. Le Samouraï de David Kirk. | Fant'asie
Torospatillo 23/05/2014 0

Le Samouraï de David Kirk.

Premier roman d’un amoureux du Japon.

La Samouraï (Child of Vengeance dans sa traduction originale) est le premier roman d’un jeune anglais, David Kirk, enseignant la langue de Shakespeare au Japon où il réside depuis plusieurs années.

Le sujet de son roman, le légendaire Miyamoto Musashi, certainement le plus fameux escrimeur de l’histoire du Japon, mais également poète et philosophe, notamment auteur du Traité des 5 roues (pour les amateurs de manga, c’est également le personnage principal de Vagabond).

Il semblerait que le roman se veuille relativement biographique et que l’auteur ai effectué pas mal de recherches historiques pour coller le plus possible à la réalité.

Le roman est édité chez Albin Michel, et j’ai trouvé la qualité de leur papier pas terrible, dès lors qu’il était relativement transparent, mais passons…

Résumé de Samouraï chez Albin Michel.

Le rêve de Bennosuke, 13 ans, est de devenir un grand guerrier, à l’instar de son père : l’un des Samouraïs les plus craints et les plus respectés du Japon. Mais il doit d’abord se montrer digne de cet héritage. Sur son chemin se dressent Hayato, le fils du pire ennemi de son père, déterminé à le tuer, mais aussi l’ombre du mystérieux passé de sa famille…

Au fur et à mesure qu il apprend à s’aguerrir et à manier le sabre, Bennosuke va remettre en question des siècles de tradition, quitte à ébranler l’ordre établi : un Samouraï doit préférer la mort au déshonneur mais pourquoi ? Quel prix devra-t-il payer pour entrer dans l’Histoire des Samouraïs et porter le nom glorieux de Musashi Miyamoto ?

L’enfance d’un personnage de légende.

Objectivement, en ouvrant ce roman, je m’attendais à suivre la vie de Musashi Miyamoto, et le concept m’intéressait énormément. Les romans traitant de l’époque des Samouraïs ne sont pas légions, et en plus un roman qui se veut biographique consacré à un tel personnage avait tout d’un projet emballant.

La scène d’ouverture est d’ailleurs grandiose, il nous est décrit la fin d’une bataille, et le seppuku d’un jeune seigneur vaincu âgé de seulement  9 ans.

Dès le début, on sent le soin tout particulier apporté aux détails par l’auteur à son récit ; dès lors que nous ne sommes pas dans un décor habituel pour des occidentaux, la description est poussée, fourmille de détails, et même le rythme donné au texte m’a semblé très particulier.

De plus, l’aspect historique du roman, que ce soit quant aux rites pratiqués, ou quant aux intrigues politiques autour des shoguns, est très plaisant et semble vraiment bien documenté.

Le roman est relativement violent, mais me direz-vous que cela est normal dans un livre qui parle de guerrier avec des sabres. Effectivement, mais il faut également ajouter à cela une petite couche de violence psychologique, liée notamment au code d’honneur très strictes des samouraïs.

Malgré ces aspects positifs, je dois avouer être passé complètement à côté de ce roman.

Premièrement je m’attendais à suivre les aventures d’un grand guerrier, poète et philosophe, et finalement le roman ne se consacre uniquement qu’à sa jeunesse.

Par conséquent nous suivons la vie d’un personnage complètement introverti, cantonné à une vengeance pas spécialement passionnante, dont les talents au sabre ne se révèlent que dans de rares passages.

De plus, de par les codes moraux des samouraïs, je ne suis absolument pas rentré en empathie avec le personnage.

Enfin, le fait qu’il s’agisse de sa jeunesse et que le reste de sa vie soit connu, je n’ai à aucun moment ressenti de danger pour ce personnage, ce qui par moment m’a presque donné envie de sauter certains chapitres qui ne semblaient aboutir à rien…

Pour conclure ce roman n’était pas ce que j’attendais, je pensais me plonger dans la fresque épique d’un grand homme, samouraï, poète et philosophe, et finalement je n’ai eu à suivre que les aventures de sa jeunesse qui ne m’a pas semblé passionnante notamment quand on connaît le destin futur du personnage. Il m’a été impossible de rentré en empathie avec lui. Toutefois, je reconnais que le style de David Kirk est plaisant, bien que le rythme de son roman soit un peu lent. Le roman a au moins le mérite de m’avoir transporté au Japon, aussi si vous cherchez du dépaysement ce roman est peu être fait pour vous. En tout état de cause, si Samouraï n’est pas le roman que j’attendais, je ne bouderai certainement pas mon plaisir, et lirai sa suite qui contera enfin la partie épique de la vie de Miyamoto Musashi.

Avez-vous lu ce roman ? Quelle œuvre consacrée à Miyamoto Musashi me conseillez-vous ?

 

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