. [Japan Expo 2012] Les éditeurs manga | Fant'asie
Kameyoko 31/07/2012 2
[Japan Expo 2012] Les éditeurs manga

Japan Expo 2012 – Focus sur les éditeurs manga

Un évènement incontournable pour eux

La Japan Expo, version 2012 s’est déroulée, comme à son habitude, au Parc des Expositions de Villepinte du 5 au 8 juillet 2012. Cet évènement est la Mecque de tous les otakus et « the place to be » pour tout amateur de loisirs japonais. On retrouve tout ce qui touche à la culture nippone : jeux vidéo, arts martiaux, mode, musique, jeux, anim’… et bien évidemment, le manga, moteur de cette convention.

De ce fait, la Japan Expo, est un évènement incontournable pour les éditeurs manga. L’occasion pour eux de vendre directement leur production, mais aussi faire de la communication, de l’évènementiel et de l’image de marque. Chacun tentant de marquer les esprits et d’être présent selon ses moyens.

Il est d’ailleurs marrant de constater que les stands de chacun reflète finalement assez bien les positionnements de ces acteurs incontournables de la chaîne du manga.

Voici donc un bref compte-rendu de ces stands.

Les poids lourds de la Japan Expo

Dans cette catégorie, on retrouve les stands des plus gros éditeurs du marché, mais aussi des éditeurs les plus agressifs en terme de communication.

Kazé Manga

Comme à son habitude, Kazé Manga a sorti l’artillerie lourde. C’est l’éditeur qui propose le plus de séries « commerciales », souvent issues du Jump. Sur un stand multi-activité avec la division Kazé, Wasabi et Kazé Manga, il prend une grosse place, est très bien situé et imposant. Leurs titres sont bien mis en avant, et on sent la grosse machine commerciale derrière. Une mécanique de vente et d’exposition que l’on devine bien huilée.
A noter que cette année, l’éditeur des Toriko, Blue Exorcist ou encore Kuroko’s Basket et autre Beelzebub avait un autre espace dédié shônen avec un bus aux couleurs de ses grosses licences shônens et des petites activités, comme un petit panier de basket, un machine de force (où il faut mettre un coup de poing pour mesurer la force). Un endroit sympathique, bien réalisé et très visuel. Un espace remarqué. Il y avait aussi le shôjô café, plus intimiste, reservé à la lecture, et plus particulièrement de shôjô.

Glénat Manga

Glénat impose son statut de mastodonte du manga par son classique stand, toujours aussi imposant et visible, situé dans un passage archi emprunté. Même si cet espace est quasiment exclusivement reservé à la vente, tous les contours extérieurs mettent en avant les titres de leur catalogue comme Dream Team, Btooom !, Bleach,… mais aussi l’incontournable One Piece.
Il n’y a pas eu de véritables surprises, mais ça reste de l’imposant et de l’efficace.

Kana

Kana propose un gros stand, bien placé et visible. Evidemment, on ne passe pas à coté du phénomène Naruto, mais ils ont mis en avant quelques unes de leurs nouveautés comme Red Raven ou I am a Hero, par une animation particulière. Pour le premier, c’était via une sorte de laser game sympathique. Quant au second, l’idée était de maquiller les volontaires en zombies. J’ai beaucoup aimé cette dernière activité, réalisée par des étudiants en maquillage (dont du maquillage pour cinéma, théâtre…). C’est une très bonne idée, et le résultat très souvent spectaculaire.

Sur une base identique à l’année dernière, et assez tournée vers la vente, Kana parvient à innover grace à des petits « corners » dédiés à certains titres.

Ki-oon

Ki-oon n’est pas un des leaders de l’édition de manga. Mais c’est peut-être l’éditeur le plus agressif en terme de communication et marketing. Il sait mettre en avant ses titres. C’est pourquoi je l’ai mis dans cette catégorie.
L’éditeur avait un principal espace dédié à la vente pure et dure, avec une belle signalitique bien visible, notamment les fameux sacs et une grosse sorte de banderole. En plus leur stand est magnifiquement placé.
Mais ce qui fait la spécificité de cet éditeur réside dans des espaces un peu plus annexes mais dédiés à un titre en particulier. Ainsi, il y a un espace The Arms Peddler, avec un pan de mur décoré, des visuels, une vidéo de présentation… L’autre titre mis en avant était Prophecy, avec la venue de Tetsuya Tsutsui, avec un espace dédicace mais surtout une petite retropsective de ses oeuvres au travers d’une exposition des personnages de ces mangas. Cela fait toujours son petit effet !

Les Outsiders

Tonkam

Tonkam, cette année, a fait un belle effort sur un stand qui paraissait plus fourni que l’année dernière. Je l’ai également trouvé plus « beau ». L’accent était mis sur Free Fight, du fait de la présence de son auteur Tetsuya Saruwatari. Il y a avait même un ring à l’effigie du manga. Ce qui est plutôt logique, mais bien pensé ! Le stand était également pas mal placé.

