. MaiWai – tome 1 par Minetaro Mochizuki | Fant'asie
Bagooor 16/02/2011 0

MaiWai tome 1 par Minetaro Mochizuki

Un auteur à l’honneur

Avec la récente réédition de Dragon Head, l’éditeur Pika Edition a décidé de mettre Minetaro Mochizuki en avant, avec la publication dans une édition deluxe de MaiWai, une autre oeuvre de cet auteur.

Édité il y a plus de 10 ans, Dragon Head ressort donc aujourd’hui dans une plus grande édition, accompagné par un titre plus frais, ayant pour thème la piraterie moderne et les voyages en mer.

MaiWai est un titre inédit en France, qui permet d’agrandir le catalogue de cet auteur. Ne connaissant pas Minetaro Mochizuki, ce titre est la première oeuvre que je lis de celui-ci, avant de peut être m’intéresser à Dragon Head.

En avant pour une aventure de pirate et d’océan, où ceux-ci sont revenus d’actualité avec les récents films Pirates des Caraïbes et les actualités dans les océans du globe.

Résumé du tome 1

Funako Yamato vie seule avec son père, dans la magnifique demeure qui appartenait auparavant à son grand père.
Ancien pécheur, celui-ci avait amassé de très grosses sommes d’argents, qui lui avaient permis d’acheter la maison. Mais croulant sur les dettes, il a dû l’hypothéquer à la fin de sa vie.

Funako est une jeune fille forte, qui pratique les arts martiaux et le combat.
Elle se remémore souvent les paroles de son grand père disparu, qui lui racontait souvent les aventures de la mer. L’alcool lui déliait la langue, et elle a toujours cru qu’il exagérait ses propos.

Ayant des problèmes d’argents, les Yamato décident donc de louer une des nombreuses chambres vides de la maison, afin d’avoir quelques apports financiers.
Ils accueilleront un étrange jeune homme, à l’allure extravagante. Celui-ci semble tout de même très intéressé par le grand père de Funako.

En le suivant, Funako entrera dans le musée marin de sa ville, et découvrira de nombreuses donations de son grand père au musée.
Peut être que finalement, celui-ci n’exagérait pas ses histoires. La jeune fille commence à s’intéresser au passé de son grand père, alors qu’au même moment des pirates semblent s’être invités en ville.

Quel tournant prendra la vie de la petite Funako ?

A la recherche d’une aventure

Autant le dire tout de suite, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans la lecture de ce premier tome.

Les premiers chapitres sont un petit peu longs, et il n’est pas facile de se passionner pour l’histoire. Le personnage de Funako est d’ailleurs très particulier, et j’ai eu assez de mal à m’imaginer suivre son aventure.
Sans être complètement à côté de la plaque, elle a souvent l’air ailleurs, à repenser aux histoires de son grand père. Elle prend aussi certaines paroles au pied de la lettre : sur son lit de mort, sa mère lui avait dit « Soit forte ma fille !« . Du coup, elle fait tout son possible pour être imbattable aux arts martiaux. Cela fait sourire, mais cela donne aussi l’impression que cette fille est simplette.

Mis à part Funako, je trouve que les autres personnages sont plutôt originaux. Le nouveau locataire a un style bien particulier, vivant constamment avec ses lunettes de soleil sur le nez.
Il y a aussi les pirates, qui portent tous des masques de catcheur, en s’habillant n’importe comment. Deux des pirates sont entrés par effraction chez les Yamato, et ont volés les sous-vêtements de Funako. Ces deux pirates se retrouvent donc avec des soutiens-gorge et des culottes par dessus leurs vêtements, ce qui leur donne un air complètement déjanté.

Leur apparition tardive dans ce premier volume est dommage, car c’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à plus ou moins accrocher. Le volume suivant remontera donc peut être le titre, qui n’est devenu intéressant que sur la fin.

La rencontre avec les pirates est vraiment l’élément déclencheur de l’histoire.
Nous en apprenons plus sur leurs intentions, mais également sur le personnage du nouveau locataire. Il semble en avoir après un des secrets du grand père de Funako. Les informations données dans ce premier tome ne sont pas suffisantes pour connaître l’orientation complète de l’intrigue, mais nul doute que le second volume devrait nous éclaircir sur ce point.

Le style graphique de Minetaro Mochizuki est assez spécial. Lorsque j’avais feuilleté le premier tome de Dragon Head, je n’avais pas du tout apprécié le dessin, et j’avais une légère appréhension à lire MaiWai. Mais je trouve que le style de cette série est meilleur, sans pour autant être exceptionnel. C’est un style que je n’ai pas l’habitude de voir, et cela surprend un petit peu. Mais je n’ai globalement pas accroché aux dessins, bien que ceux-ci ne m’aient pas dérangé lors de la lecture.

Concernant l’édition, j’ai été assez déçu. Il me semblait que l’on aurait droit à une édition de luxe, mais hormis le format plus grand, je ne vois pas ce qu’elle avait d’exceptionnelle. Je trouve par exemple, à titre de comparaison, que les volumes de xxxHolic ont droit à une bien meilleure édition, avec le papier coloré et le traitement de la couverture.
Donc avec le prix élevé de ce titre, je pense que la série est principalement destinée aux fans de Minetaro Mochizuki, qui ont déjà pu apprécier son travail lors de la précédente édition de Dragon Head.

Globalement, ce premier volume est une mise en bouche. Seule la fin du tome nous en dit plus sur l’orientation du titre, ce qui laisse à penser que l’auteur ne savait pas vraiment quelle direction prendre lorsqu’il a débuté le titre.
L’atmosphère du titre est cependant bien décalée, et donne envie d’en savoir plus sur ses pirates modernes. Le prix peut toutefois être dissuasif (12€), donc il vaut mieux feuilleter ce premier tome afin de se faire une idée. Je ne peux que vous conseiller de regarder les dernières pages, qui donneront sans doute un avis plus proche de ce à quoi ressemblera le titre par la suite.

Avez-vous aimé MaiWai ? L’esprit décalé vous a-t-il plu ?

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