. La grande épopée de Picsou – Intégrale 1 par Don Rosa | Fant'asie
Bagooor 26/02/2013 1
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  • Graphisme

La grande épopée de Picsou – Intégrale 1 par Don Rosa

La jeunesse de Picsou

Pour fêter la fin d’année 2012, les éditions Glénat ont eu la très bonne idée de publier un récit très connu par les fans de canards : La Jeunesse de Picsou.

Regroupés dans cette intégrale, les 12 principaux épisodes qui composent ce récit sont proposés dans une nouvelle colorisation, le tout accompagné par de nombreuses remarques de son auteur : Don Rosa.

J’ai suivi l’annonce et la publication de ce 1er tome par curiosité, mais c’est réellement avec les nombreuses critiques positives et les articles de Comics Chronicle que j’ai franchis le pas.
Et je ne le regrette pas du tout ! La lecture de ce premier volume de la Jeunesse de Picsou a été très agréable et m’a donné envie d’en apprendre bien plus sur tous les personnages de Donaldville.

Résumé du tome

Balthazar Picsou est le canard le plus riche du monde.
Mais il n’est pas arrivé à cette place par hasard.

Depuis sa petite enfance dans la pauvreté jusqu’à obtenir le titre de l’homme le plus riche du monde, Balthazar a du parcourir une grande parti du globe et vivre de grandes aventures.
Entre les échecs et les mauvaises surprises, le dernier du clan McPicsou a appris que l’argent se méritait et qu’il fallait travailler dur pour l’obtenir.

Nous suivrons donc toutes ses aventures à travers le monde, jusqu’à ce qu’il devienne le canard que l’on connaît tous : Picsou, le canard le plus riche du monde !

Un récit magnifique

Malgré les quelques aprioris que je pouvais avoir lors de l’annonce de cette publication par Glénat, ils ont tous été balayés par les différents avis sur ce récit et de manière générale sur le travail de Don Rosa.
Du coup, j’ai tenté l’aventure de ce premier volume d’une Intégrale qui en contiendra 7, qui donne la part belle à tous les travaux de Don Rosa sur Picsou.

Durant 12 épisodes, nous allons donc suivre la lente ascension de Balthazar Picsou, qui voyagera à travers le monde et vivra de très nombreuses aventures. Et quoi que l’on puisse dire, ce sont toutes ces histoires qui ont forgés le caractère du Picsou que tout le monde connaît aujourd’hui !

L’auteur a essayé de faire correspondre au mieux l’histoire de Picsou avec l’histoire réelle, en se basant sur des événements et des lieux réels.
Tout cela n’est pas identifiable au premier coup d’oeil, mais les informations données par l’auteur en fin de chapitre sont des petits plus très utiles !

Malgré un positionnement du récit dans des éléments réalistes, cela reste tout de même une histoire de canard, avec du coup certains aspects plus imaginaires. Mais l’ensemble est très cohérent et ne dérange en rien durant la lecture.
Du frêle petit garçon qui débute en tant que cireur de chaussure, pour atteindre le statut de canard le plus riche du monde, Balthazar Picsou vivra de grandes aventures que l’on suit avec envie et intérêt. Aucun chapitre n’est inutile ou moins intéressant : tous les épisodes qui composent ce récit ont leur rôle dans l’évolution de Picsou, ce qui donne vraiment tout ce cachet à cet album.

Graphiquement, je trouve le dessin très beau. Il est simple, mais suffisant pour faire passer des émotions et des détails sur chaque case. J’ai cru comprendre que la version publiée par Glénat avait eu droit à une recolorisation (et également aux dessins non censurés) : c’est ce qui aide sans doute à pouvoir encore aujourd’hui apprécier pleinement le trait de Don Rosa.

Chaque planche fourmille de détails et de petits rien qui font que cette première intégrale pourra être relue encore et encore et qu’elle conservera toujours son intérêt.
L’idée de la fleur qui perd ses pétales pour la soeur de Balthazar revient toujours à l’esprit dès que celle-ci intervient dans un épisode. Et l’on en vient à compter également, pour être sûr que ceux-ci tombe bien un à un (comme pour les punaises, qui chutent sur les cases d’en dessous dans un des épisodes).

L’édition de Glénat est absolument de toute beauté.
Chaque chapitre dispose d’une liste des précédentes publications, ainsi que de quelques pages (3 ou 4) permettant d’éclairer le lecteur sur différentes éléments de l’épisode en question. Ces informations sont de Don Rosa en personne et donnent vraiment une vision nouvelle sur des épisodes que l’on vient pourtant de lire. Il m’est ainsi souvent arrivé de revenir sur les pages précédentes pour vérifier quelques détails que Don Rosa avait mis en lumière. Cela permet d’ailleurs de se rendre compte de la quantité de détails des planches.

En fin de volume, l’arbre généalogique de la famille Picsou et Duck est proposé, nous permettant de voir plus clair dans tous les liens de parentés de ces canards de Donaldville. Cet arbre est d’ailleurs représenté sur une double page, mais également sur un poster.
Il y a également une double page listant les D.U.C.K présent sur les couvertures et les épisodes du volume : sur certains dessins, Don Rosa a dissimulé l’inscription D.U.C.K, qu’il n’est pas toujours facile de repérer !

Finalement, ce premier volume consacré à La jeunesse de Picsou est une véritable pépite !
J’ai passé un très agréable moment de lecture et je me prendrais sans aucun doute l’intégrale suivante, avec les autres épisodes liés à la jeunesse de Balthazar Picsou. Je verrais ensuite si je vais au bout de cette collection (prévue en 7 volumes), mais pour le moment, je ne regrette pas du tout mon achat.
Je ne peux que vous conseillé de tenter la lecture de ce premier volume, qui malgré les apparences, reste une lecture très adulte et agréable, montrant tout le talent de Don Rosa pour rendre intéressante une histoire de canard !

Avez-vous lu cette Jeunesse de Picsou ? Avez-vous également apprécié ?

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