. [Jeux Video] Fable III sur Xbox 360 | Fant'asie
Kameyoko 21/12/2010 0

Fable III sur Xbox360

[Jeux Video] Fable III sur Xbox 360

Reprendre le trône d’Albion

Fable est une série créée par Peter Molyneux qui a fait les beaux jours de la Xbox vu que c’est une exclusivité de la console de Microsoft.

Fable III sort à peine 2 ans après le deuxième opus alors qu’il avait fallu 4 ans entre le 1er et le 2ème. On peut alors se poser la question de savoir si le 3ème opus va révolutionner la série ou juste une simple suite se basant sur des principes déjà éculés.

Dans cette 3ème aventure, nous n’allons pas incarner un orphelin de Bowerstone (comme dans le 2) mais incarner un Prince. Ce qui change déjà forcément.

Fable III a été développé par Lionhead et est sorti le 29 octobre 2010 en France.

Résumé Fable III sur Xbox 360

Vous commencez en incarnant soit le frère soit la sœur du roi d’Albion. Ce dernier, Logan se comporte comme un véritable tyran. Par divers évènements, vous serez obligé de quitter le château, accompagné de votre serviteur personnel et de votre maître d’arme.

Afin de fomenter une rébellion, vous allez devoir trouver des alliés de poids. Pour cela il vous faudra convaincre les chefs de foyers de rébellion de rallier votre cause. Bien sûr il vous faudra les aider en retour et leur faire des promesses.

Une fois la rébellion en marche, la seconde partie du jeu se focalise plus sur la gestion du royaume, la tenue des promesses et la préparation à un péril plus grand.

Gameplay

Le gameplay va encore en se simplifiant en préférant l’action et le bourrinage au coté RPG. Ainsi les combats se résument à trois sortes de coups : l’attaque au corps à corps (avec un marteau ou une épée), de la magie (peu de sorte de magies différentes), l’attaque à distance (avec un fusil ou un pistolet).

Lors des combats, l’aspect stratégique est un peu laissé de coté. Seul le bourrinage compte. Et en étant un tant soi peu malin, on privilégiera la magie aux autres armes. De fait l’utilisation de ces 3 options est bien distinctes, et l’intérêt d’alterner ou de faire des combos est assez limité.

Pour les attaques au corps à corps, on va pouvoir débloquer des combos, mais ça reste assez basique. Par contre, il y a des animations différentes pour achever adversaire qui sont assez classes et cassent une certaine monotonie dans l’action.

De même, il n’y a pas de jauge de vie, de magie ou même de munition. On perd ainsi la gestion des ressources disponibles sur le moment. Ce qui fait que le niveau de difficulté est facile. Sans compter que la durée de vie n’est pas énorme. J’ai du mettre même pas une quinzaine d’heure pour finir le jeu.

L’évolution du personnage passera par la récupération de sceaux de guilde permettant d’ouvrir des coffres qui débloqueront des upgrades. Par contre, il n’y a pas d’arbre d’évolution. L’aspect RPG est donc assez limité puisqu’on peut quasiment accéder à toutes les upgrades. Il n’y a pas cette possibilité de se spécialiser en magie ou au combat. Dommage.

Le jeu offre la possibilité d’accéder à de nombreuses quêtes et surtout d’interagir avec ces « gueux » qui seront votre peuple plus tard. Ainsi on peut développer de nombreuses relations, effectuer un certain nombre de missions plus ou moins intéressantes (et souvent pas forcément très palpitantes).

L’interaction reste dans la veine des autres opus. On peut communiquer à base de poignée de main, de danse, de rots, de poses ridicules ou en faisant le poulet. Oui, ce n’est pas crédible et oui c’est rébarbatif. Franchement, je n’aime pas trop ses phases (mais c’était le cas avant).

La gestion de l’inventaire est une des grosses nouveautés via le Sanctuaire. Fini les menus pas toujours clairs. A tout moment, vous pouvez accéder à un lieu vous permettant plein de choses : changer de vêtements, d’armes, de types de magie, d’accessoires. Vous pouvez consulter une map, vous dévoilant les quêtes possibles et permettant de voyager simplement et plein d’autres choses.

C’est une bonne trouvailles sympathique et qui s’avère bien pratique.

