. Les Gardiens du Globe – tome 1 | Fant'asie
Kameyoko 13/01/2015 0
  • Scénario
  • Graphisme

Les Gardiens du Globe - tome 1

Les Gardiens du Globe – tome 1 : assiégés de Robert Kirkman, Benito Cereno, Ransom Getty et Kris Anka

La Justice League du Kirkmanverse

Pour ceux qui suivent la série Invincible, le groupe de super-héros les Gardiens du Globe intervient à de nombreuses reprises. Invincible en devient même un membre.
Vu la stratégie de Kirkman sur cet univers, il n’est pas étonnant de voir qu’ils ont un titre leur étant dédié.
Mais dans ce comic, nous suivons surtout la constitution d’une nouvelle équipe des Gardiens du Globe.
Cette équipe fonctionne-t-elle toute seule, sans s’appuyer sur Invincible ?

Les Gardiens du Globe – tome 1 : assiégés de Robert Kirkman, Benito Cereno, Ransom Getty et Kris Anka est édité par Delcourt Comics et est disponible à la vente depuis le 22 octobre 2014.

Résumé de Les gardiens du globe 1 chez Delcourt

Résumé de l’éditeur :

Lorsqu’Invincible est appelé à se battre dans la guerre Viltrumite, Brit doit recruter une cohorte de super-héros afin de reformer les Gardiens du globe… juste à temps pour combattre une organisation du crime appelée « l’Ordre ». Mais collaborer au sein d’une équipe, ça ne s’improvise pas… Plongez-vous dans la version Kirkman de la Justice League et des Avengers réunis !

Une équipe mondiale de super-héros

L’univers super-héroïque de Robert Kirkman se développe encore avec son nouveau titre issu d’Invincible : Les gardiens du Globe. Pour ceux qui suivent les aventures de Mark Grayson, cette formation ne vous est pas inconnue tant on la croise régulièrement. A la différence qu’ici sa composition est un peu différente, même si on retrouve des visages connus comme Robot, Monster Girl, Le Faussaire, Pare-balle ou encore Black Samson.

Très clairement, cette équipe s’inspire des Avengers et encore plus de la Justice League. Surtout que les tout premiers Gardien du Globe étaient des ersatz des héros DC Comics. Les références sont légions et assumées.

Cécil Steadman, personne de l’ombre mais centrale dans Invincible souhaite créer une équipe plus internationale plus prompt à réagir et capable de faire face à des dangers toujours de plus en plus gros. Invincible étant dans l’espace en train de s’occuper des Viltrumites, l’Immortel à la retraite, l’équipe va se constituer autour de Brit. Outre l’équipe actuelle, de nombreux nouveaux membres viendront grossir les rangs de ces gardiens. On trouve par exemple, la Sud-africaine Outrun (un Flash/ Vif-Argent like), l’australien Kaboomerang, le Yeti, Pegase, Le Brusier, JapanDroïde, Knock-Out, Kid Thor, Tigre Génial… Autant de noms inconnus pour le lecteur. A noter qu’il y a dedans un super-héros français en la personne de Le Brusier, un chien qui aime la blanquette de veau. Evidemment, comme dans Invincible, Robert Kirkman ne se prend jamais très au sérieux et a beaucoup de dérision.

Ces nouveaux membres sont parfois caricaturaux, mais offrent une belle galerie de personnages. Evidemment leur traitement est pour le moment un peu superficiel et inégal. Ainsi Brit est pas mal mis en avant ainsi que les nouveaux Kaboomerang, Outrun, Tigre Génial ou le Yeti. D’autres sont plus discrets, voir n’étant là que pour faire le nombre comme Pegase, Le Brusier, Knock-Out ou encore Kid-Thor. On sent que le scénariste a fait des choix. Il parvient à créer une dynamique de groupe en s’appuyant sur certains personnages, ceux qui ont le plus de fond et le plus d’intérêt. Et du coup, ça fonctionne bien, et on ressent bien l’aspect constitution du groupe, et sa dimension internationale.

Kirkman arrive parfaitement, avec ce récit, à utiliser le principe d’équipe pour les gros dangers avec le ton d’Invincible. Ainsi, c’est toujours aussi léger, avec beaucoup d’humour, avec cet amour pour les super-héros et bourré d’action. Mais le tout est aussi agrémenté de passages plus dramatiques, avec quelques vrais rebondissements et des scènes de destructions massives. D’ailleurs la bataille ravageant Paris est à découvrir. Cela donne un côté très épique à ce titre qui sied bien à un groupe de vigilants, chargé de lutter contre toutes menaces importantes.

Mais pour donner encore plus d’importance à ce groupe, il fallait lui donner un adversaire de taille. Et le scénariste commence avec du lourd puisque ce n’est pas un adversaire mais un groupe : « l’Ordre« . Parmi ces derniers, les lecteurs les plus fidèles de l’univers reconnaîtront quelques vieilles connaissances plus ou moins puissantes. D’autres méchants sont nouveaux et certains sont assez barrés. Par exemple, j’aime beaucoup le personnage de l’Insomniaque, complètement improbable mais drôle de par son côté ridicule.

Néanmoins, ils manquent tous d’un peu de développement et, individuellement, on ne voit pas trop leur force.
Mais l’intérêt de ce groupe réside dans son chef enigmatique. Il semble puissant et potentiellement important pour la suite. Surtout étant donné le cliffhanger de fin le concernant.

D’ailleurs, la fin, même si elle a un côté épique déçoit un peu par le rebondissement autour du méchant et de la conclusion de l’affrontement. Paradoxalement, c’est surprenant mais déroutant car l’explication est étrange, et presque futile, contrastant avec la gravité des faits.

 

Graphiquement Ransom Getty se fond très bien dans la mouvance du Kirkmanverse. Son style est cartoony mais efficace, même s’il est peut-être plus réaliste que les autres dessinateurs. On le voit notamment dans des visages plus détaillés et fins. Les scènes d’action sont parfois un peu rigides je trouve, manquant de mouvement. Elles sont réussies, mais il n’y a pas la fluidité et l’impression de mouvement que l’on peut avoir avec un Ryan Ottley par exemple. Son style moins fantaisiste peut expliquer ça.

Ransom Getty est remplacé brièvement par Kris Anka, plus décevant et moins à l’aise que son compère bien que plus cartoony.

 

Pour conclure, Les Gardiens du Globe – tome 1 : assiégés de Robert Kirkman, Benito Cereno, Ransom Getty et Kris Anka s’intègre parfaitement dans le Kirkmanverse créé autour d’Invincible. On retrouve ce qui fait le charme de cette série : de l’action décomplexée, de l’humour, un côté teenage et coloré. Robert Kirkman parvient à créer une dynamique de groupe, à fédérer autour de ces super-héros intéressants et de créer réellement un groupe. Chaque membre possède un intérêt et certains se révèlent particulièrement bons, même si tous n’ont pas le même développement.

Les méchants en face ont de la réparti et proposent une vraie menace à nos Gardiens du Globe. Le scénariste arrive donc bien à doter son univers d’une Jutsice League-like. Filiation qu’il accepte et revendique presque, avec de nombreux clins d’oeil mais tout en l’adaptant à son univers.
Même si la fin peut surprendre ça reste du très bon divertissement, certes un peu basique mais ô combien plaisant.

Le tout étant mis en image par des artistes dans la veine des précédents titres liés de près ou de loin à Invincible.

 

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Cette équipe se montre-t-elle à la hauteur de la série mère Invincible et de ses personnages ?

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