. La Belgariade : cycle de fantasy idéal pour commencer | Fant'asie
Kameyoko 19/09/2008 5

« La Belgariade » et « La Mallorée » de David Eddings

La Mallorée, la suite de la Belgariade

Dans ce billet je vais vous présenter une autre saga de fantasy, un classique. On va appeler vulgairement cette saga « La Belgariade ». Pourquoi vulgairement ? Parce que cette saga de 10 tomes (en français) se décompose en deux parties : la Belgariade et la Mallorée. Il faut savoir qu’il est nécessaire d’avoir lu la Belgariade pour aborder la Mallorée. Par contre on n’est pas obligé de lire la Mallorée. La Belgariade a une vraie fin.

Pourquoi je fais un billet spécifiquement sur cette série ? Tout simplement parce que je pense que c’est l’idéal pour commencer. En effet, c’est très accessible, avec un style littéraire plaisant et une histoire de qualité (sans pour autant être LA référence).

Belgarion à la recherche de l’Orbe d’Aldur

Tout d’abord, voici un petit synopsis (fortement inspiré par Wikipedia) :
Six des sept Dieux se sont partagés les peuples humains : Belar le Dieu Ours (les Aloriens ce qui comprend les Cheresques, les Riviens, les Algarois et les Drasniens), Nedra le Dieu Lion (les Tolnedrains), Mara (les Marags), Torak le Dieu Dragon (les Angaraks), Chaldan le Dieu Taureau (les Arendais) et Issa le Dieu Serpent (les Nyissiens). Aldur, lui, a préféré rester seul, à méditer. Au cours de ses réflexions, il trouve puis étudie et façonne une pierre, l’Orbe (Cthrag Yaska pour les Angaraks), qui détient un pouvoir phénoménal. Torak, jaloux, lui vole le joyau, ce qui déclenche une guerre des Dieux, tous s’étant ralliés à Aldur affrontent Torak. Ployant la pierre sous sa volonté, Torak fend le monde pour mettre son peuple à l’abri, mais la pierre se révolte de ce qu’on lui fait faire et lui brûle le côté senestre (gauche) du visage et lui réduit une main en cendre, le Dieu Dragon des Angaraks est désormais borgne et manchot.

Plus tard, Belgarath, le premier disciple d’Aldur, part en compagnie de Cherek Garot d’Ours, le roi des Aloriens (le peuple de Belar) et ses trois fils (Riva Poing de Fer, Algar Pied Léger et Dras Cou d’Auroch) récupérer l’Orbe d’Aldur, qui est confiée à la garde de Riva. Cherek divise son royaume en quatre parts (Cherek au Nord, Riva l’île des Vents à l’Ouest, l’Algarie au Sud et la Drasnie au Nord Est), pour mieux protéger la pierre.

Encore plus tard, la lignée de Riva (le roi Gorek et toute sa famille) est presque anéantie par des assassins Nyissiens, mais un enfant, le prince Geran, survit en s’enfuyant à la Nage dans la mer des Vents devant les assassins. Il est recueillis par Polgara la fille de Belgarath qui promet de veiller sur lui et sa lignée tout en les cachant au monde qui ignore la survie du jeune prince et donc de la lignée de Riva Poing de Fer. Elle protègera la lignée pendant 1300 ans et l’Orbe restera à la garde de la population de l’île de Riva, maintenant dirigée par le Gardien de la Citadelle de Riva, Brand.

Enfin, l’Orbe est volée par Zedar l’Apostat.

Le jeune garçon Garion vit en dehors de ces problèmes là. Il travaille dur à la ferme et écoute les histoires d’un vieil homme. Mais ce garçon est le descendant de la lignée de Riva et est « l’enfant de la lumière ». Il devra être l’homme des prophéties qui vaincra Torak.

Il suivra Belgarath le sorcier et sa fille Polgara pour récupérer l’orbe. En chemin il fera « équipe » avec des personnages divers et attachants provenant des quatre coins du monde. Evidement ce petit groupe fera face à des tas de dangers, et voyageront dans tout le Ponant.

Critique de la Belgariade

Eddings a su créer une grande saga avec des personnages divers et attachants (bien que stéréotypés), un background riche, une géographie vaste et une mythologie développée.
Pour faire simple ce qui fait la force de cette saga c’est l’histoire (pas un monstre d’originalité mais toujours efficace), les personnages (du fait de leur stéréotype) et le style d’écriture très simple à lire (beaucoup de dialogue, style direct).
Donc avec ces qualités cette œuvre est clairement un excellent moyen de se lancer dans la fantasy. Avec un peu plus de « bouteille », les lecteurs préfèreront quand même un bon vieux « Le trône de Fer » ou un « La Roue du temps » mais ça n’en demeure pas moins une excellente saga que je recommande.

Essayons d’aller un peu plus loin dans la critique.

