. Le Tournoi des Ombres de Hervé Jubert. | Fant'asie
Torospatillo 10/01/2014 8

Le Tournoi des Ombres de Hervé Jubert.

Un second tome.

Certaines couvertures bien que jolie et attirant l’oeil, sont peu expressives et c’est le cas de celle du Tournoi des Ombres édité chez Le Pré aux Clercs, dans leur collection Pandore, dédié à la littérature “young aldult”.

En effet, ce roman est le la suite de Magies Secrètes qui avait obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2013. Sur la quatrième de couverture, même si il fait mention de  Magies Secrètes et du prix qu’il a reçu, sa filiation avec ce roman n’est pas indiqué.  Je trouve ça étrange mais passons.

Bref, après m’être rendu compte qu’il s’agissait d’une suite, j’ai cherché des informations sur ce roman sur internet, et beaucoup indiquaient qu’il était possible de le lire sans avoir lu le précédent, ce que j’ai donc fait.

Le Tournoi des Ombres est un roman de fantasy de Hervé Jubert, auteur français qui semble très apprécié mais que je ne  connaissais pas…

Résumé du Tournoi des Ombres chez Le Pré aux Clercs.

Novembre à New London. Georges Beauregard, l’ingénieur mage, y est envoyé en compagnie de Jeanne, son assistante, pour sécuriser la venue d’Obéron III et de l’impératrice Titania. Au terme d’une semaine de festivités, le tunnel sous le détroit sera inauguré. Beauregard travaillera avec John Dee, le psychomancien de la reine Victoria.

Alors que les souverains respectent le programme, le smog s’abat sur la ville. Trois entités insaisissables en profitent pour massacrer des innocents par centaines que l’on retrouve dans des cocons de soie. Dee et Beauregard parviennent à identifier les Parques, évadées du Mont Tombe et à les neutraliser.

Mais les soeurs du Temps n’étaient qu’un leurre. Le véritable ennemi s’apprête à frapper l’Empire. Il s’agit d’un enfant. Et il est porté par la colère.

Steampunk et magie.

Je ne sais pas trop commencer à vous parler de ce roman tant ce dernier part un peu dans tous les sens(attention ce n’est pas forcément un reproche).

En effet, dès les premières pages ont sait que le récit va être touffu. En effet nous suivons les aventures de Georges Beauregard (oui ce nom m’a fait pensé à un sketch des Inconnus) qui est un ingénieur mage, lequel va s’allier à John Dee, psychomancien de son état…Ces deux là et leur side kick respectifs vont s’allier afin de poursuivre une enquête. Bref, l’intrigue principale m’a peu enthousiasmé, et je dois avouer ne pas forcément avoir tout compris quant aux motivations des différents personnages, mais n’ayant pas lu le premier tome, je ne peux évidemment pas me plaindre !

Ce qui par contre m’a plus c’est la plume de Hervé Jubert, qui est à la foi simple dans son utilisation de la langue française, mais complexe de part le nombre impressionnant d’information distillées par phrase. Par moment, j’ai presque eu envis de reposer le livre à cause de ce nombre impressionnant d’information délivrées, mais finalement je m’y suis fait, et j’ai eu l’impression de devenir boulimique à toujours vouloir en avoir plus.

Car les protagonistes du Tournoi des Ombres, évolue dans un univers mélangeant Steam Punk et féerie. La partie Steam Punk est très sympathique, l’action se passant dans un New London, reconstruit après le Grand Incendie de Londres, et on y croise un grand nombre de personnages réels tels que Dickens, mais également des personnages fantastiques. Car la partie féerie ne comporte pas uniquement des fées et des sorcières, mais aussi des personnages de fiction tels que Spring Heeled Jack, Le Capitaine Nemo, etc… Et ce qui est encore plus étrange, c’est quand ces deux mondes se croisent, imaginez par exemple Charles Dickens côtoyer ses créations. Enfin, vous pouvez également rajouter à tout cela une couche de divinités, même si ça commence à faire beaucoup.

Pour conclure, se roman est étrange. Le rythme que ce soit dans l’intrigue ou dans la construction du monde est plus que soutenu, et j’ai par beaucoup de moment frôlé l’intoxication, mais d’un autre coté j’ai toujours eu envie de continuer ma lecture plus en avant en ayant l’impression d’être un boulimique à la recherche de plus d’informations. De plus, cette profusion d’information a fait que je me suis presque désintéressé de l’intrigue du roman et je ne suis jamais rentré en empathie avec les personnages. Je garderai de ce roman un souvenir confus de quelque chose d’un peu foufou mais vraiment original. Je peux comprendre que ça plaise, mais également que ça en rebute certains… Personnellement je ne sais pas si je me lancerai dans la lecture du tome précédent, d’un autre côté je ne suis pas forcément le coeur de cible de la collection Pandore.

Quels ouvrages de Hervé Jubert me conseillez vous? Dois-je lire Magies Secrètes?

8 commentaires »

  1. Dionysos89 10/01/2014 at 10:52 -

    Je viens aussi de finir de lire et de critiquer ce Tournoi des ombres : j’en arrive au même constat, alors justement que j’avais lu avant Magies secrètes et que toutes les informations, délivrées en masse, ne me dérangeaient pas du tout. Pour moi, chacun des deux tomes peut se lire indépendamment, et je leur ai mis à peu près la même note.

  2. valeriane 10/01/2014 at 13:23 -

    J’ai lu ce bouquin fin 2012.
    Alors donc… je n’avais pas été très enthousiaste non plus. L’idée du monde etc, est intéressante. Par contre, je trouvais que ça partait un peu trop dans tous les sens pour s’attacher.
    De plus, les pages sont blindées de note de bas de page, et ça c’était très lourd.
    (si jamais tu peux passer voir ma note de lecture… c’est plus frais http://livresetval.blogspot.be/2012/11/magies-secretes-herve-jubert.html)

  3. Torospatillo 10/01/2014 at 14:50 -

    Je me demande si personnellement je n’aurai pas apprécié justement ces notes de bas de page…

  4. Dionysos89 10/01/2014 at 15:26 -

    Moi, j’avoue que je les aimais beaucoup, mais ça en a gêné plus d’un. Question d’habitude peut-être, d’autant qu’on peut toujours choisir de s’en passer.

  5. Kameyoko 10/01/2014 at 17:14 -

    C’et Neil gaiman qui est un habitué des notes de bas de pages. Sauf que lui (je n’ai pas lu les romans de Jubert), c’est indispensable. Jonathan Stroud dans la trilogie de Barthimeus en utilise pas mal aussi

  6. Dionysos89 10/01/2014 at 17:40 -

    Chez Stroud, c’est surtout de l’humoristique. Chez Jubert, c’est avant tout informatif du fait de ses nombreuses recherches, même si certaines anecdotes peuvent avoir un côté fun dans leur décalage.

  7. Max 15/01/2014 at 19:49 -

    Je ne sais pas si je vais me laisser tenter par « Tournoi des Ombres » les critiques sont assez partagé et comme toi je ne suis pas certain d’être le coeur de cible… bon je vais attendre encore un peu et si je ne trouve rien de bien intéressant à me mettre sous la dent je ferais un petit achat 😉

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