. Ladyboy vs Yakuzas, l'île du désespoir – tomes 1 et 2 | Fant'asie
Kameyoko 04/09/2015 1
  • Scénario
  • Graphisme

Ladyboy vs Yakuzas - tome 1

Ladyboy vs Yakuzas, l’île du désespoir – tomes 1 et 2 de Toshifumi Sakurai

Un sacré WTF !!

Aujourd’hui, nous allons parler d’un titre à ne pas mettre entre toutes les mains. Un titre bien barré qui ravira certains et sera détesté par d’autres.

Dans tous les cas, ce Ladyboy vs Yakuzas ne laissera pas indifférent. Voyons en quoi.

Ladyboy vs Yakuzas, l’île du désespoir – tomes 1 et 2 sont édités par Akata et sont disponibles à la vente depuis respectivement les 26 février 2015 et 23 avril 2015

Résumé de Ladyboy vs Yakuzas 1 et 2 chez Akata

Résumé du tome 1 :

Kouzou Kamashima était un jeune yakuza plein de potentiel. Oui, mais voilà… Ce jeune premier a eu la trop mauvaise idée de coucher avec la fille ET l’épouse de son big boss. Et comme tout se sait, chez les mafieux… Le parrain japonais, fou de rage, décide alors de se venger, et sa punition est terrible : de force, il fait opérer le pauvre Kouzou, pour lui retirer… ses bijoux de famille ?! Devenu transsexuel malgré lui, Kouzou est ensuite envoyé sur la pire île du monde entier : l’île du désespoir absolu, où vivent reclus des yakuzas sans foi ni loi. Ces derniers, privés depuis des années de présence féminine, voient en l’arrivée de « la » pauvre Kouzou un signe du destin : enfin, ils vont pouvoir assouvir leurs pulsions sexuelles. Dès lors, commence une terrible course poursuite entre Kouzu – pas encore habitué(e) à son nouveau corps – et une bande de dégénérés fous furieux prêts à tout… Y compris à s’entretuer !

Résumé du tome 2 :

La chasse à l’homme continue !! Même s’il a réussi à survivre à sa première nuit sur l’île, Kôzô l’ancien yakuza, aujourd’hui transsexuel malgré lui et doté d’un corps de bimbo, n’est pas au bout de ses surprises. Car cette fois, c’est un ex-gourou de secte, une centaine de yakuza psychopathes et un monstre de près de trois mètre de haut qu’il aura à ses trousses… pour le trousser !! Il va donc devoir redoubler d’ingéniosité pour survivre et conserver sa nouvelle virginité !! Et surtout trouver un moyen de s’échapper de cette île infernale !!

Ami du mauvais goût, bonjour !

Attention ce titre est interdit aux moins de 16 ans. Et pour cause !
Ce Ladyboy vs Yakuzas est l’un des titres les plus barrés que j’ai pu lire récemment. La collection WTF !? What the Fuck d’Akata n’a jamais aussi bien porté son nom et a trouvé son digne représentant.

L’histoire est celle de Kôzô un yakuza de bas étage, stupide et qui a une propension à coucher avec toutes les femmes qu’il croise. Sauf que se taper la femme et la fille de son patron n’était pas sa meilleure idée. Pour se venger, ce chef yakuza, un tantinet rancunier, décide de l’enlever et de l’opérer contre son gré. A son réveil Kôzô est devenu une femme. Son engin, dont il était si fier, n’est plus et a maintenant les organes génitaux d’une femme ainsi qu’une paire de seins et la voix qui va avec. Il est devenu une superbe femme !

Ladyboy vs Yakuzas 2Mais pour parfaire sa vengeance, le boss l’envoie sur une île déserte où sont réunis 100 gros pervers en slip ! Eux n’ont qu’un seul objectif : violer la femme qui sera amenée sur l’île. Voici donc Kôzô dans ce corps de femme, poursuivis par une horde de mâles obsédés et prêt à tout pour arriver à la saisir.

Vous l’aurez compris c’est complètement barré, trash, décalé et ne fera pas dans la dentelle. Très rapidement, on se rend compte que ce manga ne fera pas dans le bon goût et dans la retenue. Tout est prétexte pour du WTF et pour aller encore plus loin dans le délire.
Toshifumi Sakurai plante très vite le décor pour envoyer notre héros, nouvellement transformé, sur cette île. Et là, cela part dans un joyeux bordel aussi malsain que jouissif, sous réserve de prendre ça au 10ème degré. Car dès son arrivée les joyeusetés vont commencer avec quelques pervers bien attaqués. Car entre ceux qui tuent facilement, ceux qui s’adonnent à des plaisirs solitaires, ou bien ceux qui violent leurs congénères on rentre dans le vif du sujet.

Le titre est un vrai plaisir coupable dans son délire trash, qui dépasse allègrement les limites du bon goût mais qui ne se prend jamais au sérieux. C’est très axé sur le cul et le malsain. Il n’y a aucune subtilité mais quand on rentre dans le délire c’est hyper fun. Le mangaka va loin dans le thème, en allant toujours dans la surenchère mais de façon assumée. Parce que mine de rien, on parle de viol, de pédophilie et autres joyeusetés. Il propose des rebondissements croustillants, allant encore plus loin dans le n’importe quoi, mais ça suffit pour rendre la lecture passionnante. Sans trop spoiler, sur cette île il va trouver son père, un gourou, une homme plus bête qu’humain et tout une ribambelle de détraqués !

C’est hilarant dans le mauvais goût et dans la capacité du titre à aller toujours plus loin et toujours plus profondément dans le douteux.

Mais dans tout ce bordel, le mangaka arrive à développer quand même ce personnage crétin, avec des bribes de son passé et une relation intéressante avec son pervers de père. Quelques personnages secondaires sont aussi un peu développés et offrent quelques moments marquants. Ah ce God, quel phénomène !

L’humour de ce titre se base évidemment sur une idée de base complètement barrée mais aussi par des dialogues crus, délirants et parfois improbables mais qui font souvent mouches. Le capital sympathie de ce titre doit aussi beaucoup au graphisme. Si on a un regard très premier degré c’est moche, mais c’est assumé. Tout est fait pour renforcer le mauvais goût et le côté too much du titre. Le charadesign est finalement judicieux car ils sont moches au possibles, exagérés, disproportionnés, avec un charme un peu oldschool mais avec une expressivité folle. Là aussi, tout est dans l’exagération, mais ça marche bien.

Toshifumi Sakurai s’amuse aussi beaucoup avec le genre survival, dont il retourne tous les thèmes pour les rendre délirant et toujours axés sur le cul.

Pour conclure, Ladyboy vs Yakuzas, l’île du désespoir de Toshifumi Sakurai est un titre à ne pas mettre entre toutes les mains. Déjà par son contenu dérangeant, mais aussi et surtout parce que ça nécessite de rentrer dans le délire et d’avoir le type d’humour nécessaire pour accepter ce mauvais goût ambiant et assumé. Mais pour ceux qui rentrent dans ces critères, c’est un manga plaisant, débridé, stupide mais qui s’assume ! Et franchement, la lecture est un vrai plaisir coupable ! J’ai pris énormément de plaisir à le lire, car j’aime l’humour gras, gore, trash, et qui assume ses blagues et son humour douteux. Il n’y a rien de sérieux, c’est du gros n’importe quoi constant, mais c’est du fun en barre ! Un titre à part, complètement con mais ô combien jouissif !

Testez-le ! Faîtes-vous votre propre avis car en rentrant dans le délire, c’est un petit bijou !

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