. Justice League – tome 4 de Geoff Johns et David Finch | Fant'asie
Kameyoko 18/09/2014 3
Justice League – tome 4 de Geoff Johns et David Finch
  • Scénario
  • Graphisme

Justice League - tome 4

Justice League – tome 4 : La Ligue de Justice d’Amérique de Geoff Johns et David Finch

Les débuts de la Justice League of America

Ce tome de Justice League est un peu spécial dans la mesure où il n’est pas question de la Justice League mais de la Justice Jeague of America, la Ligue de Justice d’Amérique en français. Cet opus contient les premiers épisodes de cette série.

Comment et pourquoi cette équipe a été créée ? Quels sont les membres la composant ?… Autant de questions qui trouveront des premières réponses ici.

Justice League – tome 4 de Geoff Johns et David Finch est édité par Urban Comics et est disponible à la vente depuis le 13 juin 2014.

Résumé de Justice League 4 chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

Green Lantern, Green Arrow, Catwoman, Katana, Stargirl… ne sont pas les plus grands héros que la Terre (et l’Univers) aient porté, ils sont surtout les plus dangereux ! Quelles sont leurs missions ? Qui tient les ficelles de cette équipe de justiciers si particulière ? Finalement, ne sont-ils pas plus proches des Super-vilains que des Super-héros ? Contenu : JUSTICE LEAGUE OF AMERICA VOL.1:
WORLD’S MOST DANGEROUS (#1-5)

Une équipe de super-héros hétéroclite

Urban Comics a fait un choix éditorial sujet à controverse, sur ce Justice League – tome 4. En effet, contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre, cet opus n’est pas consacré à la Justice League, mais à la Justice League of America (JLA). Plutôt que de sortir un album dédié à la JLA, l’éditeur à décider de l’intégrer à la continuité de ses titres « Justice League« . Cela provient sans doute du fait que le crossover Trinity War approche et qu’il sera probablement édité dans le Justice League.

Pour en revenir à nos moutons, ce volume nous propose les premiers pas de la Ligue de Justice d’Amérique. Tout débute avec sa genèse à savoir la volonté farouche d’Amanda Waller et de l’A.R.G.U.S d’avoir une équipe de super-héros capable d’agir sur le sol américain, mais aussi capable de redorer le blason des équipes d’encapés, après la méfiance des gens envers la Ligue de Justice. Mais cette formation a aussi une autre fonction : pouvoir s’opposer à la Ligue de Justice si un jour cela devait se produire.
Amanda Waller veut que Steve Trevor en prenne la tête. Mais ces deux personnages ont des divergences d’opinion; Trevor préférant l’efficacité sur le terrain à la vision politique et anti-Justice League de Waller.

Cette Justice League of America nouvellement créée compte dans ses rangs : le Limier Martien, Hawkman, Stargirl, Katana, Green Lantern (Simon Baz), Vibe et Catwoman. Plus tard un autre membre viendra se greffer à ce groupe hétéroclite.

Les premières pages sont donc volontairement très introductives, avec l’instauration de ce rapport de force entre Amanda Waller et Steve Trevor puis avec la présentation des membres la composant et le pourquoi de leur présence. Rapidement l’équipe est amenée à se rencontrer et aller sur le terrain. Geoff Johns en profite aussi pour caractériser ses personnages. Certains étant déjà plus ou moins connus.
On s’attache rapidement à Vibe du fait de son jeune âge, de son inexpérience et de sa gêne à côtoyer de vrais super-héros, mais aussi à Stargirl, bien que peu présente, pour son envie de ne pas être une potiche bonne pour la presse. La bonne surprise provient de Catwoman et de sa présence inattendue dans cette équipe. Son côté ambigu, avec cette difficulté à la placer sur l’échiquier du bien ou du mal, ainsi que son attitude aguicheuse et sa relation complexe avec Batman en font un personnage intriguant. De plus, on voyait déjà quelques similitudes avec la Suicide Squad, elle contribue encore plus à faire le parallèle entre eux.

