. Magi, the Labyrinth of magic – tomes 5 et 6 | Fant'asie
Kameyoko 13/04/2012 2
  • Scénario
  • Graphisme

Magi, the labyrinth of Magic tome 5

Magi, the Labyrinth of magic – tomes 5 et 6 de Shinobu Ohtaka

Un univers qui se complexifie

Magi, the labyrinth of magic est un manga que je n’attendais pas forcément au départ, mais qui pourtant m’a intéressé. Le tome 4 introduisait de nouveaux personnages et nouveaux enjeux confirmant ainsi le capital sympathie pour ce shônen.
Même si ce n’est pas le titre de l’année, j’ai beaucoup d’affection pour ce titre. Et ce n’est pas à la lecture des cinquième et sixième volume qui va changer ça. Bien au contraire.

Magi, the Labyrinth of magic – tomes 5 et 6 sont édités par Kurokawa et disponible à la vente respectivement depuis les 12 janvier 2012 et 08 mars 2012.

Résumé de Magi, the Labyrinth of magic 5 et 6

Résumé de Magi 5 par l’éditeur :

Pour son cher ami Ali Baba, pour sauver Balbad, le pays où il est né et a grandi, Aladin décide d’agir !! Mais un autre Magi, Judal, se manifeste auprès de notre héros, une bataille acharnée s’apprête à opposer les deux Magis…

Résumé de Magi 6 par l’éditeur :

Alors qu’ils s’apprête à achever Judal, Hugo et sa folie meurtrière sont interrompus par les dignitaires de l’empire Kô. Ceux-ci souhaitent récupérer Judal, leur Magi. Dans la bataille, Hugo disparaît, laissant Aladin dans le désarroi le plus total malgré les paroles bienveillantes de Sindbad.

Un shônen qui se bonifie

Magi, the labyrinth of magic ne cesse de se bonifier au cours des tomes. Ce que je croyais être qu’une histoire shônen basique, inspiré des contes des milles et une nuit, se révèle de plus en plus intérressant et complexe. Mais surtout il aborde certains thèmes plus profonds que ce qu’on pouvait croire initialement.

Le 5ème volume voit une bonne moitié être consacrée à Ali Baba. Dans le précédent volume, on l’a vu à la tête d’un groupe de voleurs, en compagnie d’un certain Qasim, semant le trouble à Balbad. Nous avons le droit à un flashback sur ce personnage. Cela nous permet de comprendre qu’il est, de voir comment il vécut dans les quartiers pauvres, quelle est sa relation avec ce Qasim, son amour pour Balbad….
Cela permet donc de bien développer le personnage d’Ali Baba qui acquiert ainsi plus de profondeur, devient plus intéressant et attachant. Shinobu Ohtaka nous livre quelques révélations intéressantes, tout en y mêlant un discours plus mature que ce que l’on pourrait croire. En effet, elle aborde le problème de la pauvreté, des inégalités sociales et d’une certaine forme de monarchie. Tout ceci se fait limpidement et avec clarté.

Et tout cela pour arriver intelligemment à la suite des évènements et à l’implication d’Ali Baba dans le futur de Balbad. Petit à petit, la mangaka l’amène sur la voir de la rebellion vis-à-vis de son roi. Elle pourrait se contenter de ça. Mais, ellechoisit de ne pas y aller directement et opte pour encore densifier son univers, notamment via de nouveaux personnages et un peu de géopolitique.
Ainsi Ali Baba sera soutenu par la charismatique Sindbad. Ce dernier devient un vrai personnage important et intéressant à suivre. On retrouve également l’empire qui étend son influence néfaste sur le roi. Cet empire expansionniste et intriguant devient réellement la grande menace pour Aladin et Ali Baba.
Toute cette partie se lit aisémment grace à des rebondissements bien menés.
La suite du tome 5 se concentre plus sur un nouveau personnage, le redoutable Judal. Ce dernier est aggressif et va “faire parler la poudre”. Cette partie est donc beaucoup plus axée sur l’action. Nous assisterons donc à des combats intenses, dynamiques et passionnants. En effet, la mangaka ne se contente pas de juste proposer un combat. Son intrigue avance et son univers s’étoffe quand même. Ainsi, Judal étant aussi un Magi, on en apprend plus sur eux, les Rokhs, les génies, Hugo… Il y a aussi quelques révélations sur l’empire , Sindbad
L’occasion de retrouver Hugo, qui plus que jamais intrigue malgré son mutisme et ses rares apparitions. Le tout se finit par un cliff prometteur, qui se verra confirmer dans le tome 6.