Kurokawa

Kurokawa avait un stand plus sobre que d’autres, très axé vente. Son emplacement n’était pas forcément très passant. De même que la signalétique était plutôt discrète. Les titres mis en avant était Secret Service, Maison de Ayakashi et Resident Evil Marhawa.

Pika

Pika a fait une Japan Expo très basique. Leur stand, était dédié à la vente sans réelle mise en avant ou signalétique. Je reste déçu par le peu d’implication et d’envie qui se dégage de ce stand, qui plus est sombre.

Sakka

Pas forcément bien passé, l’éditeur a essayé de se faire remarquer avec une sorte de grand kakemono Thermae Romae. Il proposait également de se « déguiser » en romain s’apprêtant à se rendre aux thermes. Pour le reste le stand était assez épuré en structure, mais aéré.

Soleil Manga

Soleil Manga proposait un stand assez classique mais efficace avec des affiches mettant en avant certains de leur titres. L’emplacement était situé au milieu des Tonkam, Delcourt

Delcourt

Delcourt a la particularité de mettre aussi en avant, un tout petit peu, ses comics. D’où une illsutration sur le son mur extérieur de Walking Dead.
Pour le reste, c’est un stand classique, dédié à la vente. Delcourt fait parti de ces éditeurs qui sont présents pour vendre et histoire de dire qu’ils étaient là, mais sans mettre trop de moyens et d’innovations dedans.

Doki Doki

Doki Doki avait un petit stand, dans un endroit moins exposé que certains de ces concurrents. A défaut de gros moyens, Doki-doki a privilégié la simplicité et l’interactivité en proposant de rencontrer certains traducteurs. Mais pour le reste c’était plutôt simple, sans prétention.

Taifu Comics

Taifu, malgré son positionnement de niche et particulier (hentai, yuri, yaoi entre autres) a opté pour un emplacement de premier choix et un stand orienté vente avec quelques petites mises en avant et un corner, un peu reculé, pour les hentais.

Panini Manga

Panini a la particularité d’être un acteur incontournable du comics. De par cette dialité comic/ manga, on retrouve l’éditeur d’orginie italienne sur le chemin Japan Expo vers Comic Con, avec un stand mettant en avant ces deux pans du neuvième art. Un stand bizarrement situé donc, très axé vente, sans réelles surprises.

Voici pour un très (trop) bref compte rendu des stands des différents éditeurs manga. Désolé de ne pas avoir plus détaillé chaque stand mais, en faisant ainsi il me faudrait autant d’articles spécifiques qu’il y a d’éditeurs. Et je ne suis pas sûr que ça soit très intéressant.

Il n’y aura pas ce type de compte-rendu pour la partie Comic Con. Hormis le stand Panini, les autres gros acteurs étaient aux abonnées absents.
Le grand absent a bien sûr été Urban Comics, qui, je pense, aurait dû y être de par sa nouvelle arrivée dans ce marché, et parce que c’était une édition très DC Comics.
Pour Glénat Comics, Soleil Comics et Delcourt, la partie comic était intégrée à leur stand manga, un peu à l’écart (et encore j’ai un doute pour Glénat). En ce qui concerne les Milady Graphics, Emmanuel Proust et donc Urban Comics, pas de traces !

Une présence des éditeurs comics à la hauteur de la place du comic dans la Comic Con : réduite au strict minimum.

 

Et vous quel stand vous a impressionné ? Et celui qui vous a déçu ?

2 commentaires »

  1. Cynthia 31/07/2012 at 11:35 -

    Le stand Kaze était incontournable, en grande partie parce que sa division « Kzplay » distribuait des boissons et des bonbons gratuitement.
    Je suis toujours impressionnée par les stands de Ki-Oon, qui sort à chaque fois le grand jeu et rivalise avec les plus gros.
    J’ai fait un arrêt au stand de Doki-Doki pour acheter Ethnicity 01. Il n’y avait presque personne devant le stand, ce qui tranchait avec les autres.
    C’est aussi l’occasion d’échanger quelques mots avec les éditeurs et leurs équipes et tous sont de bonnes volonté pour répondre aux questions.
    Les éditeurs sont les piliers de la JE.

  2. Kameyoko 04/08/2012 at 23:25 -

    @Cynthia : Je n’ai même pas vu pour Kzplay. En même temps, c’est Kazé Manga qui m’intéresse, moins les autres divisions.

    Pour Ki-oon c’est cohérent avec leur stratégie commerciale et de com. C’est eux les plus inventifs et ils n’hésitent pas à y mettre du budget ponctuellement. Je regrette juste un stand un poil trop dédié à la vente. Trop séparé du reste de leur « expos ».

    Pour Doki-doki, j’ai vu ça. C’est un petit éditeur mais avec quelques bonnes séries. Mais trfop discret et mal placé pour attirer les foules, je penses.

    Clair, que la JE sans éditeur, ça ne serait plus la même chose. Mais la réciproque est vrai. Cet évènement est un super support pour leur communication et se montrer. C’est pas pour rien, qu’ils s’arrachent les bonnes places et sont tous présents.

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