Graphisme

Fable III partage son moteur avec Fable II, avec quelques améliorations. Mais cela ne suffit pas pour un graphisme irréprochable. Certes c’est joli, mais je n’ai pas trouvé ça exceptionnel. Les personnages manque parfois de finesse. par contre les fonds sont assez jolis et les différents univers ressortent bien.

La force du titre réside dans la combinaison de fantasie, d’ère industrielle presque victorienne et de tyrannie. En résulte une atmosphère plus sombre et plus adulte. J’ai apprécié cette « dramatisation » du monde. L’univers gagne en profondeur et en immersion.

Les phases d’action sont bien fluides. Au final, il y a peu de ralentissements ou de bugs.

Les personnages, même si certains manque de finesse dans la pixelisation, ils bénéficient (du moins les personnages à qui on parle) d’un bon charadesign.

Scénario

Le héros du jeu est le frère ou la sœur du roi tyrannique. Son objectif est de renverser son frère. Pour cela, dans une première partie du jeu, vous allez devoir trouver des alliés et les persuader de rejoindre votre cause.

Cette partie là n’est pas des plus originales, mais elle a le mérite de voyager, de mieux comprendre le monde d’Albion et voir en quoi Logan a fait du mal à son pays.

Pour persuader les rebelles d’épouser votre cause, vous allez devoir réaliser des quêtes variées, certaines délirantes, d’autres épiques et d’autres moins passionnantes.

Une fois que vous aurez composé votre état major, vous attaquerez le château du roi. Et là la déception l’emporte. Cette bataille est assez mal amenée, n’est pas épique pour un sou et est d’une facilité déconcertante.

La seule originalité de cette première phase est le monde industriel et surtout le fait de débuter avec une haute personnalité du royaume (contrairement au 2 par exemple). Mise à part ça, c’est assez classique, linéaire et prévisible.

La seconde partie de l’aventure est plus surprenante dans la mesure où on se frotte aux joies de la gestion d’un royaume et ses choix difficiles. Ce parti pris est assez original. On a plus l’habitude de se contenter d’accéder au trône et puis basta.

Là il va falloir gérer le quotidien mais surtout préparer une terrible menace prévue dans un an. Et pour ça, il faudra des sous et donc trouver le moyen d’en gagner tout en respectant ses engagements et en ne se mettant pas la population à dos. Il va donc falloir faire les bons choix pour concilier le bien être de ses habitants et la menace à venir. Un équilibre pas forcément facile à trouver.

Le point qui est souvent associé à Fable c’est la gestion du bien et du mal, qui influe sur la destinée du personnage. Ce point là m’a plus choqué dans cet opus. On en est au 3ème volet et on a toujours une approche super manichéenne du bien et du mal. C’est soit je te libère, soit je te tue. Il n’y a pas de milieu comme l’emprisonnement, la torture, l’esclavage, la liberté conditionnelle…

Je regrette un peu cette simplicité. Certains passages mériteraient de ne pas être soit blanc, soit noir.

Au-delà de la quête principale, il y a plein de missions annexes. Parmi celles-ci, il y a vraiment de très bons passages comme le passage où le héros se trouve projeté dans un JdR. Mais j’ai quand même trouvé certaines missions assez rébarbatives et au final je me suis plus concentré sur l’intrigue principale.

Conclusion

J’avoue avoir été assez déçu par ce jeu. Il est bien mais excellent comme je m’y attendais. On se retrouve plus avec un Fable 2.5 qu’à un Fable 3, que se soit graphiquement ou au niveau du gameplay.

Au niveau du Gameplay, je n’ai pas aimé la simplification des phases de combats, ni l’aspect limité du coté RPG.

Alors certes c’est un jeu agréable, j’ai pris du plaisir à déambuler dans Albion, à accomplir la quête principale, mais la difficulté du soft est trop facile et la durée de vie trop courte.

Néanmoins, il faut reconnaitre qu’il y a beaucoup de choses à faire, beaucoup de possibilités et certains passages sont très appréciables. Son ambiance d’ère industrielle sous le joug d’une tyrannie rendent le jeu plus sombre et donc plus captivant. Il faut aussi saluer la très bonne idée de confronter le souverain à la gestion de son royaume tout en ayant un objectif à atteindre.

Cependant, je ne peux pas m’empêcher d »être déçu. J’en attendais plus.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Trouvez-vous aussi que le gameplay s’est trop simplifié?

Laisser un commentaire »