. Justice League – tome 2 : l'Odyssée du Mal | Fant'asie
Kameyoko 29/03/2013 1
  • Scénario
  • Graphisme

Justice League - tome 2

Justice League – tome 2 : l’Odyssée du Mal de Goeff Johns, Jim Lee, Ivan Reis, Gene Ha, Kenneth Rocafort…

La tête de gondole du relaunch !

Une des bonnes surprises du Relaunch DC fut la série Justice League. C’était peut-être une des plus attendue au tournant. Mais le duo Geoff Johns et Jim Lee avait répondu présent avec un Justice League – tome 1 très convaincant dans son genre (c’est à dire spectaculaire, divertissant et coloré).

Qu’en est-il de ce deuxième opus ?

Ce comic contient les épisodes US #7 à #12 avec en plus le Justice League #0.

Justice League – tome 2 : l’Odyssée du Mal est édité par Urban Comics et est disponible à la vente depuis le 01 février 2013.

Résumé de Justice League 2 chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

Les plus grands héros de la Terre se sont constitués en une équipe redoutable… pour ses propres membres ! Alors que les dissensions entre les équipiers deviennent de plus en plus visibles, un mystérieux ennemi va porter un coup fatal à cet équilibre fragile.

« La Ligue de Justice : Des Dieux parmi Nous ? »

Après un premier opus très convaincant, fer de lance du relaunch DC, ce tome 2, intitulé l’Odyssée du mal était pas mal attendu.
La Justice League composée de Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern, Flash, Aquaman et Cyborg revient avec un opus un peu moins spectaculaire mais un peu plus intimiste.

D’emblée, Geoff Johns surprend on ne poursuivant pas sur la même ligne temporelle que le tome 1. Ici, les évènements se passent 5 ans après la création de la Justice League. Entre temps, elle a pu asseoir sa notoriété et faire pleinement partie du monde. Cela permet de voir l’importance qu’elle a pu prendre et les sentiments de la population et des gouvernements à son égard.

Pendant cet intervalle, même si la composition est la même, quelques petits changements ont eu lieu. Batman est devenu officiellement le chef. Steve Trevor est devenu l’agent de liaison entre cette équipe de justiciers aux super-pouvoirs et l’Etat. Il a également eu une aventure avec la farouche Wonder Woman.
Nous entrevoyons également Green Arrow qui cherche à intégrer cette équipe, malgré les refus réguliers de la Justice League. D’ailleurs, on sent que le scénariste s’amuse de ce personnage et ses tentatives d’intégration. Il instaure une sorte de running gag avec un Green Arrow un peu décalé.

Même si la Justice League semble avoir été placée sur un piédestal, cet opus va nous montrer que ce dernier est bien branlant. Geoff Johns a choisi de se focaliser sur les problèmes et faiblesses internes de cette formations super-héroïque. Et pour cela, il fait appel à un méchant capable de maîtriser les peurs et donc d’accentuer les fissures internes.
De fait l’aspect spectaculaire, très orienté action est moins présent ici, puisqu’on s’interroge plus sur la Justice League elle-même. Mais rassurez vous, il y aura quand même de l’action e des affrontements titanesques.

Cependant, pour être très honnête, ce nouveau méchant ne casse pas trois pattes à un canard. Il sort d’un peu nul part, à des motivations un peu obscures ou un peu faibles et ne jouit pas d’un grand charisme.
Mais on sent que ce qui intéresse le scénariste n’est pas le méchant en lui-même, mais plutôt ce qu’il va mettre en lumière : les faiblesses de chacun et de la Justice League en tant que groupe et institution.
Les dissensions vont s’accentuer, les querelles intra-groupe, et les problèmes d’égo vont refaire surface.
Même si ce principe a déjà été abordé plus ou moins frontalement comme dans Identity Crisis ou encore La Tour de Babel, ça reste un gage de bonne lecture. Surtout quand ici le scénario est maîtrisé et efficace. Il allie grand spectacle, moments plus intimistes, dynamiques de groupe et quelques légères touches d’humour. Surtout que l’histoire monte en puissance au fur et à mesure de l’intrigue.

Mais à titre personnel, je regrette un manque de développement des faiblesses de chaque membre, mais aussi des interactions entre eux. Sans aller à un Identity Crisis bis, il y avait moyen de proposer plus d’interactions et d’interrogations entre les membres. J’ai trouvé que cet aspect là aurait pu être renforcé, avec plus de conflits, de suspicions… A la place nous avons un gros affrontement, certes titanesque, mais trop « bourrin ». Un coté plus psychologique aurait été pas mal. En résulte des personnages qui manquent un peu de profondeur.

A tel point que c’est presque Steve Trevor qui s’en sort le mieux et qui est le plus développé. Et je dois bien avouer qu’il est plutôt bien traité. Sa relation avec Diana est intéressante, de même que son rôle d’agent de liaison et son statut de « point faible » de la Justice League.

Pour moi le gros point noir du titre réside dans la multiplication des artistes. Non pas qu’ils soient mauvais, mais j’aime quand il y a une certaine continuité. Mais malheureusement le style de Jim Lee, ne lui permet pas de faire tous les numéros. Pour palier cela, DC Comics a fait appel à des artistes aussi variés que Ivan Reis, Gene Ha, Kenneth Rocafort, Ethan van Sciver, Carlos d’Anda ou encore Gary Frank.
Globalement, toutes les planches sont réussies, dynamiques, avec un vrai sens du spectacle comme on peut l’attendre pour ce genre de titre. Même si Jim Lee est peut-être un poil moins en forme que pour le tome 1, j’adore son style. Certes, il est très poseur, très cinématographique, mais que c’est beau et efficace !

Pour conclure, ce Justice League – tome 2 : l’Odyssée du Mal de Geoff Johns, Jim Lee…est toujours un très bon moment de lecture. Justice League continue d’être le digne représentant du relaunch New 52. Peut-être un peu moins clinquant et spectaculaire que son prédécesseur, cette interrogation sur le bien fondé de la Ligue de Justice, avec une mise en exergue des dissensions internes, est intéressante, et permet de mettre en avant la notion d’équipe et non pas seulement une somme d’individualités. Tout n’est pas parfait puisque le méchant manque de charisme et d’intérêt. Il y a également un manque de travail sur la dynamique de groupe et les interactions entre personnages.
Mais ce comic Justice League continue d’être un très bon moment de lecture mainstream, épique, spectaculaire mais loin d’être idiot et basique. Surtout que graphiquement c’est bien mis en valeur. Si vous avez aimé le premier, vous apprécierez sans doute cette suite, même si elle est légèrement moins bonne.

J’ai vraiment hâte de lire la suite !

Et vous qu’avez-vous pensé de ce deuxième volet de la Justice League ?

Un commentaire »

  1. Akira 09/04/2013 at 15:42 -

    J’écris un article sur les comics aujourd’hui et je tombe par hasard sur ton blog qui en recèle 😀 ! Je vais me laisser tenter par ce petit comics, ayant terminé X-men vs Avengers, il va me falloir quelque chose en remplacement de cette série la 🙂 !

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