. Le Prix d'Alaya, Éternité – Tome 1 de Magali Segura. | Fant'asie
Torospatillo 04/10/2012 2

Le Prix d'Alaya de Magali Ségura

Le Prix d’Alaya, Éternité – Tome 1 de Magali Segura.

Fantasy Française.

Magali Ségura est un auteur français. Son premier texte publié, une nouvelle intitulée Contre la Fatalité avait été nommé au Grand Prix de l’imaginaire et récompensé par le Prix Bob Morane Imaginaire en 2000.
Sa trilogie Leilan dispose quant à elle d’un très bon bouche à oreille, aussi son premier tome a-t-il fini par se retrouver sur ma liseuse numérique (mais que je n’ai pas encore eu le temps de le lire).
Son nouveau roman Le Prix d’Alaya, édité chez Bragelonne, était attendu de pied ferme par de nombreux aficionados.
Pour ma part j’en ai profité pour découvrir cet auteur.

Résumé du Prix d’Alaya chez Bragelonne.


Naslie est une simple sorcière mineure. Pourtant, elle est l’Élue. Les dieux lui ont confié la graine de l’Éternité, et elle a décidé d’en faire don à sa terre.
Neuf ans après son Choix, elle craint toujours la vengeance de l’Ancien, un puissant sorcier majeur qui convoitait le précieux don. Elle fuit sans cesse avec son fils Jelis, âgé de huit ans, qui ignore tout de ses origines. Décidé à retrouver son père et à réunir ses parents, l’enfant fugue. Il ignore les périls qui le guettent : nombreux sont ceux qui pourraient vouloir sa mort, car son existence même pourrait bien bouleverser l’équilibre entre l’Acier et la Magie, les deux puissances de l’archipel, et mener une fois de plus cette terre au chaos.>

Sur le fil.

Le Prix d’Alaya est un roman délicat. Magali Segura nous invite dans un monde en pleine mutation suite au choix de Naslie 8 ans plus tôt. La pluie est venue fertiliser des terres qui étaient jusque alors stériles, et l’élue qui aurait dû être adorée pour ce choix est en fuite.
Il ne se passe finalement que peu de choses dans ce premier tome, on y rencontre les personnages principaux dont les destins s’étaient déjà croisés 8 ans auparavant ; et j’espère que l’histoire décollera dans le prochain tome.
Naslie, l’élue est une mère en fuite avec son fils, elle cache ses pouvoirs de sorcière, et surtout ceux de son fils.
Son fils Jelis, enfant plein de vie est curieux et cherche à savoir qui était son père, ce que sa mère refuse de lui dire.
Le père, Guerrier de l’Acier le plus célèbre et respecté, par la force du hasard, ou des Dieux, va se lier d’affection pour le jeune Jelis alors en fuite.
Les interactions entre ces personnages ne sont pour l’heure actuelle qu’une excuse pour nous présenter un monde bien construit, où les légendes se mêlent aux faits historiques, mais également pour s’attarder sur ce qui s’est passé 8 ans plus tôt. La rencontre entre ce guerrier de l’acier et une sorcière, la naissance de Jelis, la fuite…
Les relations entre nos protagonistes évoluerons, entre amour, haine, interrogations sur la paternité, et le protectionnisme des parents. Ce sont trois visions différentes qui s’opposent mais se complètent, celle d’un enfant désirant vivre avec ses deux parents, celle d’une mère dure, recherchant objectivement ce qui serait le mieux pour son enfant, ne se laissant pas dirigé par ses sentiments, et dont le fils est peu être la dernière chose qui la rattache à la vie, et enfin celle d’un trentenaire, qui se pense sans enfant, puis découvre qu’il est en réalité père d’un enfant pour lequel il s’était lié d’affection.
C’est aussi l’histoire des “conneries” d’un couple qui se répercutent sur la vie d’un enfant, de l’envie de faire souffrir l’autre, même si finalement on ne subit plus que ce que l’on donne.
Peu être que certains trouveront que l’auteur est parfois tombé dans le nian-nian, personnellement j’ai trouvé qu’elle n’avait jamais dépassé une certaines limite, et qu’elle nous a simplement livré un roman délicat et sensible.

Évidemment tout n’est pas rose non plus dans ce roman, certaines ficelles de l’histoire sont par exemple très grosses, mais on sait que les Dieux sont dans le coup, aussi n’est-ce pas si grave.
Ensuite le méchant de l’histoire, unique chose d’ailleurs du passé des héros dont on ne sait pour l’instant pas grand chose, est certainement un peu trop méchant et caricatural.
Le style de Magali Ségura est léger et agréable, mais j’ai eu par contre du mal à suivre certaines de ses descriptions. Enfin, j’ai réellement apprécié certaines coupures de l’histoire, l’auteur n’hésitant pas à faire un bon en avant pour ne nous livrer que du concret.

Pour conclure, je dois avouer avoir réellement apprécié ce roman. Magali Ségura nous y présente un monde à l’équilibre instable entre magie et acier. Il s’agit d’un univers riche dont les multiples légendes nous serons contées, et où nous suivrons des êtres humains entiers perdus entre leurs doutes et leur amour. Tout le récit n’est finalement que question d’équilibre. Magali Ségura nous livre un roman sur le fil, certains y tomberons et lui reprocherons d’être gnangnan, mais pour ma part, j’ai été emporté par la finesse et la justesse qui se dégage des relations entre ces parents que tout oppose, et leur enfant qui les rassemble. Le Prix d’Alaya ne plaira clairement pas à tout le monde, mais en tout état de cause, il semble difficile de lui reprocher son originalité.
Avez-vous lu cet ouvrage ou d’autres ouvrages de Magali Ségura? Qu’en avez-vous pensé?

2 commentaires »

  1. coupe bouclée 04/10/2012 at 16:37 -

    Hello,
    Cette histoire va être en combien de tomes? Si c’est en 2 ou 3, je vais me laisser tenter, si c’est plus, beaucoup moins de chance à ce moment là alors…

  2. Torospatillo 05/10/2012 at 14:38 -

    Il me semble avoir lu qu’il s’agirait d’une trilogie mais je ne retrouve pas ma source, à moins que je confonde avec son précédent récit qui était lui en 3 tomes…
    Du coup je ne suis sure de rien 🙂

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