. Kick-Ass 3 – tome 2 de Mark Millar et John Romita Jr | Fant'asie
Kameyoko 14/11/2014 0
Kick-Ass 3 – tome 2 de Mark Millar et John Romita Jr
  • Scénario
  • Graphisme

Kick Ass 3 tome 2

Kick-Ass 3 – tome 2 : le début de la fin de Mark Millar et John Romita Jr

Dernier tome de Kick-Ass !

Voilà, Kick-Ass prend fin avec cet opus ! Mark Millar a pris la sage décision de ne pas trop faire durer son titre.
Personnellement, je pense que Kick-Ass ne se prêtait pas à être une longue série, au risque de perdre sa substance et sa raison d’être. Je suis quand même rassuré que Millar n’ait pas trop succombé aux sirènes de l’appât du gain.

Reste à voir comment le scénariste va conclure une de ses séries phares.

Kick-Ass 3 – tome 2 de Mark Millar et John Romita Jr est édité par Panini Comics et est disponible à la vente depuis le 17 septembre 2014.

Résumé de Kick-Ass 3 – tome 2

Résumé de l’éditeur :

Kick-Ass enfile son costume pour la toute dernière fois ! Faites la connaissance de nouveaux super-héros qui arborent des masques de tête de mort. Puis, découvrez les origines de Hit-Girl aux côtés de Big Daddy dans un récit flashback. Un ultime volet à ne pas manquer.

Hit Girl et Kick-Ass pour le grand final

Le comic Kick-Ass prendra fin avec ce volume, qui met fin à la troisième partie mais aussi à la série entière. Mark Millar clôt sa série phare. Reste à voir de quelle manière. Parce qu’honnêtement j’étais un peu dubitatif. En effet, vu le peu de chapitres restant, compte tenu du tome 1, je ne voyais pas bien comment le scénariste écossais allait pouvoir finir convenablement sa série.

La réponse est simple : accélération du rythme. On sent clairement un changement de braquet dans ce tome. Si le premier volume posait un peu le contexte, ici place à l’action et à un rythme effréné. Les rebondissements se succèdent à une vitesse folle, l’action est sans temps mort et Millar arrive bien à conclure sa « trilogie ».

Au programme, on retrouve toujours des mafiosis qui s’en prennent aux encapés, des flics corrompus s’en prenant à la Mafia, un Dave toujours partagé entre sa relation amoureuse et son côté Kick-Ass prêt à voler au secours de ses amis. Mais ce n’est pas tout puisque l’accent est beaucoup mis sur une Mindy, toujours en prison, mais qui va se retrouver pris au piège, avec un dénouement inattendu. On en saura aussi beaucoup plus sur elle, son enfance, son entrainement via des flashbacks qui apportent un plus à ce personnage. Elle sera ainsi plus développé, notamment sa relation avec sa mère, sur comment elle perçoit ses meurtres…

Au scénario, on retrouve un Mark Millar plus inspiré que lors de la deuxième partie de Kick-Ass. Il revient un peu aux sources de ce qui a fait le succès de son titre à savoir ce côté badass, cette violence, ces répliques, cet humour parfois référencé « super-héros ». Pourtant, cela ne fonctionne pas complètement. Déjà parce que cet aspect là n’a plus pour lui la « nouveauté » et la découverte. Millar fait du Millar, sauf qu’on peut être en droit de vouloir autre chose. La recette fonctionne moins bien. Surtout que je trouve le schéma narratif un peu répétitif avec les autres volumes de Kick-Ass. Heureusement, pour me faire mentir, le scénariste amène une touche de nouveautés avec les flashbacks sur Mindy.

Je regrette également certains rebondissements pas toujours très bien sentis. Je pense notamment à la façon dont Hit Girl se sort du traquenard dans la prison. Peu crédible et mal amené ! Certaines grosses ficelles et facilités peuvent déranger tant l’écossais ne s’embarasse pas de l’aspect « plausible ». La volonté est clairement de divertir et d’imposer un rythme élevé pour ne pas ennuyer le lecteur. Si je voulais être méchant, je dirais que ce rythme s’imposait aussi pour pouvoir finir dans le nombre de pages imparti.

Concernant la fin, elle arrive un peu rapidement, perdant ainsi une intensité émotionnelle. Mais elle a au moins le mérite de proposer une vraie fin, qui, j’espère, sera belle et bien la conclusion de Kick-Ass. Cette dernière est un peu décevante, sans être réellement mauvaise. C’est juste que c’est assez bateau, presque consensuel. Ce n’est pas une fin qui marquera les esprits ou qui donnera plus de relief à l’ensemble de la série. J’ai eu le sentiment d’avoir une conclusion pour finir l’histoire, mais sans cette flamme, sans cette envie d’en faire un élément à part entière du scénario. Et ce d’autant plus, que la plupart des personnages secondaires sont à peine traités ou pas du tout.

Graphiquement, John Romita Jr reste John Romita Jr. Mais force est de constater qu’il est nettement meilleur lorsqu’il y a de l’action et du sang. Du fait d’une relative simplicité de son trait on y gagne en lisibilité de l’action. Dans mon cas, son dessin passe pas trop mal, même si je reste décidément pas un grand admirateur de ce monsieur. Très franchement, je n’aime pas du tout son style, sa patte graphique. Mais dans Kick-Ass, j’arrive à l’oublier. Ce qui est plutôt bon signe.

Pour conclure, Kick-Ass 3 – tome 2 de Mark Millar et John Romita Jr permet de finir la série Kick-Ass sur une note plus positive que ne l’avait fait la 2ème partie. Le comic renoue avec ce qui faisait sa personnalité, même si l’effet de surprise n’est plus. Ce deuxième opus de la 3ème partie se révèle être beaucoup plus intense et dynamique que le tome 1. Le rythme est élevé, avec de nombreux rebondissements et phases d’action, mais aussi quelques flashback sur Hit Girl. D’ailleurs cette dernière monopolise l’attention. Elle éclipse vraiment Dave.

Mais malheureusement la conclusion arrive trop vite, précédée de gros ficelles. On a l’impression que Mark Millar s’est un peu aseptisé dans sa construction narrative et joue trop la carte de la sûreté. J’ai eu la désagréable impression qu’il n’a pas cherché à proposer un récit de qualité et innovant mais plutôt à faire plaisir aux lecteurs. Et cette nuance est très importante pour moi et peut expliquer en partie une certaine lassitude de ma part.

Je ne peux m’empêcher de penser que le scénariste a un peu tué son concept initial avec ces deux parties supplémentaires, qui n’apportent finalement pas grand chose, mais qui surtout éloigne Kick-Ass de ses origines et sa bonne idée de base. Pour moi, Millar a fait du commercial avant de faire de l’artistique. Et c’est dommage !

Et vous qu’avez-vous pensé de cette conclusion ? Trouvez-vous aussi que Millar l’a joué facile ?

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