. Karneval – tome 3 de Touya Mikanagi | Fant'asie
Kameyoko 10/02/2012 0
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  • Graphisme

Karneval - tome 3Karneval – tome 3 de Touya Mikanagi

Un peu plus d’action

Karneval est l’une des dernières nouveautés du catalogue Ki-oon. Se positionnant comme à la croisée des chemins entre shônen et shôjô, les deux premiers tomes m’avait pas convaincu outre mesure. Ce mélange m’était plus frustrant que constructif. Néanmoins, j’étais curieux de lire la suite et voir comment allait évoluer le titre de Touya Mikanagi.

Karneval – tome 3 de Touya Mikanagi est édité par Ki-oon et est disponible à la vente depuis le 08 décembre 2011.

Résumé de Karneval 3 chez Ki-oon

Résumé de l’éditeur :

Lors d’une escale à Karasna, Gareki tombe sur une amie d’enfance. La jeune fille se plaint d’avoir des absences et de se réveiller parfois entourée de cadavres, les mains couvertes de sang… Serait-elle devenue à son insu l’un de ces monstres que Circus pourchasse ?

Plus d’informations sur Gareki

Karneval est un manga hybride entre shôjô et shônen. Même si ce positionnement peut être intéressant, je trouve qu’il est souvent assez casse-gueule. Il est difficile de cumuler les attentes des deux publics.
Karneval pour le moment est dans la catégorie du titre qui se cherche encore et qui est en pleine phase d’acquisition d’identité. Les deux premiers volumes étaient, pour ma part, un peu décevants. L’histoire est un peu stéréotypée et manquant d’intérêt pour moi. J’ai trouvé aussi le héros tête à claque et pas du tout attachant.
Pourtant on sent qu’il peut y avoir du potentiel avec les quelques révélations et mystères présentés ainsi que par son ambiance. Mais il y a encore pas mal de boulot.

Et ce n’est pas encore avec le tome 3 que je vais changer mon avis. Ce dernier m’a laissé perplexe, notamment par une narration maladroite et par une histoire qui n’avance pas des masses, malgré quelques éclaircissements, notamment sur le passé de Gareki. On suit d’abord l’affrontement contre Yotaka, puis on suivra notre groupe de personnages se rendre en mission dans un pays sous la neige. Dès leur arrivée, ils seront attaqués par des « méchants » avec un charadesign intéressant.

L’intrigue principale n’avance pas, surtout qu’une partie du volume est consacrée aux liens entre personnage avec un peu d’humour. Ca ne signifie pas pour autant que c’est ennuyant puisque les passages dans ce pays neigeux et l’affrontement avec l’ami d’enfance de Gareki offrent de l’action et quelques petites trouvailles sympathiques comme le bonhomme de neige chauffant.

Mais clairement, on y voit pas forcément beaucoup plus clair sur le devenir du titre, sa trame principale et ce vers quoi tend Karneval.
J’ai toujours autant de mal avec les personnages. Je ne les trouve ni charismatiques, ni attachants Nai et Gareki en tête. Seul Yogi m’est sympathique. En plus, ils sont quand même très typés shôjô avec une volonté de rendre les personnages masculins « mignons ». Mais comme je suis assez hermétique à ça, ça me laisse de glace. Je vois surtout que certains personnages ont tendance à trop se ressembler.
On voit que des liens sont en train de se tisser ente tous les personnages. On sent l’attachement qui commence à lier Gareki et Nai. De même, le jeune homme commence aussi à s’attirer la sympathie de nombreux personnages de Circus.

Globalement Karneval se lit sans déplaisir, mais sans réel enthousiasme pour ma part. Il manque vraiment quelque chose. Il faut que l’histoire décolle et que les personnages gagnent en consistance et en charisme. L’implication du lecteur n’est pas suffisante et il manque un lien affectif avec ce manga. Pour caricaturer, je trouve ce titre bien fade.

Surtout que sur ce troisième opus, j’ai trouvé que la mangaka Touya Mikanagi se montrait brouillonne dans sa narration. Certains enchainements de scènes sont assez abruptes, manque de finesse et de fluidité. J’ai trouvé que la narration était saccadée, avec un certain manque de réflexion sur les transitions.
De même, les phases dans la neige se montrent parfois confuses. On ne saisit pas forcément bien tout ce qui se passe, d’autant plus qu’on est toujours autant dans le flou sur l’histoire en général.

Graphiquement, le trait et le découpage de Mikanagi sont toujours autant marqués shôjô avec ces personnages androgynes, fins et stylés. Par contre, il faut reconnaitre que c’est surtout voyant dans les personnages. On ne retrouve pas trop ce coté shôjô dans le tramage, les décors et certains effets visuels qui se rapprochent plus du shônen. Dans le découpage, on sent une certaine fébrilité dans les moments plus action, même si c’est léger.

Pour conclure Karneval – tome 3 me laisse toujours aussi dubitatif sur cette série. J’ai toujours autant de mal à me faire un avis sur ce manga. Malgré des personnages clichés, un peu fade, une histoire qui piétine et qui n’est pas encore claire, une narration maladroite, on sent quand même que ce titre peut être sympa et à qu’il manque encore le décollage. Pour l’instant je suis déçu par Karneval, mais malgré tous ses défauts, je trouve qu’il a un petit quelque chose qui fait que je veux encore croire en ce titre. Espérons que le tome 4 décolle enfin vraiment. Sinon je crois que j’arrêterais ma lecture à ce moment-là.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous autant de mal à savoir où va nous mener ce titre et quel est son potentiel ? Trouvez-vous que ce mélange shônen-shôjô fonctionne ?

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