. Les mangas du mercredi #10 | Fant'asie
Kameyoko 23/12/2015 0

Les mangas du mercredi #10

Après avoir repris cette rubrique des mangas du mercredi, j’essaie de la continuer cette semaine avec le numéro 10. Au programme du Peacemaker 13 et 14, du Darwin’s Game 7 et du Jabberwocky 3 et 4.

Peacemaker - tome 13

Peacemaker – tomes 13 et 14 de Ryûji Minagawa

Le Guns of domination a commencé et le premier tour vient de se terminer. Il est temps pour chacun de se reposer. Ce répit offre ainsi la possibilité au mangaka de s’appesantir sur les motivations de chacun, à chaque fois liées à Cole Emerson. Si cela permet de donner un peu plus de profondeur aux personnages que l’on connait peu, Ryûji Minagawa n’a pas choisi pour autant la voie de l’introspection. Le tome 13 est donc très riche en action avec l’attaque de l’hôtel par des assassins. Outre livrer son lot de gunfights c’est aussi un excellent moyen pour mettre en avant les forces de chacun. Même si l’issue ne réserve que peu de mystères et qu’on sent un peu trop le sentiment de faire des participants des demi-dieux, ça reste assez efficace.

La suite du volume est consacré à la suite des affrontements au Guns of Domination, avec notamment le duel entre Adrian et sa mère. Un affrontement douloureux où l’ambition et les motivations de chacun seront miszq à rude épreuve. Malgré la briéveté des combats, le scénariste est très doué pour les mettre en scène, avec notamment une bonne mise en scène. Chaque personnage a un style bien particulier et dégage quelque chose.
Dans le tome 14, on continue les duels. Si l’on pouvait craindre une succession de confrontations un peu linéaire, Minagawa casse une monotonie qui aurait pu s’installer en faisant intervenir Cole Emerson qui va complètement chambouler le déroulement initialement prévu. Ce rebondissement, bien trouvé, apporte un sursaut de rythme et d’intérêt au tournoi. Surtout qu’il est accompagné de flashbacks sur Cole et comment il en est venu à rejoindre la famille Crimson. Cela le dote d’un background plus étoffé en le présentant de manière un peu moins manichéenne. Même si j’ai aimé cette idée, on sent malgré tout l’envie de faire durer un peu le récit. Mais cela donne envie de connaître la suite avec impatience. Surtout qu’on sait que certains personnages phares vont devoir sortir les armes et peut-être y passer.
En revanche, je suis déçu de voir que Peace disparaît au fur et à mesure du manga. On se demande même s’il en est encore le héros.

Darwin's Game - tome 7

Darwin’s Game – tome 7 de FLIFLOPs

Suite à sa victoire lors de la chasse au trésor à Shibuya, Kaname s’est fait des ennemis de taille avec les Eights et son dangereux chef. Mais pour y faire face, il a monté un clan et tente des alliances. C’est dans ce contexte que se déroule ce tome qui se caractérise surtout par l’apparition de nouveaux personnages et par une confrontation avec les Eights. Inutile donc de dire que ce tome est riche et dense.

Si le tome précédent faisait office de transition, on avance ici de plein pied dans l’intrigue. Premièrement, Kaname va faire la rencontre de Xuelan qui est connue comme étant la meilleure joueuse du Darwin’s Game, qui lui lance un défi. Clairement le mangaka nous introduit ce personnage, à priori puissant, que l’on va surement croiser pour la suite. Mais il nous fait languir avec elle, car on pourrait croire qu’elle aurait un rôle à jouer presque immédiatement, mais il n’en est rien. D’autres personnages vont graviter autour du fait des jeux d’alliance. Certains sont un peu introduits, d’autres moins, et d’autres vont être présentés pour disparaitre dans d’horribles conditions peu de temps après.