Green Lantern est, lui, aux abonnés absents, ou c’est tout comme. Ce qui choque un peu pour une première approche de cette équipe. Mais pour les autres personnages c’est un peu décevant. Katana est peu utilisée. Hawkman est présenté juste comme un barbare, donc assez creux. Ensuite, il y a le Martian Manhunter, traduit par le Limier Martien qui est décrit bien différemment de ce que je lui connais. Déjà, ses origines sont revues et me paraissent plus fades et le personnage perd en prestance et sagesse. De plus, son aversion au feu est modifiée aussi, ce qui change pas mal le personnage. Mais surtout, on perd la dualité personnage puissant, mais fragile et discret en même temps, tout en étant dôté d’une certaine sagacité. Là, il gagne en confiance et se met beaucoup plus en avant, frisant l’arrogance parfois. Oui, l’accent est mis sur sa puissance et ses capacités qui en font de lui l’un des personnages les plus puissants de l’univers DC. Mais le personnage parait plus superficiel et moins intéressant à mon avis.

Au niveau du scénario, il est assez classique et est là pour introduire cette nouvelle équipe et comprendre les enjeux. Pour la voir en action, nous avons une mission qui tombe pile poil au bon moment, et permet d’aller dans le sens de la vision de l’équipe de Steve Trevor. L’histoire est agréable à lire, avec des cliffs intéressants, mais, je trouve qu’on sent trop la volonté de préparer le terrain pour la suite. Pendant tout le volume, on a le sentiment que c’est une grosse introduction pour un événement important. Comme si cette équipe n’était là que pour justifier la suite. On ne sent pas la volonté d’en faire une vraie équipe, capable de vivre par elle-même. Elle est trop liée à la Justice League pour que ce soit le cas. Du moins c’est l’impression donnée dans cet opus. Mais la présence de Steve Trevor pourrait bien, à terme, donner plus de saveur à cette Ligue de Justice d’Amérique.
En tout cas, les méchants introduits sont aussi variés que prometteurs pour la suite. A voir donc !

La partie graphique est assuré par David Finch. Donc c’est de qualité, avec son trait et sa gestion des ombres si personnels Néanmoins, je le trouve en peu en-deça de ce à quoi il nous avait habitué. J’ai l’impression que c’était moins travaillé parfois, sur les détails, arrières-plans et certains visages.

Pour conclure, Justice League – tome 4 de Geoff Johns et David Finch est un volume qui se lit avec plaisir. La constitution et la composition de cette équipe sont intéressantes. Il y a de potentiel dans les membres choisis, même si certains sont encore peu ou mal développés. L’intrigue est bien menée, néanmoins assez classique, mais avec des rebondissements bien sentis. Avec cette société remplies de méchants, cela permet de bien introduire l’équipe et de manière efficace.

Malheureusement, pendant toute la lecture du tome, je n’ai pu m’empêcher de n’y voir qu’une immense introduction à la future Trinity War. Cette JLA ou LJA en français a du mal à subsister par elle-même. Elle est sans cesse liée à la Justice League. Geoff Johns l’empêche d’avoir une existante propre, de s’émanciper de son « grand frère » Le plus drôle dans tout ça, c’est que la Justice League n’intervient que très peu. Mais on sent son poids sur ce récit.
Pourtant, je trouve que cette équipe a du potentiel, mais il va falloir que ses scénaristes la fasse voler de ses propres ailes.

Et vous qu’avez-vous pensez de ce JLA ? Trouvez-vous bien d’avoir mis les épisodes de la JLA, dans la série Justice League ?

3 commentaires »

  1. Dionysos89 19/09/2014 at 14:55 -

    Urban Comics a décidé de faire de cette JLA un JL tome 4, certes à cause des crossovers importants à venir, mais surtout parce que la série JLA en VO s’arrêtait à ce moment-là, donc pas besoin de commencer une nouvelle série sans la possibilité d’aller jusqu’à beaucoup de numéros en librairie.

  2. Kameyoko 22/09/2014 at 10:40 -

    @Dionysos89 : Très honnêtement, je suis de très loin la VO (préférant me concentrer sur la VF). Mais il me semblait que cette JLA comptait un 20aine de numéro.

    Après c’est un choix éditorial que je trouve étrange mais qui se tient selon une certaine logique. Mais du coup c’est juste trompeur sur la marchandise :p

  3. Dionysos89 22/09/2014 at 19:04 -

    Oui, en gros. Et l’annonce de l’annulation de la série arrivant au moment de la publication VF, Urban Comics a pris les devants et l’a « réduit » (mais ce n’est pas négatif ici) à l’incorporer à la série principale.

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