, Metro 2034, est quant à lui proposé à un prix inférieur.

Résumé de Metro 2033 chez L’Atalante.

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

Dystopie et parcours initiatique.

Je l’ai déjà écrit plusieurs fois, mais j’aime à me répéter, un bon roman a pour moi deux aspects distincts qui doivent être également maîtrisés : la création du monde et l’histoire du roman.
Concernant la création du monde, l’univers de Métro 2033 est une franche réussite.
Comme le titre le laisse présager, l’histoire se déroule dans le Métro de Moscou après une guerre nucléaire.
La force du roman se trouve justement dans cet isolement, et par la non connaissance des protagonistes de ce qui s’est réellement passé, de comment l’humanité en est arrivée là.
La population du Métro ne sait pas si d’autres humains ont pu survivre à cette guerre, si d’autres personnes essaient de survivre dans le Metro d’une autre ville, où si une nation est sortie victorieuse de ce conflit? Mais dans ce cas pourquoi personne ne serait venu les chercher.
Cela fait donc une vingtaine d’année que les restes de l’humanité se sont abrités dans le Metro, y créant un microcosme étrange, entouré par la radioactivité, et tentant de survivre… Evidemment trouver de la nourriture, de l’eau et de l’électricité n’est pas chose aisée, et chaque station fonctionne à sa manière avec ses rites et coutumes. Certaines s’allient entre elles, et dans ce microcosme vont se recréer les grands mouvements politiques et philosophiques des siècles précédents, nazis, communistes, philosophes gouvernant la citée… C’est certes un peu facile, mais c’est dépaysant.
De plus, la radioactivité externe a entraîné des mutations sur les animaux de la surface et ces monstres viennent régulièrement hanter les habitants du métro.
Ce monde m’a plus. Le côté exigu du métro, les rares sorties en mode extérieur, en font un monde noir et oppressant. Mais la variété entre les différentes stations de Métro font que l’on découvre toujours quelque chose de nouveau et que l’envie de découverte est toujours présente.

De plus, cet isolement pèse sur l’humanité, et en si peu d’année, elle a perdue beaucoup, et à court terme il ne fait aucun doute que le monde tel que nous le connaissons ne sera bientôt plus qu’un mythe pour les enfants du Métro, lesquels naissent pour beaucoup albinos… Ce déclin de l’humanité est une piste de réflexion intéressante qui apporte beaucoup au roman.
Si tout cela m’a plus, l’histoire quant à elle m’a moins convaincue.
Le roman est long (trop long), l’histoire est très linéaire, il est difficile d’entrer en empathie avec Artyum, le jeune personnage principal du roman.
De plus, et ça s’est ma faute, je me suis spoilé la fin du roman, dès lors que j’avais fait le jeu qui se passe juste après. Mais objectivement, je crois que l’histoire ne m’aurait pas passionnée et que je me serais attendu à conclusion…

Mais surtout ce qui m’a dérangé, c’est le côté métaphasique du parcours initiatique d’Artyum, même si cela est plus ou moins justifié, j’ai trouvé cela peut-être un peu trop facile.

Bref, j’ai compris comment de ce roman on a pu tirer un FPS couloir tout crypté…

Pour conclure, Metro 2033 est une déception car son monde m’a réellement plus, mais son histoire n’est pas assez maîtrisée à mon goût. Sa publication en petite partie via un blog sur internet, avec prise en compte des commentaires des lecteurs y est certainement pour beaucoup, mais avant sa publication sous forme de roman, quelques coupes d’un éditeur auraient pu être salvatrices. Il reste de ma lecture un monde que j’ai beaucoup apprécié, et je m’y replongerai certainement, mais peut-être pas dans sa suite directe, plutôt par des romans parallèles se situant dans le même monde, le cas échéant, si vous en avez en me conseiller, je suis preneur !
Avez-vu lu ce roman? Avez-vous joué aux jeux vidéo ?

Un commentaire »

  1. Dionysos89 26/02/2014 at 11:15 -

    Bonne analyse sur la dualité monde/histoire. J’ai hâte de le découvrir à mon tour.

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