. Kick-Ass 3 – tome 1 de Mark Millar et John Romita Jr | Fant'asie
Kameyoko 22/08/2014 1
Kick-Ass 3 – tome 1 de Mark Millar et John Romita Jr
  • Scénario
  • Graphisme

Kick Ass 3 - tome 1

Kick-Ass 3 – tome 1 de Mark Millar et John Romita Jr

Sortir Hit-Girl de prison ?

Mark Millar est un businessman avisé. Sa franchise Kick-Ass a excellemment bien marché que ce soit sur la vente pur de comic ou bien son adaptation au ciné. De ce fait, il l’exploite à fond, avec notamment ce Kick-Ass 3. Très honnêtement, j’ai un à priori négatif sur cet opus suite à la lecture du précédent arc, pour moi, passable voir même mauvais. J’ai l’impression qu’il use trop son concept et du coup le trahit. Mais donnons sa chance à ce titre et voyons voir si Millar corrige le tir

Kick-Ass 3 – tome 1 de Mark Millar et John Romita Jr est édité par Panini Comics et est disponible à la vente depuis le 07 mai 2014

Résumé de Kick-Ass 3 chez Panini Comics

Résumé de l’éditeur :

Kick-Ass et Hit-Girl font leur grand retour dans ce troisième volet signé Mark Millar et John Romita Jr. Hit-Girl est désormais en prison, laissant Kick-Ass diriger seul son groupe de super-héros. Libérer leur amie devient alors le principal objectif des membres de l’équipe. Mais pour la première fois, Kick-Ass commence à avoir des doutes sur ce qu’il doit faire… (Contient les épisodes US Kick-Ass 3 1-4)

Mêmes joueurs jouent encore !

Mark Millar a des défauts, mais il a le mérite de pousser ses franchises au maximum. Après les deux premiers volumes, les adaptations en film, nous voici avec la troisième partie des aventures de Kick-Ass. Au scénario, on retrouve toujours Mark Millar et aux dessins, toujours, John Romita Jr.

Pour être très franc avec vous, j’avais bien aimé le premier Kick Ass, sans trouver ça génial. Par contre, j’avais trouvé le deuxième vraiment pas terrible. Pour moi, Millar avait perverti son concept et était tombé dans la facilité. Mais, malgré tout, la licence Kick-Ass me parle encore. Surtout parce que j’adore le film Kick-Ass.

J’étais quand même curieux de lire cette troisième phase de Kick-Ass, même si je reste intimement persuadé que le Kick-Ass 1 se suffisait à lui-même.

Ce Kick-Ass 3 porte le nom de Civil War, qui fait évidemment référence au Civil War de Marvel, scénarisé par… Mark Millar. Avec un titre pareil on peut s’attendre à quelques dissensions au sein de la Justice Eternelle.
Pour postulat, nous avons une Hit-Girl emprisonnée, un Kick-Ass qui souhaiterait la faire évader, une Justice Eternelle en proie au doute, avec un gros squatteur, un nouveau boss de la mafia…

Le scénariste écossais semble vouloir plus renouer avec l’esprit du premier Kick-Ass, en usant moins d’une violence gratuite et d’une surenchère. Il se focalise sur un Dave, qui quitte l’adolescence avec un nouveau travail, une vie sociale et amoureuse et qui change. Il se pose ainsi des questions sur son costume.
Dans cette grande introduction, Millar pose donc le contexte de cette partie, en mettant en exergue l’évolution de son héros loser. On retrouve ainsi ce qui faisait la marque de fabrique de Kick-Ass, son humour, son héros presque crédible, son ton moderne et référencé et une violence parfois crue (quoique nettement moins présente ici que dans le 2). Si l’idée est louable et parait, au premier abord, pertinente, elle ne se concrétise pas forcément dans les faits.
J’ai trouvé ce Kick-Ass assez agréable à lire, mais avec la désagréable impression que ça n’avance pas beaucoup et qu’il ne s’y passe pas grand chose. Je me demande même comment tout cela va se conclure. Surtout que Kick-Ass n’est pas connu pour faire dans la finesse, ni pour poser ses bases sur la longueur.

De plus, avec ce focus sur Dave, au détriment de Mindy/ Hit-Girl, on perd en charme. Pour moi, il est évident que le personnage phare de cette série est Hit-Girl. Seul, ou du moins sans elle, Kick Ass perd de sa saveur. On a hâte de la voir remettre son masque, et manier le katana.

 

L’intrigue se met en place doucement, les protagonistes sont présentés, on attend juste que le tout explose et que ça nous offre un final explosif, mais bien écrit. J’espère aussi que Millar ne tombera pas dans la facilité, comme il a tendance à le faire parfois, et ici aussi.

Graphiquement, John Romita Jr, fait du John Romita Jr, mais en petite forme. Vous le savez probablement, mais je ne suis pas un fervent admirateur (doux euphémisme) du monsieur. Je trouve son trait moche, bâclé, fait à la va vite, et sans réel intérêt que se soit dans le découpage ou la mise en scène. Mais, bizarrement, je trouve qu’avec Kick Ass ça passe beaucoup mieux que sur d’autres titres (je me rappelle encore son travail dégueulasse, oui c’est fort comme adjectif, sur un run dans Avengers). Mais cela doit aussi à l’encreur et au coloriste. Mais dans ce KickAss 3, je le trouve en-deça des autres tomes. La faute, peut-être, à un changement d’encreur. Romita Jr, reste Romita Jr et divisera toujours autant. Moi je fais parti de ses détracteurs.

Pour conclure, Kick-Ass 3 m’a paru plus intéressant que le médiocre Kick-Ass 2. Millar semble vouloir retourner à ce qui fait l’essence de Kick-Ass, qu’il avait un peu perdue de vue dans le tome 2. Il se focalise notamment plus sur le quotidien de Dave/ Kick-Ass en jouant toujours sur le côté moderne du récit et du cadre spatio-temporel, avec des dialogues parfois percutants et de l’humour référencés. Mais il perd aussi en dynamisme car l’histoire peine à se mettre en place. Et il ne se passe finalement pas tant de choses. Surtout qu’Hit-Girl manque pour redonner le côté badass à la série.
S’il y a encore certaines facilités, cet opus est meilleur que le 2ème volume et se révèle plaisant à lire à défaut d’être renversant. J’attends de voir comment le scénariste roux va conclure sa trilogie.
Pour ce qui est du dessin, ça reste du Romita jr. On aime ou on déteste !

Et vous qu’avez-vous pensé de cette 3ème partie ? Retrouver un peu du charme de Kick Ass ?

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