Sociologie et politique internationale

C’est un véritable plaisir de plongée dans l’univers de l’auteur. Eddings est passé maître dans la création de peuples. Il y en a beaucoup avec des particularités physique, social, culturel et politique bien particulier. Bien évidement on retrouve toujours une atmosphère moyen-âgeuse, classique de la fantasy, mais chaque nation est différenciée des autres. Chaque pays a ses traditions, sa culture, son système politique, ses défauts et qualités et des valeurs sociales.

L’auteur a bien réussi à retranscrire ces différentes coutumes, façon d’agir et de penser spécifique à chaque peuple : le coté bourru des Cheresques, le coté fouineur des Drasniens, le coté chevaleresque des Arendiens mimbraïques…

Au premier abord, justement, ces peuples et personnages issus de ces pays paraissent très stéréotypés et archétypaux mais très vite se développe une complexité intéressante. Il n’en demeure pas moins que ces personnages sont trop manichéens.

Découvrir le mode de fonctionnement des peuples et nations est vraiment addictif, on a du mal à lâcher le livre.

Les personnages

Un autre point fort de cette saga est sans conteste les personnages et notamment le rôle prépondérant des femmes.
Débutons avec le point noir sur ces personnages. Evidement ils appartiennent tous à des peuples différents et son souvent caricaturaux par rapport aux pays. Je veux dire par là que les stéréotypes vus dans les nations se retrouvent, souvent de façon exacerbée, chez nos personnages.

Cependant le récit tourne brillamment autour d’eux, on s’attache très vite à ces personnages, à leurs défauts. De plus du fait des provenances diverses des personnages, petit à petit l’univers prend de la consistance puisqu’il intègre de nouveaux éléments, de nouvelles cultures, de nouvelles histoires parallèles, et redistribue les relations entre les protagonistes.
Les interactions et les dialogues entre ces personnages sont savoureux et l’humour y est très présent. Par exemple la relation entre Barak et le très bon Silk est jouissive. On assiste à de succulents dialogues avec de la répartie.

Le style d’écriture

L’autre gros point fort est le style d’écriture. Là où un Tolkien va consacrer les 2/3 de son roman à de la narration, Eddings lui le consacre au dialogue. Des dialogues souvent incisifs et directs. Son style est donc très facile à lire, et assez rythmé.
C’est un style que je trouve plus accessible que d’autres.

Le cycle a pour lui un certain nombre de qualités. Mais malheureusement il y a aussi quelques défauts :
Le coté stéréotypés des personnages est trop présent, ça manque de finesse. Même si par la suite ce sentiment s’amenuise, il reste présent et ça peut gêner.
Le récit, des fois, a tendance à trainer en longueur. Les héros doivent voyager de pays en pays et ce parfois de manière trop linéaire. En plus, Eddings a trop voulu absolument les faire voyager dans toutes les contrées pour bien nous montrer qu’il avait développé un vaste univers. Là aussi un peu plus de finesse aurait été apprécié.

En résumé

C’est une lecture agréable et facile d’accès. Le style est très basé sur les dialogues bourrés d’humour, et très agréable. Les personnages sont attachants malgré un coté trop manichéen. L’histoire se suit sans efforts, on reprochera cependant un certain classicisme : le héros descendant d’une lignée prestigieuse qui est l’homme d’une prophétie doit sauver le monde. Tout le monde le sait sauf lui.

Mais heureusement ca va plus loin que ça et c’est plus profond.

Donc, je persiste et signe en disant que c’est l’œuvre idéal pour débuter dans la fantasy.

Et vous que pensez-vous de ces romans ? Pensez-vous aussi que c’est l’idéal pour commencer ?

5 commentaires »

  1. ACDL 22/09/2008 at 18:39 -

    Bravo pour ce blog, très complet et détaillé! Je ne connais pas trop le fantasy, mais je suis contente de découvrir ce monde!
    Bonne continuation

  2. Kameyoko 23/09/2008 at 11:21 -

    Merci. J’espère que tu passeras aussi du « coté obscur de la force ».

    N’empêche que si grâce à mes billets, je réussis à convaincre une personne de se lancer dans la fantasy, alors ça voudra dire que j’ai atteint mon objectif

  3. Lo 07/08/2013 at 14:22 -

    Merci pour cet article. Je viens de me commander les 2 premiers tômes pour voir ce que ça donne. Ton article m’a rassuré dans mon choix pour débuter le style fantasy

  4. Torospatillo 07/08/2013 at 20:03 -

    C’est Edding qui m’a fait tomber dans la Fantasy, clairement un très bon choix pour commencer !

  5. Belgarath 30/12/2016 at 00:31 -

    Il s’agit de mon cycle de fantasy favoris
    Il est aussi interressant de lire les Prequelles et Le Codex de Riva (il permet de decouvrir plus en profondeur encore l’univers créé par eddings)
    J’utilise maintenant le nom du personnage emblematique de Belgarath comme pseudo

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