Le sixième opus repart sur les mêmes bases d’un rythme soutenu et de révélations plus qu’intéressantes. De nouveaux personnages venant de font leur apparition. Leur arrivée s’accompagne de nombreux rebondissements et révélations notamment sur le rôle de l’empire , sur ce que le roi de Balbad réserve à son peuple, sur Hugo et sur le pouvoir des reliques abritant les génies.
Encore une fois, l’univers se densifie, se complexifie et gagne en maturité. Le récit devient un peu plus sombre tout en étant plus axé shônen. En effet, nous aurons le droit à des combats, des méchants à abattre, sorte de semi-boss, des entrainements et des pouvoirs plus dévastateurs que jamais. C’est dans ce sens là, qu’on ressent le coté shônen. Mais pourtant Shinobu Ohtaka continue à développer des thèmes forts et passionnants.
Elle démontre aussi une maitrise dans le rythme et la narration. On ne s’ennuie pas une seconde et tout se fait avec limpidité. L’histoire avance grandement, tout en étant divertissante mais en même temps sérieuse et tout en développant les personnages et l’univers.

De tome en tome, Magi, the Labyrinth of magic ne cesse de s’améliorer et de me captiver davantage. Ce qui au départ n’était qu’un manga sympathique, devient maintenant un vrai bon shônen, palpitant et plaisant. Tout y est action, univers enchanteur, personnages charismatiques et attachants, une belle intrigue sur fond de géopolitique et de révolte sociale
C’est un vrai plaisir à lire, et tout s’enchaine bien. Le lecteur ne décroche pas et reste immerger dans ce monde.
Le pire c’est que la suite s’annonce aussi palpitante.

Graphiquement, malgré un petit coté enfantin, notamment dans le design d’Aladin, le résultat est très plaisant à l’oeil. C’est dynamique, lisible et bien découpé. Les personnages sont expressifs, et les décors nous permettent de bien plonger dans ce monde, notamment avec des planches assez denses. De plus, il se dégage un petit quelque chose de personnel et envoûtant. Un trait plein de personnalité qui correspond bien au récit. Une bonne symbiose.

Pour conclure, Magi, the labyrinth of magic est comme le bon vin, il se bonifie avec le temps. Ces tomes 5 et 6 se montrent passionnants et addictifs. Plus les volumes défilent et plus j’acquiers la certitude que c’est un vrai bon shônen, plus profond que ce que je pouvais croire. Une belle surprise, qui bien loin de décevoir, me surprend encore positivement.
Il est en passe de devenir l’un de mes shônens « récents » préférés.

Et vous qu’en pensez-vous ? Trouvez-vous aussi qu’il s’améliore à chaque nouvel opus ?

2 commentaires »

  1. yomikun 13/04/2012 at 11:09 -

    Pour ma part, un peu déçu par le dernier tome. Je trouve que la série devient trop sérieuse, trop premier degré alors qu’on retrouvait presque l’humour déjanté de Sumomomo (le manga le plus drôle du monde) dans les premiers volumes. A vouloir jouer dans la cours des grands shonen, il en devient beaucoup plus classique, plus consensuel, il rentre dans le moule. Dommage.
    Et les combats sont brouillons.

  2. Kameyoko 13/04/2012 at 17:52 -

    @Yomikun : La série devient effectivement sérieuse. Trop ? Je ne trouve pas. J’aime cette orientation.
    On perd un peu en humour, mais il garde ce caractère attachant.
    Comme je le disais il devient plus shônen. Mais justement je trouve qu’il arive à se différencier un peu et ne pas tomber pleinement dans les poncifs et les facilités.

    Pour les combats, j’ai trouvé ça plutôt fluide et clair.
    Mais je comprend que si tu recherchais la légèreté du début, tu puisses être déçu. Mais objectivement, c’est un bon shônen, même s’il ne deviendra probablement jamais culte

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