Une part non négligeable du tome est consacrée à l’affrontement avec les Eights. Le clan de Kaname aura fort à faire. Mais il est intéressant de voir la cohésion du clan et cette notion d’équipe qui se développe. FLIPFLOPs a réussi à créer une bonne dynamique de groupe avec quelques personnages très intéressants et déjà charismatiques (compensant ainsi un Kaname un peu fade). L’action va donc être de mise et on va pouvoir voir les Sigil des divers protagonistes en action. Il y aura même un petite torture plus suggérée que montrée qui fera son petit effet.
En parallèle, les deux policiers, bien au fait du Darwin’s Game, vont continuer à enquêter et pour cela ils veulent rentrer en contact avec Kaname.

On sent qu’on attaque un nouveau tournant dans Darwin’s Game notamment avec les dernières pages. Mais le tout reste passionnant et un efficace page-turner ! C’est toujours un plaisir de lire ce Darwin’s Game qui parvient à tirer son épingle du jeu des survival games.

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Jabberwocky – tomes 3 et 4 de Masato Hisa

Ces deux tomes de Jabberwocky réserve à Lily et Sabata deux nouvelles aventures dans deux contrées différentes. La première se déroule en Turquie et l’autre à Londres.
Comme à son habitude, nous avons à faire à des histoires relativement indépendantes, s’amusant à réécrire l’histoire ou certains personnages historiques à la sauce dinosaures. Le tout avec le trait si particulier, tout en noir et blanc, avec aplat et ombres, de Masato Hisa, qui plus que jamais, louche du côté d’un Frank Miller par exemple.

Dans le premier volume, via la protection d’un archéologue ayant fait une incroyable découverte, nous nous rendons dans l’empire ottoman. Celle-ci remettrait en cause le mythe de la Guerre de Troie. Mais avant de revisiter à sa sauce cet événement, Masato Hisa va d’abord conclure la partie avec Mao Tsé-Tong. Lily s’émancipe un peu en protégeant le bébé. D’ailleurs Lily sera au cœur des développements au cours de deux tomes. Sa relation avec Sabata ne cesse de se développer et elle recommence petit à petit à s’autoriser à vivre.
Pour en revenir à la revisite de la Guerre de Troie, le mangaka arrive parfaitement à intégrer les dinosaures à cette histoire et la rendre crédible dans ce contexte. C’est grâce à son talent de conteur. Surtout que, pour ne pas ennuyer son lecteur, il parsème la lecture de gunfights et autres punchlines, avec un Sabata parfois poseur. Cette histoire est donc rondement bien menée et plaisante à lire.

Le tome 4, lui, va s’intéresser à Jack l’éventreur. Les membres du Château d’If vont se rendre en Angleterre et enquêter sur ces crimes qui pourraient être l’oeuvre d’un dinosaure. Et l’espèce incriminée est toute trouvée. Cette fois-ci le scénariste s’intéresse au plus célèbre et mystérieux des serial killers : Jack l’éventreur. Comme à son habitude, il arrive parfaitement à intégrer les dinosaures et leur histoire dans cet épisode du meurtrier de White Chapel. Il arrive aussi à se servir de l’aspect glauque et morbide de cette histoire et de cette époque à merveille. On se plait à suivre l’enquête sur ces assassinats. Surtout que c’est intelligemment réalisé, avec des rebondissements, du rythme, des affrontements, de l’humour… Mais en plus de l’intrigue, c’est aussi l’occasion de creuser le personnage de Lily qui revient dans son pays. Elle croisera même la route d’un personnage qui la reconnait. Ce personnage important, en fauteuil, n’est autre que Florence Nightingale mais à la sauce Hisa.

Malgré le côté divertissant et maîtrisé de ces tomes, même si je n’accroche toujours pas au style de Masato Hisa, Jabberwocky est un bon manga. Mais pour moi, il lui manque une intrigue plus vaste, un fil rouge donnant encore plus de consistance aux enquêtes. Surtout que, je trouve, les personnages et le Chateau d’If pourraient être encore plus développés. Ils manquent un peu de développement et de profondeur.

 

C’est tout pour ce dixième épisode dense. Le #11 arrivera je l’espère prochainement. Je ne peux même pas faire de teasing car je n’en connais pas encore le contenu. Faudra donc repasser.

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