. Les Mangas du mercredi #5 | Fant'asie
Kameyoko 22/04/2015 0

Les Mangas du mercredi #5

Voici le retour des mangas du mercredi. Au programme de cet épisode 5, je vais vous proposer des critiques de Woodstock – tome 9, Beelzebub – tome 22 et Ippo, la loi du ring – tome 6.

Commençons par le plus musical des trois

Woodstock – tome 9 de Yukai Asada

Dans ce nouveau tome de Woodstock, le groupe Charlie va connaître ses premières vraies dissensions au sujet de la participation ou non à un festival très renommé de Punk : le Punk Spirit. Certains veulent faire tout leur possible pour s’y rendre quand d’autres sont plus mesurés, surtout vu la somme astronomique nécessaire à réunir. En parralèle de ça, il y a aussi le choix de faire de Makurazaki leur agent ou non. Pour faire pencher la balance en sa faveur cette dernière leur propose de leur avancer l’argent pour participer au festival, s’ils acceptent de jouer dans un club de striptease.

Au cours de ce tome, on voit bien apparaître les premières querelles du groupe avec un Kaname toujours plus enclin à garder sa liberté et un Gaku rêveur et un peu naïf. L’occasion de voir un peu plus du passé de Kaname et de la vraie raison de son départ de Bacchus.

Au travers de l’expérience au sein du club de striptease, les Charlie apprendront à s’emparer de la scène et du public et à devenir de meilleurs showmen. Pour ça le mangaka va s’appuyer sur une groupe de stripteaseuses musiciennes. Mais cette intervention de ces personnages secondaires est mal amenée et maladroite. Le lecteur a du mal à croire dans la vraisemblance de ce groupe et en quoi il est de bons conseils pour Charlie.

Mais l’intérêt de ce tome réside surtout dans la présence du mystérieux Yotsuya qui se lie d’amitié avec Gaku en se disant fan de Charlie et en les invitant à un concert. Sauf que ce dernier ne leur veut pas que du bien.
Ce nouveau personnage faux, avec un côté morbide, suicidaire et malsain veut du mal à Charlie. Sauf qu’on ne comprend pas trop sa motivation. Du coup ce personnage perd un peu en intérêt surtout qu’il est parfois caricatural. Si sa présence relance un peu l’intérêt, je le trouve finalement décevant. Il ne fait que mettre en exergue la naïveté de Gaku et le manque de charisme évident du personnage principal.
Ce neuvième tome est donc assez décevant, même s’il apporte quelques éléments intéressants par la suite. Mais on sent que le mangaka peine un peu pour nous captiver et renouveler son titre. Surtout qu’ici, même si son amour pour la musique transpire toujours autant, il n’y a pas la force musical, cette impression d’être à un concert des premiers tomes.

 

Beelzebub – tome 22 de Ryuhei Tamura

Maintenant que les travaux d’Ishiyama sont terminés, Oga et la bande du TKKH reviennent dans leur lycée flambant neuf. Mais comme vous pouvez vous en douter, il ne va pas le rester bien longtemps.
Ryuhei Tamura effectue un retour aux sources en faisant revenir ses héros dans leur lycée. Mais ils trouveront de nouveaux ennemis : les six arrivistes, bien décidés à leur contester la suprématie de l’établissement.
Le mangaka va donc introduire quelqu’uns de ces prétendants et de leurs sous-fifres. Parmi eux, il va s’attarder sur l’allumé Nasu qu’Oga a déjà encastré, mais qui se fait encastré aussi à son tour.
Ce Nasu semble en savoir beaucoup sur Baby Beel et sa relation avec Oga. Il semble bien être lui aussi lié aux enfers.

Alors qu’on attaque la dernière ligne droite de ce shônen, même si on sent bien que nous sommes dans un nouvel arc, Tamura déçoit un peu. L’arrivée de ces nouveaux est franchement redondante. Beelzebub tourne un peu en rond en proposant souvent les mêmes ressorts scénaristiques. On devine même assez aisément la suite des évènements, avec des combats contre les lieutenants puis les 6 arrivistes…
Néanmoins ces personnages introduits semblent être suffisamment puissants pour donner du fil à retordre à Oga. Surtout qu’ils bénéficient d’un bon charadesign et semblent être bien barrés également.

Mais paradoxalement, même si tout est déjà vu et pas franchement très novateur, ça reste fun à lire et plaisant. Un plaisir simple de lecture mais qui fonctionne. Parce que Beelzebub malgré des défauts évident reste un pop corn manga barré, qui peut partir dans du grand n’importe quoi, mais avec un certain capital sympathie. L’action est toujours là, les personnages toujours aussi attachants et l’humour barré est encore de la partie.

Ce tome 22, c’est donc rien de nouveau sous le soleil, mais pourtant ça se lit bien. Mais je ne peux m’empêcher de penser que le mangaka gagnerait à se diversifier et à vraiment exploiter un univers qui pourrait être riche.

 

Ippo, la loi du ring – tome 6 de George Morikawa

Comme vous le savez, Ippo est découpé en saison par son éditeur Kurokawa. Ce « La loi du ring » correspond à la saison 4.

Cet opus se concentre exclusivement sur l’explosif match entre Mashiba et Sawamura. Après un 5ème volet qui nous introduisait ce combat en le présentant comme de haut niveau, presque même dans les règles du noble art, on attendait donc que l’un des deux prennent l’avantage et surtout que ce statu quo explose.

George Morikawa va nous proposer une construction de combat classique avec des boxeurs qui vont frôler à tour de rôle la défaite humiliante, pour mieux se relever ensuite. De ce côté rien de bien innovant. Mais la force de ce combat réside dans le caractère « sale » des deux adversaires. On ressent bien leur envie de tuer et les coups bas pleuvent. Et on va être servi avec une panoplie de coups illicites et vicieux. Là, la surprise prend le pas tant on ne voit pas certains coups arriver. On restera dubitatif sur le fait que certains coups interdits passent comme une lettre à la Poste, sans que l’arbitre ne bronche.
Mais au-delà de ça, on prend plaisir à suivre ces deux boxeurs, qui se voit bien caractérisés avec leur envie de détruire littéralement leur adversaire.
Bien que les deux soient assez similaires dans leur pratique de la boxe, voir même dans certains traits de caractère, le combat se révèle passionnant à suivre et à l’issue incertaine. Ces deux anti-héros presque antipathiques parviennent à capter l’attention du lecteur à merveille.
J’ai hâte de voir comment va se finir le combat et ce que va proposer le mangaka pour sa conclusion.

Ippo, même avec quelques défauts récurrents reste toujours un super shônen sportif qui se dévore sans qu’no s’en rende compte.

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