. King of Eden – tome 1 de Takashi Nagasaki et Ignito | Fant'asie
Kameyoko 13/07/2018 2
  • Scénario
  • Graphisme

King of Eden - tome 1

King of Eden – tome 1 de Takashi Nagasaki et Ignito

Un thriller prometteur

Informations générales sur King of Eden 1 :
Date de sortie : 11 janvier 2018
Scénariste : Takashi Nagasaki
Dessinateur : Ignito
Type : Seinen
Éditeur : Ki-oon
Résumé de l’éditeur :

Des villages entiers sont rayés de la carte par de gigantesques incendies aux quatre coins du globe. Thaïlande, Écosse, Espagne… le scénario est toujours le même : les cadavres calcinés des habitants portent des traces de morsures et ont subi de telles déformations qu’ils n’ont plus rien d’humain…
Étrangement, un jeune archéologue coréen, Teze Yoo, semble lié à ces tragédies : sur chaque site, il achève le dernier survivant avant de brûler les corps. Mais pour les services de renseignements internationaux, il est surtout le suspect numéro un quant à la propagation d’un virus convoité par les groupes terroristes du monde entier ! Le Dr Itsuki, elle-même archéologue et ancienne camarade de classe de Teze, est recrutée par les services secrets coréens pour retrouver sa trace. De l’Angleterre à la Chine en passant par la Roumanie, la chasse à l’homme est lancée !

A la recherche de l’archélogue

King of Eden démarre tambour battant en plongeant, d’emblée, le lecteur dans un village en proie à une horreur sans nom. Sans plus d’introduction, on plonge dans un climat effrayant, sanglant à la limite de l’horreur. Cela pose déjà des bases solides pour ce manga. Mais s’arrêter à cette ambiance macabre serait à moitié une fausse piste. En effet, plus on avance dans l’histoire plus le côté angoissant et horrifique s’atténue pour proposer quelques chose de plus mystérieux, avec une enquête fantastique, mêlant archéologie et mythes.
Takashi Nagasaki, contrairement à d’autres titres usant du ressort scénaristique du virus mortel, ne cantonne pas la menace à un endroit confiné ou bien délimité. Non, les protagonistes vont voyager, rendant le danger encore plus universel. Cela donne de l’ampleur à l’intrigue, avec cette ombre menaçante planant au-dessus du monde.

Le scénariste maîtrise sa narration. Si dans un premier temps, il pose la menace et l’ambiance, il s’évertue ensuite à introduire ses différents personnages principaux, et en premier lieu Teze Yoo. Qui est-il ? Pourquoi le retrouve-t-on sur les lieux avec tous ces morts et pourquoi les brûle-t-il ? Quel est son dessein ? Est-ce l’instigateur ? Ou au contraire lutte-t-il contre?
Dans tous les cas, son rôle est central et le retrouver est une priorité pour les autorités. C’est là qu’intervient l’archéologue Itsuki. Rapidement, elle s’impose comme un autre personnage clé, déjà du fait de son caractère, mais aussi parce qu’elle est introduit une dimension « archéologique ». Cela permet de développer une autre piste à savoir l’origine du virus et son impact dans l’histoire. Et là, de nombreuses références historiques sont glissées et donnent encore plus de profondeur. On pourrait presque basculer vers de l’ésotérisme cher à Dan Brown (Da Vinci Code).
On sait qu’il pose juste les premiers galons là-dessus, mais ça donne très envie, et ça promet de riches développements. Et personnellement mêler histoire avec l’Histoire, j’aime assez. Mais derrière, avec la menace planante de groupes terroristes, King of Eden parvient bien à s’ancrer dans le réel. Il y a donc un potentiel à exploiter sur les prochains tomes. Je suis assez impatient de voir comment il va utiliser l’Histoire et les mythes et légendes pour intensifier son récit et renforcer l’aspect horrifique et angoissant.

Nagasaki est bien secondé par le coréen Ignito. Ce dernier, bien qu’officiant sur son premier manga, s’avère efficace. Son découpage, sa mise en scène et ses angles, en particulier dans les scènes marquantes et sanglantes, font monter le suspense et la tension. Il ne tombe pas également dans le piège de montrer une horreur de manière trop frontale. Un abus de sang et de tripes aurait nui au récit mis en place. Il montre suffisamment pour installer cette ambiance angoissante, sans tomber dans le gore. Son style arrive à transparaître dans les design, les fonds, les trames…

Pour conclure, King of Eden – tome 1 de Takashi Nagasaki et Ignito présente beaucoup d’arguments. Alors qu’on aurait pu se retrouver avec un banal titre de virus/ mort-vivants, on a quelque chose de beaucoup plus travaillé. Travaillé dans son ton, son ambiance, mais aussi dans un scénario riche, avec beaucoup de références historiques, avec un poil d’ésotérisme et qu’on sent totalement maîtrisé. Mais, il y a également un vrai travail sur les personnages qui ne sont pas encore charismatiques, mais vraiment énigmatiques.
Le tout avec un graphisme qui colle bien au style de ce seinen à suivre de près !

Et vous qu’en avez-vous pensé ?

2 commentaires »

  1. Pavartte 14/07/2018 at 21:39 -

    Outre ma passion pour la décoration de maison et de jardin, le manga figure également parmi mes hobbies favoris et il m’arrive de conseiller mes clients d’en faire collection comme décoration originale de leur bibliothèque.

  2. Céline 09/09/2018 at 11:39 -

    Je dois dire que je m’attendais à une énième trame « attention alerte virus » – « infection » – « oh des zombies partout », et j’ai été agréablement surprise par l’ambiance créée dans l’histoire et tous les clins d’oeils/références qui y étaient présents. Vraiment top !

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