. Kill la Kill – tome 1 de Kazuki Nakashima et Ryô Akizuki | Fant'asie
Kameyoko 15/05/2015 1
  • Scénario
  • Graphisme

Kill la Kill - tome 1

Kill la Kill – tome 1 de Kazuki Nakashima et Ryô Akizuki

Adaptation de l’anim’

L’anim Kill la Kill a fait pas mal parlé de lui il y a quelques temps, notamment du fait du costume sexy de son héroïne. Mais ici, on ne va parler que de son adaptation en manga.
Ne connaissant pas l’anim’, je ne vais comparer les deux œuvres, et je ne serais pas en mesure de vous dire dans quelles mesures c’est fidèle ou non.

Kill la Kill – tome 1 de Kazuki Nakashima et Ryô Akizuki est édité par Kana et est disponible à la vente depuis le 20 mars 2015.

Résumé de Kill la Kill 1 chez Kana

Résumé de l’éditeur :

Afin d’étudier le mystère qui entoure la mort de son père, Ryûko Matoi se rend à l’académie Honnôji. La présidente du conseil des élèves, Satsuki Kiryûin, semble connaître le secret du scissor blade, élément clé de la mort du père de Ryûko. Cependant l’académie est régie par un système d’uniformes à étoiles qui confère des capacités hors du commun à ceux qui les portent… et Ryûko n’a aucune étoile à son actif !
Pour connaître la vérité, Ryûko va devoir affronter Satsuki et les élèves de l’académie…

Un seinen classé en shônen en France

Kill la Kill, paru au Japon, dans un magazine seinen est classé en shônen par Kana. Ce manga est l’adaptation de l’anim’ du même nom. D’ordinaire, c’est plus les mangas qui inspirent les anim’, plutôt que l’inverse. Et personnellement, une adaptation en manga d’un anim’ me fait peur.

A priori, de ce que j’ai pu lire, le manga est assez fidèle et raconte l’histoire de Ryûko Matoi, une jeune fille ayant perdu son père et qui cherche à élucider son meurtre. Et pour cela, elle pourrait trouver des informations au sein de l’académie Honnôji. Cet établissement est régi par un système d’uniformes dotant les élèves de capacités extraordinaires. A sa tête, on retrouve la présidente des élèves, la redoutable Satsuki Kiryûin.
Ryûko n’a qu’un seul objectif l’affronter. Mais sans uniforme, elle n’a aucune chance. Sauf qu’elle va mettre la main sur un costume très particulier, mais redoutable.

Avec ce synopsis, on comprend aisément pourquoi Kana a classé Kill la Kill comme un shônen. On retrouve beaucoup des codes de ce genre, avec ce principe d’uniformes donnant des pouvoirs, des méchants classés par niveau…

Mais bon, l’histoire, au final, ne tient que peu de place et est surtout un moyen (excuse ?) pour proposer un titre un peu OVNI, WTF, décalé et versant un peu dans le n’importe quoi.

L’univers mis en place frôle parfois le grotesque et ne joue pas la carte de la finesse. Certes le rythme est élevé, les rebondissements décalés et lunaires, les personnages extravagants, mais c’est très vite lassant. Du moins dans mon cas. Ce grand fourre-tout m’a très rapidement ennuyé et saoulé. Le cheminement manque de finesse et de logique. Tout va très vite, mais sans véritable introduction, sans univers derrière.

Kazuki Nakashima et Ryô Akizuki semblent jouer la carte de l’extravagance mais mêlée à des petites touches d’opposition. Le comique côtoie le drame, le n’importe quoi à un peu de réalisme, un charadesign conventionnel et d’autres fois improbable…

Pour moi cette introduction m’a noyé sous un déluge de tout et de n’importe quoi. Chercher à donner du rythme c’est bien, mais il faut éviter de tomber dans la précipitation. Ce que ne parviennent pas à faire les auteurs. Il n’y a aucune fluidité, finesse voir même développement. Les approximations scénaristiques et graphiques sont nombreuses, et on ne s’attache pas aux personnages. Les seconds couteaux manquent de charisme et d’intérêt.

On sent la volonté de proposer un manga complètement déjanté et loufoque, mais je trouve qu’il lui manque une âme qui fait toute la différence. Cette recette n’a pas fonctionné sur moi.

Surtout que le délire autour des costumes me laisse de marbre. On sent que les mangakas ont voulu beaucoup axer leur série sur le costume particulier de Ryûko. Ce dernier joue à fond la carte du fanservice. Son design est très sexy, et ne cache pas grand chose. C’est un prétexte à dessiner la demoiselle peu vêtue, avec son underboobs, et donc donner une caution aux touches ecchi. Mais bon, ce n’est pas ma came à la base.

Graphiquement, là non plus, je n’ai pas trop apprécié le trait de Ryô Akizuki. J’ai trouvé sa mise en scène surfaite, certes dynamique, mais un peu stéréotypée. Je veux dire par là, qu’il se force à se donner un style barré et survitaminé, mais là aussi il n’y a pas d’âme. Surtout que je n’accroche décidément pas au charadesign, ni aux poses des personnages. Même l’aspect fanservice m’a déçu.

Pour conclure, Kill la Kill – tome 1 de Kazuki Nakashima et Ryô Akizuki est une grosse déception pour moi. Certes je n’ai pas vu l’anim’, mais le manga m’a laissé complètement de marbre. Je n’ai pas accroché à l’ambiance, à l’histoire et au dessin. Je trouve que tout fait creux et surfait. En fait, pour être très honnête, j’ai même trouvé ça nul et ennuyant. En revanche, je conçois que ça ne me plaise pas à moi, mais que d’autres y trouvent leur compte.

Peut-être que mon avis sera moins tranché pour le tome 2, mais pour le moment, je passe mon tour.

Et vous que pensez-vous de ce manga ? Partagez-vous mon sentiment ? Que vaut-il par rapport à l’anim’ ?

Un commentaire »

  1. Sergent Manga 18/05/2015 at 10:13 -

    C’est étrange d’adapter une anim en manga. Généralement on voit plutôt l’inverse.

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