. Les Annales de la Compagnie Noire – tome 2 | Fant'asie
Kameyoko 15/04/2010 3

Les annales de la Compagnie Noire – tome 2 : Le Château Noir de Glen Cook

Le retour le Compagnie Noire

Les Annales de la Compagnie Noire est une grande saga de fantasy, connue pour son coté Dark Fantasy. Cette série écrite par Glen Cook, a pour particularité sa narration.

En effet, on suit les aventures de cette bande de mercenaires : La Compagnie Noire, par le biais de ses annales rédigées par un annaliste, en l’occurrence Toubib’ ici.

Le premier tome intitulé la Compagnie Noire plaçait un peu le contexte et les personnages. Ainsi ça nous a permis de mieux comprendre la situation dans le Nord, qui est aux mains de la Dame et de connaitre la Compagnie Noire. Dans ce second opus, on prend les mêmes personnages mais quelques années après, avec un contexte géopolitique différent.

EN VO, La Compagnie Noire date de 1984. EN VF, ça a été publié, la première fois, en 1995.

Résumé des Annales de la Compagnie Noire 2 de Glen Cook

Huit années se sont écoulées depuis la sanglante bataille de Charme où plusieurs centaines de milliers de rebelles sont tombés. La Compagnie Noire est toujours au service de la Dame et continue son « nettoyage » de la Rébellion.

Mais les « anciens » sont las et se posent des questions sur leur passé, l’intérêt de cet enrôlement. La fatigue et l’âge leur font se poser des questions. Et ce d’autant plus que Toubib et Silence partagent un secret qui pourrait mettre en péril la Compagnie Noire si la Dame l’apprenait. Cette dernière montrant quelques intérêts pour l’annaliste, trop à son goût.

Après une opération rondement menée à Tally, la Compagnie Noire est envoyée en mission à Génépi, ville où se dresse un étrange château noir et où il se passe de drôle de choses.

Dans cette ville vit Marron Shed, un tavernier froussard qui est dans une situation délicate à cause de Krage, un pêteur à gage.
Il a pour servante une jeune fille nommée Chérie, et son meilleur client est l’étrange Corbeau. Ces deux personnages sont connus du lecteur pour s’être échappés de la Compagnie Noire, huit ans auparavant.

Corbeau va proposer un étrange partenariat à Shed. En échange de son aide, il va lui permettre de rentrer dans le business de revente de cadavres pour le Château Noir qui paie grassement.

La Compagnie noire, Corbeau et Chérie vont donc être dans la même ville, ville où la présence de ce château noir va jusqu’à inquiéter la Dame. De même que les disparitions de plusieurs personnes mettent en alerte les autorités locales

De la très bonne Dark Fantasy

Le premier tome des Annales de la Compagnie Noire avait été une agréable surprise avec une narration originale, des personnages attachants et une ambiance un peu sombre.

Le deuxième volume reprend les mêmes ingrédients mais tout en modifiant un peu les fondements.

Tout d’abord au niveau de la narration. Même si on garde le principe des annales rédigées par Toubib et donc son point de vue, ce volet change un peu par rapport au premier. En effet, le déroulement du livre mêle les récits de Toubib à ceux d’un nouveau personnage Marron Shed.

Il faut un peu de temps pour bien comprendre que ce qui se passe dans un premier temps à Génépi ne concerne pas directement la Compagnie Noire. Au départ, le lecteur à du mal à comprendre ce nouveau point de vue et comment il vient s’intégrer à l’histoire de la Compagnie Noire. C’est assez déroutant surtout quand on avait pris l’habitude de ne suivre que Toubib.

Personnellement, je trouve ce choix risqué et pas forcément bien venu. Même si on a une explication sur cette présence, je trouve qu’en faisant ainsi, on perd, un peu, une des forces de ce roman; à savoir l’impression de lire des annales. Et puis Marron Shed, même s’il se révèle être un personnage plus intéressant que ce que l’on pouvait imaginer au départ, il est loin d’atteindre les membres de la Compagnie Noire.

De plus le début de ce récit, n’est pas forcément la partie la plus intéressante, même si elle permet de retrouver Chérie et Corbeau et de préparer les évènements à venir dans cette ville.

Au niveau des personnages, même si on garde les mêmes, il y a une évolution. En effet, 8 années sont passées et on sent qu’ils sont un peu blasés, fatigués et s’interrogent de plus en plus sur leur rôle. On voit qu’ils sont petit à petit entrain de remettre en question leur engagement avec la Dame et donc une de leur grande valeur : suivre n’importe qui. De plus le secret liant Silence et Toubib est pesant. On ressent bien la difficulté de leur position, surtout celle de l’annaliste, qui doit cacher ce secret à la Dame, ce qui n’est pas chose aisée.

On retrouve quand même nos protagonistes avec leurs défauts et qualités. Toubib est toujours aussi pessimiste, cynique et sa relation avec la Dame toujours aussi « bizarre ». Qu’Un Oeil et Gobelin ont toujours leurs célèbres prises de bec qui ponctuent l’histoire d’un humour qui détend.

On retrouve également Corbeau, qui nous prouve que c’est un homme atypique, difficile à cerner et qui n’hésite devant rien pour atteindre ses buts.

Les Asservis sont toujours de la partie, enfin ceux qui restent, et sont toujours aussi puissants, intriguants et inquiétants. La palme revient à Murmure, qui est une nouvelle Asservie vraiment riche et passionnante à voir évoluer. Elle dégage une aura incroyable.

De nouveaux personnages vont apparaitre : Marron Shed, Asa, Krage, Boeuf… Même s’ils n’atteignent pas le charisme d’un Toubib, d’un Silence… ils sont plus fouillés que ce que l’on pouvait penser initialement, surtout Asa et Marron Shed qui prennent de l’importance au fur et à mesure.

Pour ce qui est de l’histoire, ça démarre lentement, mais pour finir, une nouvelle fois très fort. On n’attend pas le degré « épique » du premier mais l’enjeu n’en est pas moins important tout comme le déroulement. L’intrigue est vraiment intéressante avec cette investigation dans les rues de Génépi pour comprendre les disparitions tout en évitant de révéler la présence de Corbeau. Il y a un beau jeu du chat et de la souris.

Vraiment la lecture est très plaisante avec une intrigue que l’on suit avec délectation. L’ambiance est toujours autant particulière, mais avec ici encore plus de morbide et un coté sombre plus présent. Ce château noir est vraiment inquiétant tout comme les évènements qui s’y déroulent.

Pour conclure, même si je regrette que Glen Cook ait décidé de ne pas se focaliser uniquement sur un récit tiré des annales, l’histoire n’en demeure pas moins vraiment très bonne, même si le début est un peu long. Les personnages acquièrent encore plus de charisme et de profondeur.

Un très agréable moment de lecture, plus dark mais très plaisant.

Vivement la suite.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Trouvez-vous « l’irruption de Shed » perturbant?

3 commentaires »

  1. Anh Tuan 15/04/2010 at 18:38 -

    Arg, plus je vois comment vous en parlez, plus j’ai envie de m’y remettre.J’ai peut être trop vite jugé cette compagnie noire. Mais je dois tout d’abord finir l’Assassin Royal, surtout que je rentre à peine dans le VIF du sujet.

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