. Les mangas du mercredi #3 | Fant'asie
Kameyoko 04/03/2015 1

Les mangas du mercredi #3

Continuons avec nos mangas du mercredi, que j’espère bien arriver à installer régulièrement sur Fant’Asie.
Pour ce troisième numéro, nous allons nous intéresser à Woostock – tome 8, Gamaran – tome 12 et Dragon Quest – Emblem of Roto – tome 7.

Woodstock – tome 8 de Yukai Asada

On retrouve, dans ce tome, le groupe Charlie toujours embarqué dans l’affrontement musical opposant Raido et ses amis à son ancien ami Katsuta et les siens.

De fait, nous avons le droit à de nombreuses confrontations scéniques plutôt intéressantes à suivre, malgré un côté classique dans le « suspense ». Evidemment, la musique sera au coeur de l’intrigue avec l’affrontement de plusieurs styles (mais toujours très orientés rock/ punk). On sent toujours que Yukai Asada est un passionné et un fin connaisseur de la musique rock.

De plus, si on peut reprocher au mangaka un graphisme pas toujours à la hauteur, avec notamment des problèmes de constance et de perspecives, il a un certain talent pour faire vivre la musique. Alors que la musique s’écoute avec les oreilles et que le manga se lit avec les yeux, il parvient à nous faire vivre la musique au travers des yeux. On entendrait presque le son sortir des guitares ou des coups  furieux de baguettes sur la batterie… Et de ce point de vue là, on est servi.

Au-delà du concert, on prendra également plaisir avec sa surprenante conclusion ainsi que celle la guerre Raido/ Katsuta.

De plus, il y a également un épisode original, qu’on ne voyait pas venir, qui fait du bien à Woodstock : celui de la rencontre avec la famille de Gaku. Ce passage permet de développer un peu ce personnage sympathique mais manquant de charisme. Cela densifie son background, tout en permettant d’ajouter un peu d’humour léger, et de sortir du strict cadre de la musique. Bien que cela semble sortir du fil rouge du manga, cela fait du bien à la lecture.
Woodstock reprend du poil de ma bête et donne encore envie de suivre l’histoire de Charlie, et d’aller en concert écouter du bon son Punk/ Rock. Mais malgré l’amour incontestable de son auteur, Woodstock garde toujours ses petits défauts qui font qu’on a du mal à entrer pleinement dans ce titre.

Dragon Quest – Emblem of Roto – tome 07 de Kamui Fujiwara et Chiaki Kawamata

Dragon Quest – Emblem of Roto est un titre toujours particulier à mes yeux. Particulier dans le sens où c’est hyper convenu, très balisé, mais il a ce charme indiscible et rétro qui font que je suis fan. Et ce volume-ci en est une nouvelle fois la preuve.

Nos protagonistes arrivent dans le village natal de Roto. Et c’est ici que le bouffon Poron va une nouvelle fois faire étalage d’un pouvoir qui lui est presque insoupçonné. L’occasion de dévoiler sa véritable identité. Cette révélation tombe évidemment à plat tant on s’en doutait très fortement depuis 2 tomes, mais l’effet fonctionne quand même. On est heureux de voir l’équipe de héros presque au complète, même si un membre manque. Mais avant ça, il va falloir que Poron se fasse à sa nouvelle identité et en apprenne plus sur ce qu’il est.

Mais ensuite le titre va s’emballer avec l’arrivée massive de la légion des Carnassiers, avec à sa tête Gunung. Cette armée en marche est impressionnante et donne envie de tourner les pages voir s’il va y avoir des combats et comment ils vont se dérouler.

Surtout que le roi des bêtes va manipuler la ville afin qu’elle s’en prenne à Arus et le mette dans une situation inconfortable (oui l’originalité n’est pas la qualité première de ce manga).
En revanche, la suite se révèle plus surprenante dans la mesure où Arus va combattre seul cette armée. Et là, la surprise fût assez bonne, puisque les combats feront rage et non pas de façon édulcorée, puisque ça tranche beaucoup, avec pas mal de sang. Et ça je ne pensais pas qu’on le verrait dans ce Dragon Quest.
Ce tome 7 se termine par un cliffhanger, donnant envie de lire la suite, mais là aussi guère surprenant.

Pourtant, malgré des rebondissements convenus et attendus 10 ans à l’avance, le charme fonctionne. Sûrement la nostalgie de Fly (pour ceux qui s’en rappelle) en anim.

Gamaran – tome 12 de Yôsuke Nakamaru

Gamaran est l’un de mes petits plaisirs jouissifs. J’ai une affection toute particulière pour ce titre malgré quelques défauts, mais que j’occulte devant le plaisir que j’ai à voir les combats de Gama et ses amis. Pourtant mon emballement en a pris un petit coup avec cet opus, toujours aussi plaisant, mais gênant quand même.

Cet volet se focalise sur Gama, ses progrès et ses (enfin surtout son) combats contre des membres de l’école Muho. Premier point qui surprend c’est la longueur du combat contre un « semi-boss », alors que d’ordinaire c’est plus expéditif. On y retrouve les qualités du titre, des combats survoltés et la classe des attaques et péripéties de combat. Il est toujours aussi plaisant de voir comment Gama s’en sort et de voir à quel point il est puissant.

Mais ce qui m’a gêné dans ce combat est l’adversaire, avec son espèce de 3ème oeil, et surtout l’utilisation de drogues pour augmenter les capacités. Sauf qu’on franchit allégrement le cap de la surenchère, alors que jusqu’ici Yôsuke Nakamaru avait réussi à le titiller sans jamais franchir cette limite. Mais là, le coup des drogues qui transforment les gens en monstre de puissance, même si cette dernière es artificielle, c’est too much.

Et je trouve qu’on perd en intérêt de lecture. Je préférai quand les advseraires se contentait d’être des surdoués dans le maniement de leur arme, avec une extravagance encore contenue.
Là, ça me fait un peu peur pour la suite. Je n’aime pas du tout l’utilisation de cet artifice. Mais bizarrement, j’ai le sentiment que ce n’était qu’un faux pas ponctuel, et que Gamaran à va revenir ses premiers amours avec des vrais confrontations de style.
Même si ce tome 12 est décevant, m’a fait un peu peur, Gamaran reste un shônen qui me plait encore beaucoup.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. On va essayer de se retrouver la semaine prochaine, pour de nouveaux partages de lectures.

Un commentaire »

  1. Gazetodesse 05/03/2015 at 17:42 -

    Moi j aime beaucoup Woodstock ^^ les dessins ne me dérange pas et je trouve les personnages vraiment attachant , enfaite c est un peut Beck en moins bien mais sa reste un bon manga je trouve ^^

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