. Kekkaishi de Yellow Tanabe | Fant'asie
Kameyoko 16/07/2011 0

Kekkaishi de Yellow Tanabe

[Guest] Kekkaishi de Yellow Tanabe

Critique de cette série par Jayer

Aujourd’hui, c’est une critique un peu spéciale sur Fant’Asie. Déjà, on ne parle pas de tomes en particulier mais d’une série bien précise : Kekkaishi de Yellow Tanabe. Mais là, où c’est vraiment différent, c’est que l’auteur de cette chronique n’est pas l’un des rédacteurs de Fant’Asie. C’est Jayer, de l’excellent site A Mon Humble Avis qui en est l’auteur. Donc c’est lui que vous devrez conspuer si elle est nulle ! :twisted:

Kekkaishi est un manga dont je parle beaucoup autour de moi et dont je souhaitais partager la découverte depuis un bon moment. Bien qu’il ne bénéficie pas d’un succès retentissant en France il a reçu le Shogakukan Manga Award en 2007 au Japon et plusieurs numéros on été classés dans le Tohan best seller list.

Par cet article je vais essayer de vous faire partager mon engouement pour ce Shonen certes très classique mais qui a le mérite d’être carré et sans excentricités scénaristiques que l’on a pu retrouver dans bon nombre de séries ces dernières années (Reborn, AirGear, Bleach …).

Résumé de Kekkaishi chez Pika

Kekkaishi (Kekkaishi Ayakashi Hojinde) est un manga de Yellow Tanabe datant de 2004 narrant les aventures de Yoshimori Sumimura et de sa voisine, Tokine Yukimura, collégiens la journée et chasseurs d’êtres surnaturels la nuit. Une rivalité ancestrale déchire leurs familles, illustrée par la guerre incessante que se livrent le grand-père Yoshimori et la grand-mère Yukimura, toujours prêts à en découdre dès qu’ils se croisent dans le jardin de leurs maisons adjacentes… Une énergie que Yoshimori, du haut de ses 14 ans, a bien du mal à trouver entre ses études et ses courses-poursuites nocturnes. Surtout qu’en face de lui, Tokine, 16 ans, lui impose un rythme sévère : plus douée que lui, elle fait pencher la balance du nombre d’esprits capturés en faveur de sa famille, ce qui ne plaît pas beaucoup, évidemment, à l’aïeul SumimuraYoshimori se fait toutefois une promesse : celle de devenir plus fort, non pas pour être le meilleur, mais pour protéger Tokine, sa rivale mais aussi son amie, qu’il considère finalement un peu comme une grande sœur. Il leur faudra de toute façon conjuguer leurs efforts pour faire face à certaines entités surnaturelles particulièrement puissantes…

Plus classique tu meurs mais…

Je ne vous mentirai pas en vous disant que le résumer ci-dessus en rebuterai plus d’un. A moins de commencer les shonen il n’y a quasiment pas d’intérêt pas à se laisser tenter par ce synopsis. Pour cela il faut aller de façon plus  intrinsèque dans le manga :

– Les Pouvoirs : Les pouvoirs des kekkaishi sont assez intéressants et forcent le respect de l’auteur : Faire des cubes !… oui vous avez bien lu, j’exagère un peu mais c’est le principe de base, faire un espace énergétique cubique pour y enfermer les Ayakashi (monstres et esprits). Bien évidemment sans trop vous spoiler il va y avoir plusieurs façons de les utiliser et c’est cela qui va créer l’intérêt des batailles.

En effet, différentes créatures vont attaquer nos amis et ceux-ci devront faire preuve d’une très grande imagination pour adapter leurs pouvoirs à chaque situation et cela sans se transformer en « super guerriers de la mort qui tue… ».
Du coup le coté humain ressort très souvent, si les héros ne sont pas concentrés ou trop fatigués jouent énormément sur les situations, ce qui rend le manga beaucoup plus agréable qu’un shonen lambda.

– Une ligne rouge qui se dessine très rapidement : Nul besoin d’attendre 20 volumes pour avoir un arc d’histoire, ici même si plusieurs histoires s’entremêlent, toutes sont plus ou moins liées à l’objectif de notre héros et l’arc principal se dessine dès l’apparition des personnages secondaires.

– Une famille pleine de ressource : Les kekkaishi obtiennent leurs pouvoir de génération en génération, il devient dès lors intéressant de connaître les autres membres de la famille et la façon dont ils utilisent le pouvoir. Cela joue surtout autour du frère de Yoshimori (assez dur et sombre) et de la mère (très énigmatique et recherchée par de nombreux êtres surnaturels).

– La Guilde : Dans ce manga arrive très rapidement « la guilde », une association d’êtres surnaturels qui protège et surveille l’activité autour des domaines divins. Bien évidemment, ses membres sont tous plus énigmatiques les uns que les autres et me font très souvent penser à de nombreux personnages issus du manga Yuyu hakusho.

Un manga qui a une fin mais qui n’est pas parfait

On reproche trop souvent aux shonens d’être sans fin, d’avoir un nombre incalculable de volumes poussés par l’appât du gain des auteurs. Soyez rassuré, le manga vient de finir au Japon avec 37/38 volumes (prépublication terminée en mai 2011 mais pas encore en volumes reliés) avec un fin qui répond à 99% des questions.

Néanmoins on reprochera quelques défauts « classiques » à Kekkaishi comme le manque d’explications sur les êtres surnaturels ou leurs pouvoirs. On regrettera également le caractère basique du personnage principal qui même s’il est tout à fait sympathique ne dépasse pas le « je veux que tout le monde s’entende, je veux être tranquille et faire ce que je veux, je suis amoureux de telle ville ».

En revanche on appréciera grandement le développement autour de sa famille qui permet de l’inclure dans un environnement « stable » (y en a marre des orphelins !) où il pourra avoir des réponses rapides à ses questions.

Pour conclure, Kekkaishi est un très bon manga, les dessins sont propres, sans grande prétention
(pas de décors sur des doubles pages) mais avec une dynamique qui mérite la lecture. L’univers est riche mais sans débordement ce qui est appréciable pour un lecteur de shonen dégouté par les trop récentes « sayanisation » des héros dans les mangas actuels.

Notre héros reste humain, avec un pouvoir « raisonnable » sur un scénario très bien ficelé.

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