. Liar Game – tome 5 de Shinobu Kaitani | Fant'asie
Kameyoko 29/06/2011 1

Liar Game - tome 5 de Shinobu Kaitani

Liar Game – tome 5 de Shinobu Kaitani

Duel au sommet : Akiyama vs Yokoya

Le tome 4 lançait une nouvelle épreuve du Liar Game avec le jeu de la contrebande. A la différence des autres manches, celui-ci se fait en équipe. Et très rapidement deux leaders, deux génies manipulateurs se sont détachés : Akiyama et Yokoya. Leur duel s’annonçait terrible. Ce cinquième volume va nous montrer leur affrontement. Affrontement non pas physique mais intellectuel, à base de stratégies, de bluffs et de duperies.
Cette troisième manche ne se conclura pas sur ce tome.

Liar Game – tome 5 de Shinobu Kaitani est édité par Tonkam et est disponible à la vente depuis février 2011

Résumé de Liar Game 5

Kikuzama avoue avoir trahi son équipe. Il explique que, lycéen, il était le souffre-douleur de Yokoya. Ce dernier s’est servi de ce lien pour le manipuler.
Il leur raconte l’arrivée de Yokoya dans son lycée et comment, rapidement, il a su prendre le contrôle du lycée. En instaurant un principe de hiérarchie des lycéens, et en ayant sous sa coupe les plus gros caïds, il a crée une ambiance délétère et paranoïaque.

Après avoir entendu cela, pour l’équipe de Nao et Akiyama, il ne fait aucun doute que Yokoya a pris le contrôle de l’autre équipe et a mis en place une dictature.
Les autres lui obéissent au doigt et à l’œil. Yokoya se révèle être un adversaire très retors et dangereux.

Une troisième manche plus longue

Alors qu’on avait pris l’habitude d’épreuves du Liar Game se déroulant sur un tome, cette troisième manche diffère en durant autrement plus longtemps.

En effet, l’épreuve avait commencé dans l’opus précédent et se terminera dans le volume 6. Donc, ce tome 5 sera entièrement consacré au « jeu de la contrebande », mais sans pour autant le conclure.

Les deux camps vont s’affronter avec des stratagèmes subtils, manipulateurs et malins. Mais très rapidement, on se rend compte qu’on assiste surtout au duel de deux hommes : Yokoya et Akiyama. Les deux ont pris le « lead » sur leur groupe, de manière différente, mais c’est bien eux qui élaborent les stratégies respectives.

D’ailleurs on peut le reprocher. Avec tous les candidats présents, on a l’impression qu’il n’y a que 2-3 personnes dotées d’un cerveau. Les autres semblent incapable de réfléchir et de planifier des actions. Hormis Yokoya, Akiyama et dans une moindre mesure Fukunaga, les autres sont vraiment têtes à claque à ne pas réfléchir plus loin que le bout de leur nez. A se demander comment ils ont pu arriver jusqu’ici.
Personnellement, je trouve qu’ils sont trop présentés comme des boulets et comme des moutons. Il aurait été plus intéressant que d’autres personnalités se dégagent.
Ce sentiment est d’autant plus vrai dans cet opus.

Yokoya nous est présenté plus en détail. Au travers du récit de Kikuzama, on se rend compte à quel point ce personnage est un fin manipulateur, très doué pour élaborer des stratégies et devenir le maître.
Dès lors, on voit bien qu’il sera un adversaire redoutable pour Akiyama, quelqu’un capable de lui donner du fil à retordre. Ce qui n’est pas plus mal, ça nous permettra d’assister à un duel indirect où chacun essaie de contre-carrer l’autre et de prendre l’avantage.

Le scénario prévoit de nombreux rebondissements, coups de théâtres, stratégies et contre-stratégies. Cependant, j’ai eu le sentiment que Shinobu Kaitani était tombé dans le « too much ». Même si toutes les stratégies sont plutôt bien expliquées et bien trouvées, ça commence à faire trop. Est-ce parce que l’épreuve est longue ou parce qu’il y a eu trop de retournements de situation que j’ai eu ce sentiment ? Je ne sais pas, mais, à la fin, j’étais un peu moins dans le « trip ».

De plus, au bout de cinq tomes je commence à regretter que l’intrigue ne se dirige pas petit à petit vers ce qu’est le Liar Game et qui est derrière? Qu’est-ce qui se cache derrière?
Le fait de ne pas s’interroger sur ce point rend le tout moins plausible. Avec des esprits aussi brillants que ceux d’Akiyama et Yokoya, personne se pose la question de la finalité de Liar Game et des tenants et aboutissants ?

Globalement, j’ai été déçu par ce tome. Non pas qu’il soit mauvais, loin de là même, mais il manque une prise de risque. Quand un mangaka est capable d’imaginer ces jeux et toutes ces stratégies, on est en droit d’en attendre plus sur les personnages et le background.

Pourtant, je trouve que le jeu est rudement bien mené et que tous les stratagèmes trouvés sont géniaux, bien pensés, et bien expliqués. Le lecteur se projette facilement et se met lui aussi à essayer de trouver la faille, une technique infaillible ou contre-carrer l’équipe adverse. Les solutions trouvées sont crédibles.

Pour l’instant, je n’ai pas encore l’impression de tomber dans le « j’avais tout prévu à l’avance », même si ce tome s’en rapproche. On a encore l’impression que c’est crédible.

Graphiquement, le trait de Shinobu Kaitani est toujours si particulier, même si, peut-être par habitude, j’ai trouvé que c’était légèrement mieux. Néanmoins son coup de crayon reste statique et parfois approximatif. Les expressions manquent de naturel. Les visages semblent figés dans une expression, souvent la même. Le cadrage joue beaucoup dans cette impression aussi.

Pour conclure, même si le mangaka maîtrise toujours son scénario et ses rebondissements, il pèche toujours sur la partie graphique, peine à donner consistance à son background et à rendre ses personnages charismatiques. En plus, dans cet opus, il y a l’impression de longueur qui vient se rajouter. Il est temps que cette épreuve se finisse.

Même si j’ai été déçu, je ne boude pas mon plaisir de suivre cette épreuve et tous les stratagèmes proposés. Ça reste un seinen à découvrir.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Regrettez-vous aussi le manque d’explication sur le Liar Game lui-même ?

Un commentaire »

  1. shurei 17/07/2011 at 08:45 -

    Personnellement j’ai arrêté Liar Game dans ces eaux là, vers la fin de l’arc « jeu de la contrebande ». J’ai trouvé que ça devenait chiant, que ça trainait en longueur, et que c’était toujours aussi prévisible. Dommage car le début était pas trop mal, je lisais par curiosité pour l’organisation derrière tout ça avec Nao qui a sa propre explication sur le pourquoi du comment du Liar Game (vision naïve comme d’hab), et Akiyama qui arrive toujours à les dépêtrer car il avait prévu que les autres auraient prévu sa manière de penser donc il a encore 2 coups d’avance (syndrome Light ou Lelouch au pif) m’a fait rire pendant 4 volumes. Là j’ai trouvé le manga lourd.

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